ÉPI­LA­TION : JUS­QU’OÙ AL­LER?

Decorhomme - - Sommaire - PAR YAN­NICK LECLERC

Ces der­nières an­nées, la barbe a ten­dance à ga­gner du ter­rain, tan­dis que le reste de la toi­son s'offre chez beau­coup d'hommes un éla­gage ré­gu­lier. L'épi­la­tion du dos — voire celle de l'aine — est de­ve­nue fré­quente, se­lon une éton­nante étude Gi­lette, me­née à la fin 2014. Pré­pa­rez-vous psy­cho­lo­gi­que­ment à la dou­leur in­fli­gée par la bande de cire chaude, la chasse au poil est lan­cée.

SUR LE VI­SAGE ET DANS LE COU

Si la pi­lo­si­té fa­ciale est de plus en plus ac­cep­tée et même ap­pré­ciée par la gent fé­mi­nine, il n'en est rien pour les tiges qui sur­gissent d'autres zones de votre vi­sage.

À la pince à épi­ler, et quelle que soit la souf­france oc­ca­sion­née, vous de­vrez re­ti­rer un à un les poils qui tentent la ré­con­ci­lia­tion de vos deux sour­cils. Dans un élan es­thé­tique, ne vous amu­sez pas à conti­nuer l'épi­la­tion dans le but de re­dé­fi­nir la ligne de votre sour­cil ou ajou­ter votre touche per­son­nelle, le ren­du doit être le plus na­tu­rel pos­sible.

Pas­sez à la cire — l'aide d'une tierce per­sonne est re­com­man­dée — pour éli­mi­ner les poils qui dé­passent de vos na­rines et de l'in­té­rieur de vos oreilles de­puis que vous avez aban­don­né le ter­rain en état de friche.

SUR LE CORPS

Vrai­sem­bla­ble­ment -et d'après le son­dage Gi­lette-, la par­tie de votre corps dont vous de­vriez consi­dé­rer l'épi­la­tion en pre­mier est votre dos. Vous ne voyez peut-être pas ce ta­pis ir­ré­gu­lier de poils longs et noirs, mais ce n'est mal­heu­reu­se­ment pas le cas de votre com­pagne , dont le re­fus est ca­té­go­rique lorsque vous lui de­man­dez un mas­sage. Il fau­dra donc à tout prix s'en af­fran­chir. Pour ce­la, n'hé­si­tez pas à vous rendre en ins­ti­tut; nom­breux sont ceux à pro­po­ser des for­mules pour homme. L'épi­la­tion masculine n'est plus ta­boue, vous n'avez pas be­soin de fran­chir la porte de l'éta­blis­se­ment ca­gou­lé. Faites d'une pierre deux coups et de­man­dez à la per­sonne qui s'oc­cupe de votre cas de vous re­ti­rer les poils qui au­raient pous­sé sur épaules et tri­ceps.

Le sort ré­ser­vé aux poils de votre torse est net­te­ment moins ra­di­cal. Son éven­tuelle épi­la­tion dé­pend plu­tôt de votre propre en­vie et de celle de votre par­te­naire. La sup­pres­sion com­plète des poils de votre poi­trine et de votre cein­ture ab­do­mi­nale à la cire né­ces­si­te­ra tou­te­fois un en­tre­tien très ré­gu­lier. L'étude Gillette pré­cise que 40 % des femmes aiment un ventre glabre. Un bon moyen de cou­per la poire en deux peut être un coup de ton­deuse sur l'en­semble du torse afin de conser­ver une lon­gueur de poil de quelques mil­li­mètres.

Le temps où la vi­ri­li­té se jau­geait à la quan­ti­té de poils pré­sents sur l'en­semble de votre corps est plu­tôt très loin­tain. En 2015, l'épi­la­tion n'est plus ta­bou, mais gare tou­te­fois à ne pas trop en faire. Jus­qu'où de­vriez-vous al­ler ? On fait le point.

Même constat pour les ais­selles, qu'un ra­sage de près pour­rait trop sen­si­bi­li­ser et rendre dou­lou­reuses. No­tez tout de même que se sé­pa­rer des poils ayant élu do­mi­cile au creux de cette ca­vi­té hu­mide per­met de ré­duire de 57 % les éven­tuelles odeurs.

SOUS LA CEIN­TURE

Le su­jet de­vient plus sen­sible lors­qu'il s'agit de s'at­ta­quer ou non aux poils si­tués au-des­sous de la cein­ture. Par sou­ci de confort ou d'hy­giène, les hommes sont de plus en plus nom­breux à cé­der à l'éla­gage des par­ties in­times. Se­lon l'étude Gillette, 38 % des son­dés se dé­bar­ras­se­raient des poils de l'aine.

Si l'épi­la­tion com­plète des poils pu­biens s'avère très hy­gié­nique, elle n'est pas for­cé­ment re­quise. Vous pou­vez tou­te­fois ré­gu­liè­re­ment pen­ser à ra­fraî­chir la zone à l'aide d'une ton­deuse. Une fois de plus, ce­la mé­rite concer­ta­tion avec la per­sonne qui par­tage votre vie.

Les ins­ti­tuts de beau­té ac­cueillant une clien­tèle masculine offrent aus­si sou­vent la pos­si­bi­li­té à ces mes­sieurs de res­sor­tir avec la fesse lisse. Pour­quoi pas, à condi­tion que vos jambes ne soient pas trop poi­lues, afin d'évi­ter un trop fort contraste.

Cy­cliste ou na­geur, l'épi­la­tion de vos jambes est très sou­vent conseillée, voire in­dis­pen­sable. Pour les autres, pous­ser la co­quet­te­rie aus­si loin n'est peut-être pas obli­ga­toire. Ce qui l'est en re­vanche: li­qui­der les poils qui ont un peu trop pris leurs aises sur le bout de vos or­teils.

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