Deux ré­fu­giés re­donnent au sui­vant

Courrier Laval - - LA UNE -

Ho­wei­da Tan­nous et Na­sh­wan Kas­sis font par­tie des ré­fu­giés sy­riens ar­ri­vés à La­val il y a 18 mois.

Ils étaient pré­sents à la confé­rence de presse et ont te­nu à re­mer­cier le Ca­na­da, le Qué­bec et La­val. Ils ont pu consta­ter la grande gé­né­ro­si­té des Qué­bé­cois.

Ils consi­dèrent s’être très bien in­té­grés à la com­mu­nau­té la­val­loise et ont été agréa­ble­ment sur­pris de l’ac­cueil cha­leu­reux des Qué­bé­cois. Les prin­ci­paux dé­fis de l’in­té­gra­tion pour les nou­veaux ar­ri­vants étaient la bar­rière de la langue et trou­ver un em­ploi.

DES FLEURS POUR LA­NA

Ho­wei­da et Na­sh­wan ont lan­cé des fleurs à la res­pon­sable des bé­né­voles au Re­lais, La­na Ka­na An. « Elle a été d’un très grand sup­port, pré­cise Na­sh­wan. J’ai dû suivre quelques for­ma­tions, car on ne re­con­nais­sait pas mon di­plôme et je vou­lais tra­vailler dans le même do­maine. »

Il était dé­chi­ré entre se trou­ver un em­ploi et ap­prendre le fran­çais. In­gé­nieur ci­vil en Sy­rie, il ne pou­vait pas pra­ti­quer son mé­tier au Qué­bec et a donc dé­ci­dé de par­faire ses connais­sances.

M. Kas­sis at­tend d’ailleurs avec im­pa­tience la note de son exa­men de l’Ordre des in­gé­nieurs du Qué­bec. « J’ai dé­jà re­çu mon cer­ti­fi­cat en san­té et sé­cu­ri­té du tra­vail ain­si qu’en ins­pec­tion des bâ­ti­ments », ra­conte-t-il fiè­re­ment.

« En Sy­rie, on uti­lise beau­coup le bé­ton dans les construc­tions alors qu’au Qué­bec, on pré­fère le bois. C’est dif­fé­rent. »

Na­sh­wan est ar­ri­vé au pays avec son épouse et leurs deux en­fants le 29 dé­cembre 2015.

« J’ai dû ap­prendre une nou­velle langue. Ce fut très dif­fi­cile, dit ce­lui qui parle arabe et an­glais. Je suis très heu­reux d’être ici, loin des bom­bar­de­ments. »

MO­MENTS DIF­FI­CILES

Ho­wei­da Tan­nous est ar­ri­vée le 1er jan­vier 2016 à La­val avec son époux et 3 en­fants (20 ans, 16 ans et 14 ans). « Ce fut dif­fi­cile au dé­but, sur­tout pour la langue. De plus, mon ma­ri a été hos­pi­ta­li­sé. Et que dire de la tem­pé­ra­ture. »

Mme Tan­nous a pu comp­ter sur le sup­port et ré­con­fort de La­na. Elle ne croyait pas en re­ce­voir au­tant de ses nou­veaux conci­toyens. « Ça va mieux, dit-elle avec émo­tion. Je parle main­te­nant le fran­çais. Je me suis ins­crite dans un cours de gar­de­rie et je fais du bé­né­vo­lat. »

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