ADIEU, JAMBES LOURDES

L’ÉTÉ RIME, POUR VOUS, AVEC JAMBES LOURDES, GONFLÉES ET FATIGUÉES? HEU­REU­SE­MENT, CES SEN­SA­TIONS DÉSAGRÉABLES NE SONT PAS UNE FA­TA­LI­TÉ! LA PREUVE AVEC CES AS­TUCES ET CES SOINS QUI MARCHENT VITE ET BIEN.

ELLE (Québec) - - Sommairejuillet- Août2018 - texte MA­NON CHE­VA­LIER

«Après une jour­née pas­sée de­bout, à la grosse cha­leur, c’est comme si j’avais des bou­lets aux che­villes. J’ai les mol­lets en­flés et ça m’élance jus­qu’à la cuisse», se dé­sole Nathalie. Cette chef cui­si­nière de 36 ans n’est pas la seule à souf­frir du syn­drome des jambes lourdes, une af­fec­tion qui touche une femme sur trois, voire une sur deux, dès la cin­quan­taine. S’il se ma­ni­feste en rai­son de la cha­leur, d’une sta­tion as­sise ou de­bout pro­lon­gée ou d’un sur­poids, ce trouble est le plus gé­né­ra­le­ment lié à des pro­blèmes d’in­suf­fi­sance vei­neuse. «Les veines des jambes ont le man­dat de faire re­mon­ter le sang vers le coeur, en dé­pit de l’ef­fet de pe­san­teur. Or, si leurs pa­rois se di­latent, que ce soit à cause de leurs val­vules ou des muscles des mol­lets qui perdent en to­nus, elles peinent à faire leur tra­vail. Ré­sul­tat: le sang et la lymphe stag­nent dans la par­tie in­fé­rieure des jambes, et des désa­gré­ments s’en­suivent», ex­plique la Dre Élise Ber­nier, qui se spé­cia­lise dans le trai­te­ment des va­rices depuis 30 ans.

LA FAUTE À QUOI?

Les chan­ge­ments hor­mo­naux (pu­ber­té, gros­sesse, prise d’ano­vu­lants, mé­no­pause), la sé­den­ta­ri­té, une ali­men­ta­tion riche en sel et en gras, de même qu’un sur­poids, sou­vent ac­com­pa­gné d’un taux éle­vé de cho­les­té­rol qui fra­gi­lise les vais­seaux san­guins, comptent par­mi les fac­teurs ag­gra­vants des jambes lourdes. Sans ou­blier la gé­né­tique! «L’in­suf­fi­sance vei­neuse est hé­ré­di­taire, af­firme la Dre Ber­nier. En ef­fet, si un de nos pa­rents en souffre ou pré­sente des va­rices, le risque de dé­ve­lop­per ce trouble s’élève à 60 %, voire à 80 % si nos deux pa­rents sont tou­chés.»

QUAND ÇA SE COM­PLIQUE...

Au dé­but, les sen­sa­tions liées aux jambes lourdes sont tem­po­raires. Reste que l’in­suf­fi­sance vei­neuse est une ma­la­die évo­lu­tive: elle peut de­ve­nir ch­ro­nique, et par­fois en­gen­drer des com­pli­ca­tions, telles une phlé­bite, une throm­bose, voire une em­bo­lie pul­mo­naire, si elle n’est pas trai­tée à temps. Quand faut- il consul­ter? «Dès que nos symp­tômes s’ag­gravent ou nuisent à notre qua­li­té de vie, on n’hé­site pas à en par­ler à un mé­de­cin de fa­mille ou à un phlé­bo­logue afin d’ob­te­nir le bon diag­nos­tic et des so­lu­tions à nos maux... qui ne de­vraient, en au­cun cas, être pris à la lé­gère», conclut l’om­ni­pra­ti­cienne.

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