Bal des fi­nis­sants : les consé­quences de conduire avec les fa­cul­tés af­fai­blies

Courrier Laval - - LA UNE - SYL­VAIN LA­MARRE syl­vain.la­marre@tc.tc

PRÉ­VEN­TION. À l’ap­proche de leur bal des fi­nis­sants, 1997 élèves de 8 écoles se­con­daires de La­val ont as­sis­té à la con­fé­rence in­te­rac­tive «Le pou­voir de tout chan­ger», afin de les sen­si­bi­li­ser à la conduite avec les fa­cul­tés af­fai­blies.

Grâce à la col­la­bo­ra­tion du Ser­vice de po­lice de La­val et de la So­cié­té de l’as­su­rance au­to­mo­bile du Qué­bec (SAAQ), la Com­mis­sion sco­laire de La­val (CSDL) a pro­po­sé cette ac­ti­vi­té aux élèves des éta­blis­se­ments sui­vants : Georges-Va­nier, École d’édu­ca­tion in­ter­na­tio­nale de La­val, Ho­ri­zon Jeu­nesse, Centre de qua­li­fi­ca­tion pro­fes­sion­nelle et d’en­tre­pre­neu­riat de La­val et Leblanc.

Julie Tas­sé, agente de dé­ve­lop­pe­ment en promotion et pré­ven­tion à la CSDL, et les po­li­ciers, Julie Bou­lay et Maxime Rheault, se sont ser­vis des do­cu­ments de la SAAQ pour mettre le pro­jet sur pied. Ils étaient ap­puyés par 16 po­li­ciers.

CONSÉ­QUENCES

Cette con­fé­rence de 75 mi­nutes avait pour ob­jec­tif de sen­si­bi­li­ser et conscien­ti­ser les fi­nis­sants aux consé­quences as­so­ciées à la vi­tesse, à ne pas por­ter la cein­ture, aux tex­tos et sur­tout aux dan­gers de l’al­cool et de la drogue au vo­lant.

« Le dé­pôt du pro­jet de loi fé­dé­ral sur la lé­ga­li­sa­tion de la ma­ri­jua­na ra­mène dans l’ac­tua­li­té la pro­blé­ma­tique de la conduite avec les fa­cul­tés af­fai­blies par les stu­pé­fiants chez les jeunes », sou­ligne l’agent Maxime Rheault.

La con­fé­rence était di­vi­sée en trois seg­ments, soit un jeu-ques­tion­naire « Sa­voir conduire vs sa­voir se conduire», le vi­sion­ne­ment du film de la SAAQ Le pou­voir de tout chan­ger d’une du­rée de 18 mi­nutes, et, en­fin, un jeu-ques­tion­naire du Ser­vice de po­lice de La­val. Les élèves sont in­vi­tés à faire des choix éclai­rés lors­qu’ils prennent la route.

COURT MÉ­TRAGE RÉA­LISTE

« Le court mé­trage dé­ve­lop­pé par la SAAQ colle à la réa­li­té. Ça se passe dans un par­ty de jeunes. On pou­vait en­tendre une mouche vo­ler lors de la pro­jec­tion », en­chaîne l’agent Rheault.

Afin de rendre l’exer­cice plus convi­vial, les po­li­ciers in­vitent six jeunes sur la scène. Ils ré­pondent aux ques­tions et cer­tains mettent des lu­nettes Fa­tal Vi­sion qui brouillent la vue comme si on avait les fa­cul­tés af­fai­blies. « On les fait mar­cher sur une ligne, etc. C’est le cô­té hu­mo­ris­tique avant de par­ler des conseils et consé­quences », ex­plique l’agent Rheault.

TROP D’AC­CI­DENTS POUR LES JEUNES

En 2014, les sta­tis­tiques re­cueillies par la SAAQ dé­mon­traient que 10 % des ti­tu­laires de per­mis de conduire sont des jeunes conduc­teurs âgés de 16 à 24 ans et qu’ils sont im­pli­qués dans 20 % des ac­ci­dents de la route avec bles­sures cor­po­relles.

« La CSDL es­père par cette ac­ti­vi­té di­mi­nuer ces sta­tis­tiques sur le ter­ri­toire la­val­lois », sou­ligne le porte-pa­role de la CSDL, Jean-Pierre Ar­cham­bault.

BILLETS CO­OL TAXI

En pré­vi­sion des bals de fi­nis­sants et s’ins­cri­vant dans l’ac­ti­vi­té de pré­ven­tion « Le pou­voir de tout chan­ger», le ser­vice édu­ca­tif a fait l’achat de billets de Co­ol Taxi. On sait que le cou­pon Co­ol Taxi peut être uti­li­sé comme de l’ar­gent comp­tant pour payer une course en taxi. On le re­met au chauf­feur en guise de paie­ment.

«Chaque école ayant un ni­veau de cin­quième se­con­daire re­ce­vra quatre billets de Co­ol Taxi d’une va­leur de 10 $ cha­cun », pré­cise M. Ar­cham­bault.

PACTE POUR LA VIE ET TROUSSE DE SUR­VIE

Les agents in­vitent tous les élèves des écoles concer­nées à par­ti­ci­per à son con­cours Sur­vis à ton après-bal pour ga­gner une trousse de sur­vie, du 12 au 16 juin.

D’autre part, les po­li­ciers in­vitent les pa­rents et leurs en­fants à si­gner le Pacte pour la vie, une ini­tia­tive de la SAAQ. Ceux-ci se­ront in­vi­tés à dis­cu­ter avec leurs pa­rents et amis, afin que leur choix de re­tour à la mai­son soit connu.

« Les jeunes doivent par­ler à leurs pa­rents et ne pas hé­si­ter à les ap­pe­ler, peu im­porte l’heure, s’ils ont consom­mé de l’al­cool, in­siste M. Rheault. Que ce soit le pa­rent qui doive se faire ré­veiller en pleine nuit pour al­ler cher­cher son en­fant ou prendre des Co­ol Taxi, toutes les idées sont bonnes pour ne pas prendre le vo­lant en état d’ébrié­té. Étant don­né que les confé­rences ont pris fin le 28 avril, c’est une fa­çon de se re­mé­mo­rer les dif­fé­rents conseils. »

TO­LÉ­RANCE ZÉ­RO

En­fin, Jean-Pierre Ar­cham­bault a in­sis­té pour dire que l’al­cool n’était pas to­lé­ré au bal des fi­nis­sants des dif­fé­rentes écoles se­con­daires du ter­ri­toire. « Ce qui se passe après le bal n’est pas de notre contrôle. Ce n’est pas de notre ju­ri­dic­tion », ter­mine-t-il.

(Pho­to gra­cieu­se­té – )

L’ap­proche du bal des fi­nis­sants et la lé­ga­li­sa­tion à ve­nir du can­na­bis ré­créa­tif sont l’oc­ca­sion pour sen­si­bi­li­ser les jeunes à la conduite avec les fa­cul­tés af­fai­blies.

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