Conduite des aî­nés: une tour­née de sen­si­bi­li­sa­tion s’est ar­rê­tée à La­val

Courrier Laval - - LA UNE - SYLVAIN LAMARRE sylvain.lamarre@tc.tc

SÉ­CU­RI­TÉ ROU­TIÈRE. La tour­née «La bonne conduite n’a pas d’âge» a fait deux ar­rêts sur l’île, le mois der­nier, aux ré­si­dences pour aî­nés Les Jar­dins de Re­noir et Les ré­si­dences So­leil Ma­noir La­val.

Cette tour­née pour sen­si­bi­li­ser et édu­quer les per­sonnes âgées est or­ga­ni­sée par la Fon­da­tion CAA-Qué­bec dans 20 ré­si­dences du Qué­bec du­rant le mois d’oc­tobre.

«Les aî­nés sont de plus en plus nom­breux sur les routes du Qué­bec et à La­val. La Fon­da­tion CAA-Qué­bec sou­haite les ai­der à de­meu­rer au vo­lant le plus long­temps pos­sible, et ce­la en toute sé­cu­ri­té», sou­ligne Da­niel Fortier, co­or­don­na­teur en sé­cu­ri­té rou­tière à CAA-Qué­bec.

Une qua­ran­taine d’aî­nés ont pris part à trois ate­liers. Ils pu tes­ter leurs ré­flexes avec le Si­mu­la­teur de conduite; adop­ter une po­si­tion de conduite er­go­no­mique et ajus­ter les ré­tro­vi­seurs afin de bien cou­vrir les angles morts.

«Quand on dit que la bonne conduite n’a pas d’âge, ça si­gni­fie que les conduc­teurs peuvent gar­der leur per­mis jus­qu’à un âge vé­né­rable, et ce, sans pro­blème, tant qu’ils ont les ca­pa­ci­tés phy­siques et cog­ni­tives de le faire», ex­plique M. Fortier.

«Cette tour­née est unique, ajoute-t-il. On est les seuls à l’of­frir. Elle com­prend une confé­rence pen­dant la­quelle on leur donne des trucs sur la fa­çon de se com­por­ter au vo­lant, les bonnes ha­bi­tudes de conduite, la sé­cu­ri­té rou­tière, les signes à sur­veiller et sur la vie après le per­mis, etc.»

La Fon­da­tion rap­pelle aus­si que cer­taines ca­pa­ci­tés né­ces­saires pour conduire com­mencent à fai­blir et que des risques peuvent ap­pa­raître dès l’âge de 45 ans. «Tout le monde doit ac­cro­cher ses clés un jour, mais le plus tard pos­sible se­rait l’idéal pour l’au­to­no­mie de ces per­sonnes», pour­suit Da­niel Fortier.

STATISTIQUES IN­QUIÉ­TANTES

Les aî­nés au vo­lant sont da­van­tage im­pli­qués dans des ac­ci­dents que les plus jeunes au­to­mo­bi­listes et cette ten­dance est à la hausse. Les statistiques du bi­lan rou­tier de la So­cié­té d’as­su­rance au­to­mo­bile du Qué­bec (SAAQ) sont claires: le nombre d’ac­ci­dents chez les 55 ans et plus est en hausse. Ce groupe re­pré­sen­tait 45 % des dé­cès sur nos routes l’an der­nier.

Pour la Fon­da­tion, il est im­por­tant de faire di­mi­nuer les statistiques, d’au­tant que d’ici 10 ans, plus de 1,5 mil­lion d’aî­nés se­ront sur les routes du Qué­bec.

En 2016, le Qué­bec a connu l’un de ses meilleurs bi­lans rou­tiers, mais contrai­re­ment aux autres groupes d’âge, le bi­lan des vic­times (morts et bles­sés) se dé­té­riore chez les aî­nés. C’est le cas aus­si à La­val qui a connu, en 2016, une aug­men­ta­tion de 10 % du nombre de vic­times de la route chez les 65 ans et plus, par rap­port à la moyenne des 5 der­nières an­nées.

«Plus on vieillit, plus nos ca­pa­ci­tés di­mi­nuent der­rière un vo­lant», ter­mine Da­niel Fortier.

(Pho­to 2M.Me­dia – Ma­rio Beau­re­gard)

Des aî­nés la­val­lois ont par­ti­ci­pé à la tour­née de la Fon­da­tion CAA-Qué­bec qui était de pas­sage sur l’île ré­cem­ment.

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