Un es­pace sain et lu­mi­neux

Decorhomme - - Rénovation -

Le pro­jet que nous vous pré­sen­tons ici est une aven­ture de longue ha­leine aux ré­sul­tats spec­ta­cu­laires.

Le couple de pro­prié­taires de l’en­droit nous avait man­da­té pour exé­cu­ter une trans­for­ma­tion com­plète de ce sous-sol ja­mais ré­no­vé, où une vague odeur de moi­sis­sure et d’hu­mi­di­té pla­nait. Nous avons donc dé­ployé notre équipe pour cinq mois de tra­vail mé­ti­cu­leux, à com­men­cer par le ‘désha­billage’ de la char­pente de tous ses re­vê­te­ments.

C’est là que nous avons pu tou­cher au coeur du pro­blème, les in­fil­tra­tions d’eau. Une fois la source as­sé­chée, nous avons pu nous at­tar­der à la re­cons­truc­tion et au re­mo­de­lage. Le ré­sul­tat fi­nal fut à la hau­teur de nos at­tentes et de celles des ha­bi­tants.

Les lieux as­sai­nis furent dé­co­rés avec soin par notre de­si­gner Ma­rie-Ève Bros­sard qui s’est ali­gnée sur les be­soins et les per­son­na­li­tés com­plé­men­taires des oc­cu­pants. Elle a su créer cette oa­sis de lu­mière, ins­pi­rée des touches de cou­leurs, que l’on re­trouve sur les toiles de notre cliente qui est ar­tiste. Voi­ci donc le ré­cit de cette en­tre­prise ti­ta­nesque.

D’en­trée de jeu, il fal­lait voir en face le pro­blème im­por­tant de ce sous-sol qui avait be­soin d’amour. Comme nous n’avons ja­mais peur d’al­ler au fond des choses, nous avons in­ves­ti­gué. L’hu­mi­di­té et la moi­sis­sure se fai­saient sen­tir et nous sa­vions qu’il était pos­sible d’en ve­nir à bout avec ri­gueur et achar­ne­ment. Une pre­mière étape de dé­mo­li­tion fut exé­cu­tée sans hé­si­ta­tion pour nous per­mettre d’at­teindre le sque­lette en re­ti­rant tous les re­vê­te­ments. Nous avons en­suite pro­cé­dé à l’étan­chéi­fi­ca­tion de la struc­ture. Le pro­blème d’in­fil­tra­tion d’eau s’est mon­tré à nous par un soir d’orage, alors que la gout­tière du voi­sin s’est mise à ruis­se­ler jus­qu’à nou nous. Cet heu­reux ha­sard nous a per­mis de ci­bler pré­ci­sé­ment le fond du prob pro­blème et de col­ma­ter la brèche. Nous avons fi­na­li­sé le tra­vail par de l’uré­tha­nel’urét gi­clé sur une mem­brane plas­tique sur tout le pé­ri­mètre des murs ex­té­rie ex­té­rieurs du sous-sol. Vint en­sui­ten it l la re­cons­truc­tionnt ti n d des m murs et t plan­cherslnh sur cette fon­da­tion en­tiè­re­ment net­toyée et propre.

COM­MENT VAINCRE LA MOI­SIS­SURE

La ques­tion de la moi­sis­sure et de l’hu­mi­di­té peut être ré­glée avec des mé­thodes simples. Il s’agit sim­ple­ment d’af­fa­mer la moi­sis­sure en la pri­vant d’air et de nour­ri­ture (os­sa­ture de bois hu­mide, pa­pier, sa­le­tés, etc.). Dans le cas pré­sent, l’étan­chéi­fi­ca­tion était la clé. Pour les murs du pé­ri­mètre, la char­pente de bois a été rem­pla­cée par une os­sa­ture de mé­tal. Le gypse que nous avons sé­lec­tion­né est spé­cia­le­ment conçu pour contrer la moi­sis­sure. Il s’agit évi­dem­ment d’un dé­fi tech­nique qui re­lève presque du tra­vail du dé­tec­tive puis­qu’il faut éga­le­ment trou­ver le point d’en­trée de l’hu­mi­di­té. Il ne faut donc pas se dé­cou­ra­ger, rien n’est ja­mais per­du, même dans les cas d’hu­mi­di­té mar­quée, comme c’était le cas ici. Nos mé­thodes dra­co­niennes et strictes nous ont per­mis d’as­su­rer un es­pace sain à nos clients.

Au ni­veau du sol, nous avons dé­nu­dé la struc­ture du plan­cher et creu­sé en dif­fé­rents en­droits pour uni­for­mi­ser la sur­face en re­ti­rant les bosses de bé­ton. Nous avons éga­le­ment creu­sé pour re­ti­rer une an­cienne dalle d’as­phalte cou­lée de ma­nière ar­ti­sa­nale. La salle des ma­chines, de­ve­nue la salle de la­vage, nous a of­fert la sur­prise d’un pla­fond iso­lé à l’amiante. Plu­tôt que de dé­con­ta­mi­ner, nous avons choi­si de l’en­cap­su­ler, une tech­nique qui,

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.