Tech­no­lo­gie

Finance et Investissement - - NOUVELLES - The Eco­no­mist Fi­nan­cial Times Fi­nan­cial Times. fin­tech The Eco­no­mist). The Eco­no­mist cial Times. Fi­nanThe Eco­no­mist, Fi­nan­cial Times.

( http:// econ. st/19no1mJ). Ces ins­tal­la­tions re­groupent quelque 6 000 or­di­na­teurs qui su­per­visent l’ac­tif de plus de 170 ins­ti­tu­tions fi­nan­cières, dont des fonds de pen­sion comme CalPERS et des banques comme la Deutsche Bank.

UN SYS­TÈME NER­VEUX CEN­TRAL

Alad­din, le sys­tème de ges­tion et d’ana­lyse de risque mis au point par les in­for­ma­ti­ciens de Bla­ckRock, est au coeur de ce centre gi­gan­tesque. Alad­din consti­tue ain­si « le sys­tème ner­veux cen­tral » du géant, rap­porte un ar­ticle du ( http://on.ft.com/2bsyM2p).

« L’en­tre­prise compte plus de 1 000 dé­ve­lop­peurs, et le pro­gramme, plus de 25mil­lions de lignes de code », in­dique Mar­cia Mof­fat, chef de la di­rec­tion de Bla­ckRock Ca­na­da.

À par­tir d’une im­por­tante base de don­nées, les uti­li­sa­teurs d’Alad­din – au pre­mier chef, les ges­tion­naires de Bla­ckRock – peuvent pro­duire un nombre in­cal­cu­lable de si­mu­la­tions et de

tests pour éva­luer la so­li­di­té de leurs por­te­feuilles.

Par exemple, un ges­tion­naire peut étu­dier comment son por­te­feuille ré­sis­te­rait à des condi­tions de mar­ché cou­rantes ou à des condi­tions ex­cep­tion­nelles sem­blables à celles qui pré­va­laient du­rant la crise fi­nan­cière de 2007-2009. Ou en­core, il peut voir dans le dé­tail si ses ca­té­go­ries d’ac­tif sont trop for­te­ment cor­ré­lées.

« Bla­ckRock a tou­jours été mue par la tech­no­lo­gie, af­firme Mar­cia Mof­fat. Ce­la fait par­tie de notre ADN. »

En ef­fet, dès la créa­tion de l’en­tre­prise en 1988 dans un pe­tit bu­reau de Man­hat­tan, un ser­veur de Sun Mi­cro­sys­tems oeu­vrait à l’éta­blis­se­ment des prix d’obl igat ions hy­po­thé­caires ados­sées à des ac­tifs, rap­pelle le

PAS DE FNB SANS TECH­NO

De­puis, le por­te­feuille tech­no­lo­gique de Bla­ckRock s’est beau­coup di­ver­si­fié.

Il faut comprendre que les fonds né­go­ciés en Bourse ( FNB), dont Bla­ckRock est le plus grand ma­nu­fac­tu­rier au monde, « n’au­raient pas pu voir le jour sans l’in­for­ma­tique », sou­ligne Da­niel Straus, chef de la re­cherche et de la stra­té­gie sur les FNB à la Fi­nan­cière Banque Na­tio­nale. « Une so­cié­té de FNB doit se pen­ser elle-même comme une en­tre­prise de tech­no­lo­gie », ajoute-t-il.

Sans les avan­cées tech­no­lo­giques, il se­rait im­pos­sible de re­le­ver le dé­fi de main­te­nir à jour, en temps réel, les cours des FNB, ex­plique Da­niel Straus.

À l’époque de la créa­tion de TIPS, le pre­mier FNB, par la Bourse de To­ron­to au dé­but des an­nées 1990, les né­go­cia­teurs avaient re­cours à des or­di­na­teurs re­la­ti­ve­ment peu so­phis­ti­qués pour suivre les prix à tout mo­ment.

« Dès leur ap­pa­ri­tion, les FNB étaient très tech­no­lo­giques et re­qué­raient des né­go­cia­teurs rom­pus aux tech­no­lo­gies in­for­ma­tiques, sou­ligne Da­niel Straus. Puis, grâce aux avan­cées en al­go­rithmes, les lo­gi­ciels se sont dé­mo­cra­ti­sés. Au­jourd’hui, le simple in­ves­tis­seur peut uti­li­ser des ou­tils fa­ciles pour né­go­cier. Les FNB sont les ori­gi­nales ! »

Plus ré­cem­ment, Bla­ckRock a mis au point un dé­ri­vé d’Alad­din, le Alad­din Risk for Wealth. Tan­dis que le pre­mier sys­tème s’adresse aux ges­tion­naires de por­te­feuille, ce der­nier-né vise la ges­tion pri­vée de for­tunes per­son­nelles dans les banques, in­dique Mar­cia Mof­fat. Il per­met de construire des por­te­feuilles, d’ef­fec­tuer des mo­dèles d’ana­lyse et, sur­tout, de su­per­vi­ser cen­tra­le­ment tous les por­te­feuilles des clients pour en éva­luer et en ajus­ter le ni­veau de risque.

Ce pro­duit « cible un be­soin de plus en plus im­por­tant à la suite des chan­ge­ments ré­gle­men­taires qui ont lieu par­tout dans le monde, no­tam­ment les nou-

veaux im­pé­ra­tifs fi­du­ciaires qui pres­crivent d’agir dans l’in­té­rêt des clients », sou­ligne la di­ri­geante de Bla­ckRock Ca­na­da.

« De­vant les exi­gences ac­crues en ma­tière de trans­pa­rence, un tel ou­til per­met aux conseillers de mieux mon­trer à leurs clients la va­leur ajou­tée qu’i ls ap­portent », ajoute-t-elle.

DANS L’UNI­VERS DES RO­BOTS

En­fin, der­nier ajout d’im­por­tance au por­te­feuille tech­no­lo­gique, Bla­ckRock a ac­quis en août 2015 Fu­tu­reAd­vi­sor, d’une en­tre­prise de San Fran­cis­co du même nom, un sys­tème de ro­bot-conseiller.

« Si nous l’avions dé­ve­lop­pé nous-mêmes, nous au­rions pris du re­tard dans le mar­ché. Et c’est sans comp­ter qu’il nous man­quait cer­tains types d’in­gé­nieurs en in­for­ma­tique », confie Mar­cia Mof­fat.

Bla­ckRock a com­men­cé à vendre Fu­tu­reAd­vi­sor à des ins­ti­tu­tions fi­nan­cières qui se­ront en me­sure de l’adap­ter et d’y af­fi­cher leur marque de com­merce. RBC Ges­tion de pa­tri­moine aux ÉtatsU­nis est un des pre­miers clients à avoir lan­cé en fé­vrier 2016 un site pi­lote de Fu­tu­reAd­vi­sor.

RISQUE SYS­TÉ­MIQUE ?

En plus de l’ac­tif sous ges­tion de 4 300 G$ US de Bla­ckRock, en date de juillet 2014, la pla­te­forme Alad­din ser­vait à une soixan­taine

d’ins­ti­tu­tions fi­nan­cières du monde qui gèrent des ac­tifs to­ta­li­sant 14 000 G$ US. Au fi­nal, Alad­din sou­tient donc la ges­tion de plus de 8 % des ac­tifs fi­nan­ciers to­taux dans le monde ( qui s’éle­vaient à 225 000 G$ US à la fin de 2013, se­lon

C’est beau­coup d’ar­gent concen­tré en un seul en­droit, jugent et le

Les deux vé­né­rables jour­naux craignent que les ges­tion­naires de por­te­feuille n’en viennent à adop­ter une vi­sion du monde uni­la­té­rale cal­quée sur celle de Bla­ckRock, et qu’ils se lancent dans des « ga­geures uni­la­té­rales » sus­cep­tibles de dés­équi­li­brer les mar­chés fi­nan­ciers.

Les di­ri­geants de Bla­ckRock nient que leur sys­tème puisse en­traî­ner de tels dé­boires, rap­porte puisque chaque client d’Alad­din peut confi­gu­rer le lo­gi­ciel se­lon ses be­soins. Et ces be­soins va­rient consi­dé­ra­ble­ment d’un client à l’autre.

Le lo­gi­ciel est seule­ment un ou­til d’ana­lyse, qui ne re­com­mande nul­le­ment d’ache­ter ou de vendre.

Ce­la est vrai en théo­rie, ré­torque le « Un coup d’oeil à l’his­toire des mar­chés fi­nan­ciers donne lieu à des in­quié­tudes, af­firme-t- on dans l’ar­ticle. Black-Scholes, In­tex, les co­pules gaus­siennes et les mo­dèles de va­leur à risque ( VaR) sont au­tant d’exemples de for­mules et de lo­gi­ciels consi­dé­rés comme des ou­tils de pointe en ges­tion de risque qui se sont avé­rés dan­ge­reux. »

Bla­ckRock a tou­jours été mue par la tech­no­lo­gie. Ce­la fait par­tie de notre ADN. — Mar­cia Mof­fat

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