Pas de catastrophe en vue sur les mar­chés

Finance et Investissement - - LA UNE - PAR ANNE GAIGNAIRE

que les amé­ri­cains élisent Hilla­ry Clin­ton ou Do­nald Trump aux élec­tions pré­si­den­tielles du 8 no­vembre pro­chain, les consé­quences sur les mar­chés fi­nan­ciers pour­raient être moins im­por­tantes qu’on pour­rait le croire.

Au pire, ce­la pour­rait pro­vo­quer une cer­taine ner­vo­si­té pen­dant quelque temps après les élec­tions, mais à long terme, tout ren­tre­ra dans l’ordre, croient les ex­perts in­ter­ro­gés par Fi­nance et In­ves­tis­se­ment.

Bien sûr, les deux can­di­dats ont adop­té cer­taines prises de po­si­tion ra­di­cales sur des en­jeux éco­no­miques ma­jeurs comme le libre-échange.

« Ce­pen­dant, alors qu’au Ca­na­da, le pre­mier mi­nistre peut prendre beau­coup de dé­ci­sions seul, aux États-Unis, la marge de ma­noeuvre des pré­si­dents est étroite : la plu­part du temps, ils doivent pas­ser par le Congrès », fait va­loir Pas­cal Du­quette, di­rec­teur de la Fon­da­tion de HEC Mon­tréal, qui a me­né des ac­ti­vi­tés pen­dant de nom­breuses an­nées dans l’in­dus­trie du pla­ce­ment au Qué­bec.

Si bien que « les deux can­di­dats ont fait cer­taines pro­po­si­tions qui pa­raissent très ir­réa­listes », sou­ligne Ra­fael Ja­cob, cher­cheur as­so­cié à la Chaire Raoul-Dan­du­rand en études stra­té­giques et di­plo­ma­tiques de l’Uni­ver­si­té du Qué­bec à Mon­tréal.

Ra­fael Ja­cob fait no­tam­ment ré­fé­rence aux 275 G$ US d’in­ves­tis­se­ment dans les in­fra­struc­tures pro­mis par la can­di­date dé­mo­crate Hilla­ry Clin­ton. « Ça fait six ans que Ba­rack Oba­ma es­saie de faire la même chose, mais il se casse le nez au Congrès », af­firme Ra­fael Ja­cob. Il

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