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Courrier Laval - - LA UNE -

Le mi­li­taire a éga­le­ment sou­li­gné la pla­ni­fi­ca­tion plus dé­taillée de Chi­heb Es­se­ghier qui pré­voyait com­mettre un at­ten­tat dans un train de Via Rail, en 2013, ain­si que du groupe des «18 de To­ron­to» ayant pour plan l’at­taque du par­le­ment ca­na­dien et d’autres ins­ti­tu­tions.

«Nous as­sis­te­rons bien­tôt au re­tour de 60 des 200 jeunes par­tis com­battre pour Dasch, a conti­nué Gas­ton Cô­té. Sans comp­ter l’ac­cueil d’un mil­lion d’im­mi­grants sur trois ans. Tout ça, dans un contexte où les ac­tions ter­ro­ristes sont de moins en moins coû­teuses. Il suf­fit de louer une ca­mion­nette pour 29,95$ !»

La connais­sance de ré­seaux de re­cel, les dan­gers po­ten­tiels de pays ac­cueillant des groupes ter­ro­ristes et l’im­por­tance d’avoir un plan quand on se rend dans ces ter­ri­toires ter­mi­naient cette pre­mière pré­sen­ta­tion.

CYBERCRIMINALITÉ

Pour sa part, Ber­trand Mi­lot, pre­mier di­rec­teur en ser­vices-conseils en risque de la firme Rich­ter, a in­sis­té sur la me­nace om­ni­pré­sente des cri­mi­nels du Web pour qui chaque ci­toyen est une porte à ou­vrir pour en vé­ri­fier la va­leur.

«Ce sont des or­ga­ni­sa­tions cri­mi­nelles tra­di­tion­nelles qui font mon­ter les gains vers le haut avec des moyens tech­no­lo­giques avan­cés», d’af­fir­mer Ber­trand Mi­lot, avant d’em­prun­ter trois cartes pro­fes­sion­nelles dans la salle et faire une dé­mons­tra­tion des ca­pa­ci­tés du dark web quand quel­qu’un de mal in­ten­tion­né dé­sire no­tam­ment se pro­cu­rer des mots de passe pri­vés ou une carte de cré­dit ai­sé­ment du­pli­quée.

Après avoir ex­po­sé la mine d’or de ren­sei­gne­ments que re­pré­sente Fa­ce­book pour un cy­ber­cri­mi­nel, le confé­ren­cier a mon­tré que les prin­ci­pales vic­times des pi­rates de­meu­raient les sec­teurs de la san­té (25 %), fi­nance (14 %), édu­ca­tion (13 %), com­merce de dé­tail (12 %) et du gou­ver­ne­ment (10 %).

Éga­le­ment, M. Mi­lot a te­nu à y al­ler de ses sept conseils prin­ci­paux de cy­be­rhy­giène: mot de passe dy­na­mique re­nou­ve­lé chaque an­née, mise à jour et pro­tec­tion obli­ga­toire de tout ce qui est «in­tel­li­gent», com­prendre le concept de APTS (me­nace per­sis­tante avan­cée dont l’an­cêtre in­for­ma­tique sont les vi­rus), ne pas prendre à la lé­gère le cy­ber­crime or­ga­ni­sé.

– Di­dier Au­brais, pré­sident du Groupe DA

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