Illu­sion d’op­tique en blanc géo­mé­trique

Decorhomme - - Architecture -

Le mor­cel­le­ment des vo­lumes, le re­cul du corps prin­ci­pal tout comme l’angle d’im­plan­ta­tion de la mai­son sug­gèrent une pers­pec­tive sin­gu­lière et une vo­lu­mé­trie dy­na­mique pré­sen­tant une in­té­gra­tion sen­sible d’une ar­chi­tec­ture contem­po­raine à un quar­tier da­tant des an­nées 50.

S’har­mo­ni­sant tant au ga­ba­rit, aux pro­fils des mai­son­nettes à toit en pente qu’aux co­lo­ris des ha­bi­ta­tions du sec­teur, la de­meure se couvre d’un unique pa­re­ment de bois blanc.

CON­TACT PER­MA­NENT AVEC LE JAR­DIN

Contre­poids à une fa­çade très pri­vée du cô­té rue, la fe­nes­tra­tion abon­dante de l’es­pace de vie si­tué à l’ar­rière de la mai­son offre un fort rap­port avec la na­ture, ain­si que de re­mar­quables points de vue sur un grand jar­din pri­vé, à quelques ki­lo­mètres seule­ment de la ville.

La flui­di­té du plan, la sim­pli­ci­té des lignes, l’om­ni­pré­sence du blanc et la jus­tesse d’as­sem­blage des ma­té­riaux cé­lèbrent la force et la vitalité d’une géo­mé­trie simple qui ajoute à l’ef­fet sculp­tu­ral. Le hall d’en­trée, to­ni­fié par un

La ré­si­dence, réa­li­sée pour une jeune fa­mille nou­vel­le­ment ins­tal­lée à Green­field Park, une ban­lieue proche de Mon­tréal, pro­pose une com­po­si­tion sculp­tu­rale qui se dé­ploie en des formes géo­mé­triques simples

es­ca­lier sculp­tu­ral, une bi­blio­thèque et un coin lec­ture, est com­plé­té par un vo­lume cen­tral an­gu­laire se dé­ployant en hau­teur sur plus de 19 pieds. Ce­lui-ci di­rige les cir­cu­la­tions, pré­serve l'es­pace de vie des al­lées et ve­nues, et contri­bue aus­si à dis­si­mu­ler le large pla­card d’en­trée, le garde-man­ger et le ré­fri­gé­ra­teur.

Deux murs com­plè­te­ment vi­trés, to­ta­li­sant 45 pieds de fe­nes­tra­tion du sol au pla­fond, offrent une vue pa­no­ra­mique sur le jar­din ar­rière pro­vo­quant une sen­sa­tion de flui­di­té avec l’ex­té­rieur. En plus du con­tact vi­suel per­ma­nent sur le jar­din fa­mi­lial, les murs-ri­deaux per­mettent d’illu­mi­ner l’es­pace de vie en maxi­mi­sant l’ap­port de lu­mière na­tu­relle.

DEUX TER­RASSES

Une pre­mière ter­rasse, cou­verte, donne sur l’im­mense jar­din ar­rière et un autre, à l’étage, offre un en­so­leille­ment maxi­mal et une privatisation qua­si to­tale.

La ter­rasse du rez-de-chaus­sée, avec sa dalle de bé­ton au même ni­veau que la dalle in­té­rieure, pro­pose un pro­lon­ge­ment na­tu­rel de l’es­pace de vie et contri­bue au dy­na­misme des es­paces ain­si qu’au rap­port di­rect avec le grand jar­din. Le porte-à-faux de l’étage su­pé­rieur per­met d’abri­ter la ma­jeure par­tie de sa sur­face des chauds rayons du so­leil d’été comme de la pluie.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.