DE FONC­TION­NEL À INS­PI­RANT : RÉ­NO­VA­TIONS DES­CHÊNES

Decorhomme - - SOMMAIRE - PAR SÉ­BAS­TIEN DES­CHÊNES RENOVATION DESCHENES RENOVATION-DESCHENES.COM FA­CE­BOOK • FA­CE­BOOK.COM/RENOVATION.DESCHENES TWIT­TER • @RENODESCHENES # PINTEREST • PINTEREST.COM/RENODESCHENES YOU­TUBE • YOU­TUBE.COM/USER/RENOVATIONDESCHENES

La plu­part des tra­vaux de ré­no­va­tion que nous ef­fec­tuons trans­forment lit­té­rale lit­té­ra­le­ment les lieux que nous in­ves­tis­sons avec notre équipe. Ce­pen­dant, le pro­jet que nous vous pré­sen­tons au­jourd’hui est pro­ba­ble­ment l’une des trans­for­ma­tions les plus ra­di­cales (et les plus réus­sies) que nous avons ac­com­plies.

Nos clients, un couple de pro­fes­sion­nels, amou­reux de voyages en Asie et au Ti­bet, dé­si­raient voir s’in­car­ner l’am­biance zen et apai­sante de leurs voyages dans leur in­té­rieur. De pou­voir vivre dans ces lieux toute l’an­née te­nait du rêve. Ils étaient éga­le­ment por­tés par un dé­sir pro­fond de voir s’in­car­ner leur phi­lo­so­phie dans leur de­meure et d’en faire un es­pace sym­bole d’au­then­ti­ci­té et d’éveil. Ici, l’uni­vers zen ici que l’on cher­chait à créer se de­vait d’être vrai. Ce n’était ni une gym­nas­tique ni une tech­nique de bien-être su­per­fi­cielle. Nos clients avaient choi­si de s’en­ga­ger dans cette voie afin de vivre plei­ne­ment, corps et es­prit, dans une phi­lo­so­phie où l’on prend soin de soi comme de son pro­chain. Toute notre équipe s’est ain­si lan­cée corps et âme dans ce pro­jet, pour faire de leur rêve une réa­li­té. C’est dé­fi­ni­ti­ve­ment un bel exemple de notre ex­per­tise en ce qui a trait aux réa­li­sa­tions mi­ni­ma­listes dont le ré­sul­tat fi­nal dé­pend en grande par­tie d’une ges­tion et d’une exé­cu­tion im­pec­cable.

Avec ce pro­jet co­los­sal, nous nous sommes donc re­trou­vés dans un vaste ap­par­te­ment de la rive-sud de Mon­tréal, si­tué dans un im­meuble bien si­tué, ad­ja­cent à l’hô­pi­tal Charles-Le­moyne. L’ap­par­te­ment est très fonc­tion­nel, propre, mais aus­si très da­té. Il n’y avait pas d’autre so­lu­tion que d’en­tre­prendre un re­mo­de­lage com­plet. Tout était à re­faire. Heu­reu­se­ment, les clients par­ve­naient à ima­gi­ner cet es­pace zen et sty­lé tant dé­si­ré, mal­gré les pla­fonds de cré­pi, les ar­moires de mé­la­mines et deux salles de bain désuètes mu­nies de bain-douche de plas­tique. Le plus beau dans tout ça? Nous aus­si, on le vi­sua­li­sait par­fai­te­ment bien. Au­tant que les pro­prié­taires, nous re­con­nais­sions le po­ten­tiel de cet en­vi­ron­ne­ment,

nous les avons donc ac­com­pa-gnés avec plai­sir dans ce pro­jet de trans­for­ma­tion.

Les dé­fis à re­le­ver te­naient au­tant de la lo­gis­tique que des contraintes liées à l’im­meuble. Struc­ture de bé­ton, dif­fi­cul­té à mon­ter les ma­té­riaux, ho­raires de tra­vail res­treints et plu­sieurs autres pro­blé­ma­tiques s’ajou­taient aux casse-têtes struc­tu­rels. C’est ha­bi­tuel dans le cas d’ap­par­te­ments en co­pro­prié­té, nous avons l’ha­bi­tude et nous sommes pas­sés maîtres de ces puzzles lo­gis­tiques. Le tra­vail à faire dans les salles de bain est très re­pré­sen­ta­tifs que ce que nous avons ac­com­pli dans tout l’ap­par­te­ment. Par exemple, nos clients sou­hai­taient agran­dir la salle de bain de l’in­té­rieur en plus de bé­né­fi­cier d’un bain au­to­por­tant. C’est là que l’un des prin­ci­paux dé­fis tech­niques s’est po­sé puisque le drain ac­tuel ne nous per­met­tait pas d’ins­tal­ler une bai­gnoire au­to­por­tante conven­tion­nelle sans avoir à construire un po­dium. Vu la struc­ture de bé­ton de l’im­meuble, au­cun drain ne pou­vait être re­lo­ca­li­sé. Le plan­cher, éga­le­ment en bé­ton on­du­lait beau­coup et n’était pas au ni­veau, mais ce sont des dé­fis que nous avons su re­le­ver. Il faut dire que les deux salles de bain n’étaient ni ac­cueillantes ni confor­tables, en plus d’être mal éclai­rées. Il faut dire que les salles de bain sont par­mi les pièces de la mai­son qui ont su­bi le plus grand nombre de trans­for­ma­tion dans les der­nières an­nées. De pièce se­con­daire à la fonc­tion uti­li­taire, elles sont de­ve­nues des pièces prin­ci­pales aus­si im­por­tantes que la cui­sine et la chambre à cou­cher. On conçoit main­te­nant qu’il y a là une grande par­tie de notre confort quo­ti­dien. C’est pour­quoi il est fré­quent que nous en­tre­pre­nions des pro­jets de re­mo­de­lages de ces pièces pour nos clients.

Dans le cas pré­sent, c’est une grande douche de cé­ra­mique qui a été fa­bri­quée sur me­sure. La cé­ra­mique mu­rale choi­sie pour son ef­fet lus­tré, re­flète bien la lu­mière et contri­bue à l’im­pres­sion d’ou­ver­ture. En outre, la ro­bi­net­te­rie, le mo­bi­lier et les ac­ces­soires ont été fa­bri­qués sur me­sure et avec soin: c’était la clé pour un look zen ti­bé­tain qui, au fi­nal, s’agence très bien avec quelques-uns des meubles qu’ils ont rap­por­té ou qui sont ins­pi­rés de leurs voyages. Les quelques tra­cés de mo­saïques viennent ajoutent de la pro­fon­deur et donnent une touche de luxe. À la cui­sine comme dans les salles de bain, tout a été re­fait: ar­moires, su­perbe comp­toir de co­rian, car- re­lage etc. Le sol a été ni­ve­lé et re­fait en en­tier et, par­tout, le pla­fond de cré­pis a été re­cou­vert de gypse et des re­tom­bées en planches de bois ont été fa­bri­quées sur me­sure par notre équipe de me­nui­siers d’ex­pé­rience. Au sol nous avons ins­tal­lés un plan­cher de bois franc de 7,5 po. de large. Nous avons uti­li­sé les mêmes planches lors de la fa­bri­ca­tion des re­tom­bées de pla­fonds

La concep­tion de tout le pro­jet a été réa­li­sée par notre de­si­gner pré­fé­ré et re­pré­sen­tait un autre dé­fi par son ca­rac­tère unique et rem­pli de re­cherche. Le de­si­gn re­cher­ché de­vait évi­dem­ment rap­pe­ler les aven­tures ti­bé­taines des pro­prié­taires. Lors d’une réa­li­sa­tion qui re­pose sur peu d’élé­ments, cha­cun d’eux se doit alors d’être im­pec­ca­ble­ment choi­si et l’exé­cu­tion ne to­lère éga­le­ment au­cun écart. Les meubles la­va­bo sus­pen­dus per­mettent au re­gard de cou­rir sur le plan­cher de cé­ra­mique à mo­tif dé­cons­truit al­ter­né, re­cher­ché dans les formes, mais dis­cret dans ses teintes. Le mi­roir a été construit sur place pour cou­ron­ner le comp­toir mou­lé et nous l’avons ré­troé­clai­ré grâce à une bande lu­mi­neuse au DEL. Par­lant DEL, un tra­vail de re­cherche et d’exé­cu­tion par­ti­cu­lier a été réa­li­sé. Des bandes DEL sont dis­si­mu­lés der­rière cha­cune des re­tom­bées, faux cadres et dé­tails ar­chi­tec­tu­raux.

On se re­trouve ain­si avec un ré­sul­tat fi­nal spec­ta­cu­laire qui com­bine tous les élé­ments ty­piques des in­té­rieurs ti­bé­tains. Abon­dance de lu­mière et par­cours vi­suels ai­sés et apai­sant, ponc­tué de touches de cou­leurs dé­cou­pées par des mo­tifs sub­ti­le­ment exu­bé­rants. Alors qu’au­pa­ra­vant, les ma­té­riaux sur­an­nés sem­blaient or­di­naires et sans sa­veurs, l’ap­par­te­ment est main­te­nant ha­bi­té par des ma­tières nobles, des lignes pures et des teintes riches. Pour nos clients, ce sont leurs sou­ve­nirs de voyage qui peuplent main­te­nant leur de­meure, de la salle de bain à la chambre à cou­cher. Nous sommes très fiers qu’ils nous aient choi­sis pour réa­li­ser leur pro­jet, ce n’est sû­re­ment pas étran­ger au fait que j’adhère en­tiè­re­ment à leur phi­lo­so­phie.

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