PER­CHÉ DANS LES HAU­TEURS DES LAU­REN­TIDES

Si­tué dans la cam­pagne mon­ta­gneuse des Lau­ren­tides, cet ajout mo­derne n’est pas le ga­rage ty­pique. Aux abords du pai­sible lac Deau­ville, ce vo­lume aux lignes très franches se dé­marque par­mi les mon­tagnes ver­doyantes.

Decorhomme - - Sommaire - PAR KARL MAYER

Re­pre­nant la vo­lu­mé­trie de la grange ty­pique, un vaste ajout contem­po­rain se trans­forme en une oeuvre ar­chi­tec­tu­rale qui se pro­jette au­des­sus des falaises du lac. Ce ga­rage contem­po­rain, se trans­forme en un ate­lier d’ar­tiste sus­pen­du qui couvre plus de 5000 pi2 et abrite deux ga­rages su­per­po­sés, un ate­lier, une grande pièce de créa­tion et une mez­za­nine.

L’Ate­lier flotte sur une fo­rêt de co­lonnes in­cli­nées. Connec­té à la ré­si­dence prin­ci­pale par une pas­se­relle aé­rienne, l’ate­lier se dé­fi­nit comme un puis­sant es­pace de ré­flexion et de créa­tion. Sa structure, en­tiè­re­ment libre, re­pose sur un jeu de co­lonnes in­cli­nées qui la sus­pend et qui évoque la fo­rêt.

Trans­per­cé de lu­mière sur ses flancs, l’Ate­lier s’oriente vers le nord et la vue du lac. Ce vo­lume, très spa­cieux, mais in­time, ac­com­mode de grands for­mats de toiles. Le jeu mi­ni­ma­liste des sur­faces et la ri­gueur des ali­gne­ments mettent les oeuvres en scène et sou­tiennent la concen­tra­tion de l’ar­tiste.

La mez­za­nine offre une sur­face de dé­tente et de jeu de hau­teur ver­ti­gi­neux sous un grand pla­fond in­in­ter­rom­pu. Un vo­lume en son centre abrite une salle de bain et une pe­tite mez­za­nine en­core plus haute pour en­fant.

Sur cette pla­te­forme aé­rienne, vé­ri­table tun­nel lu­mi­neux, le plan­cher de bé­ton po­li ré­flé­chit la lu­mière, re­flète les vues et aug­mente la sen­sa­tion de ver­tige. On y ac­cède par un es­ca­lier ou­vert qui agit comme élé­ment connec­teur entre la pas­se­relle et la mez­za­nine. Consti­tué d’une sé­rie de grandes plaques d’acier brut, il re­pré­sente le geste de l’ar­tiste es­quis­sant ses pre­miers coups de pin­ceau sur le ca­ne­vas.

L’ate­lier se pré­sente sous un vo­lume simple re­vê­tu d’un bois gris pré-vieilli. Ses murs, très épais, re­prennent les stan­dards de la Pas­siv­haus. À une autre échelle, des dé­tails so­phis­ti­qués furent éla­bo­rés afin de ven­ti­ler la construc­tion entre les murs et le toit et afin de dis­si­mu­ler en­tiè­re­ment la porte de ga­rage tout en ré­pon­dant au cli­mat ri­gou­reux du Qué­bec.

L’Ate­lier de la Fa­laise est un lieu d’ex­pres­sion où l’ar­chi­tec­ture nous plonge dans la contem­pla­tion de la na­ture et dans l’ins­pi­ra­tion créa­trice. MU Ar­chi­tec­ture spé­cia­lise dans l’ar­chi­tec­ture et le de­si­gn contem­po­rain et compte à son ac­tif des pro­jets com­mer­ciaux, du mul­ti-lo­ge­ments et de nom­breuses ré­si­dences. Le dé­sir de MU ar­chi­tec­ture de conce­voir des es­paces sen­sibles se traduit par la na­ture concep­tuelle de ses pro­jets, de son at­ten­tion ma­ni­feste pour le dé­tail et de la qua­li­té de l’exé­cu­tion. Les atouts ca­rac­té­ris­tiques de la firme sont ba­sés sur l’ha­bi­le­té à gé­rer et à adapter une va­rié­té de si­tua­tions et de de­mandes, sur l’im­por­tance ac­cor­dés à la phase de concep­tion, sur le de­si­gn d’in­no­va­tion et l’ap­pli­ca­tion de nou­velles tech­no­lo­gies, sur l’ar­chi­tec­ture verte et sur une grande com­mu­ni­ca­tion avec le client. Con­si­dé­rant sa pas­sion du tra­vail, ses ta­lents de concep­tion ar­chi­tec­tu­rale, ses ex­pé­riences de voyage, MU Ar­chi­tec­ture se nour­rit de nou­veaux dé­fis et met tout le temps et les ef­forts pour at­teindre le suc­cès.

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