Une cra­vate ou la mort

Délire - - NEWS -

Un homme marche seul dans le dé­sert; son cha­meau s’est en­fui avec l’eau et la nour­ri­ture. Au bout d’un mo­ment, il voit un mar­chand. Il s’ap­proche de lui et dit: — De l’eau, s’il vous plaît de l’eau! Le mar­chand: — Dé­so­lé, moi je n’ai pas d’eau, je ne vends que des cra­vates! Alors l’homme re­prend sa route. Il est de plus en plus fa­ti­gué et le so­leil brille haut dans le ciel. Quelques heures plus tard, l’homme voit un deuxième mar­chand. Mort de soif, il s’avance vers lui à ge­noux. Il lui dit: — De l’eau... s’il... vous... plaît! Le deuxième mar­chand: — Ah non, dé­so­lé, moi je ne vends que des cra­vates! Alors l’homme re­prend sa route. Une de­mi-heure plus tard, il tombe sur un troi­sième mar­chand. L’homme s’avance avec dif­fi­cul­té en ram­pant et dit à bout de souffle: — De l’eau... je... vous... en sup­plie... de l’eau! Le troi­sième mar­chand: — Ah, dé­so­lé mon bon mon­sieur, moi je ne vends que des cra­vates. Mais un peu plus loin, dans cette di­rec­tion, il y a un bis­tro. L’homme: — Mer­ci... Mer­ci beau­coup!!! Alors l’homme se met à mar­cher en di­rec­tion du bis­tro. Cinq mi­nutes plus tard, il le voit en­fin. Il com­mence à cou­rir. Il ar­rive fi­na­le­ment à l’en­trée du bar et de­mande: — De l’eau, s’il vous plaît de l’eau! Le ser­veur: — Ah, dé­so­lé mon­sieur, mais ici on ne sert que ceux qui ont une cra­vate.

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