Au royaume du 0,01 %

Finance et Investissement - - ÉCONOMIE ET RECHERCHE - Fi­nance et In­ves­tis­se­ment. Fi­nan­cial Times Rise of the Ro­bots

bien que le bas­sin de ca­na­diens à va­leur nette éle­vée qui pos­sèdent plus de 1 M$ d’ac­tif à in­ves­tir ne soit pas im­por­tant, un son­dage ré­cent a mon­tré qu’un nombre si­gni­fi­ca­tif d’entre eux ont dé­ci­dé de gé­rer leur propre ac­tif. Pour les conseillers en ser­vices fi­nan­ciers, ce­la in­dique d’ex­cel­lentes pos­si­bi­li­tés d’al­ler cher­cher des clients dans ce mar­ché po­ten­tiel­le­ment lu­cra­tif.

En­vi­ron 4 % des Ca­na­diens son­dés ont un ac­tif à in­ves­tir de plus de 1 M$. La ma­jo­ri­té de ces in­di­vi­dus ( 69 %) ont ti­ré pro­fit du conseil of­fert par des pro­fes­sion­nels, mais plus du quart d’entre eux (26 %) ont fait le choix de gé­rer eux-mêmes leur propre ac­tif.

Ces ré­sul­tats pro­viennent de la dernière ver­sion de l’étude sur la Zone de confort fi­nan­cier, un son­dage pan­ca­na­dien ef­fec­tué au­près des consom­ma­teurs par Cre­do Con­sul­ting Inc. de Mis­sis­sau­ga, en On­ta­rio, en par­te­na­riat avec le Groupe Fi­nance de TC Me­dia, de Mon­tréal, qui pu­blie

Cette plus ré­cente édi­tion du son­dage ana­lyse les ca­rac­té­ris­tiques de l’in­ves­tis­seur qui a presque at­teint la va­leur nette éle­vée et dont l’ac­tif à in­ves­tir se si­tue entre 500 000 $ et 1 M$.

Ces in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée, ou­verts aux re­la­tions avec des pro­fes­sion­nels, re­cherch ent des conseillers en ser­vices fi­nan­ciers ayant une phi­lo­so­phie d’in­ves­tis­se­ment in­no­va­trice, dont l’offre in­tègre des ser­vices tels que la pla­ni­fi­ca­tion fis­cale et la pla­ni­fi­ca­tion tes­ta­men­taire, et qui com­prennent bien la fa­çon de gé­rer toutes les fa­cettes du pa­tri­moine, af­firme To­ny Maio­ri­no, vice- pré­sident et di­rec­teur des ser­vices de pla­ni­fi­ca­tion de pa­tri­moine chez RBC Banque Royale du Ca­na­da, à To­ron­to.

« Dans cette in­dus­trie, nous pen­sons sou­vent le pa­tri­moine en termes d’ar­gent, mais ce n’est pas vrai­ment de l’ar­gent. Ça pour­rait être la mai­son [ fa­mi­liale]… ça pour­rait être la mai­son de va­cances à Palm Springs [ en Ca­li­for­nie], ça pour­rait être la collection d’oeuvres d’art, dit-il. Ça pour­rait être n’im­porte quel bien que le client pos­sède et dont la va­leur sert à fi­nan­cer le style de vie ac­tuel ou qui se­ra trans­fé­rée à quel­qu’un d’autre. »

CHOI­SIR LA BONNE FIRME

Ces Ca­na­diens qui ont choi­si de gé­rer eux- mêmes leurs fi­nances sont sus­cep­tibles de choi­sir un groupe de pro­fes­sion­nels sûrs d’eux et à l’aise avec cette tâche, sug­gère Hugh Mur­phy, di­rec­teur gé­né­ral de Cre­do.

« Une par­tie de ceux qui ont choi­si de ne pas col­la­bo­rer avec l’in­dus­trie s’avé­re­ront très com­pé­tents, dit- il. Les comp­tables, les avo­cats, etc. sont ha­bi­tuel­le­ment très com­pé­tents [ dans le do­maine fi­nan­cier]. »

La plu­part des Ca­na­diens à va­leur nette éle­vée ( 62 %) placent leur ac­tif à in­ves­tir dans les grandes banques ou dans leurs fi­liales de cour­tage af­fi­liées, alors que 38 % choi­sissent d’in­ves­tir dans des firmes in­dé­pen­dantes. Un plus grand pour­cen­tage de ceux qui ont presque at­teint la va­leur nette éle­vée ( 43 %) ain­si que les in­ves­tis­seurs à va­leur nette peu éle­vée ( 44 %) qui pos­sèdent un ac­tif à in­ves­tir in­fé­rieur à 500 000 $ ont choi­si les firmes in­dé­pen­dantes plu­tôt que les banques.

« Les grandes banques ont une ap­pa­rence de sta­bi­li­té, c’est pour­quoi elles donnent à leurs conseillers une cer­taine ai­sance et une confiance en eux », af­firme Hugh Mur­phy.

DI­VER­SI­FI­CA­TION

Quel que soit le type de ca­bi­net qu’ils choi­sissent, les in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée re­cherchent une foule d’op­tions de pla­ce­ment. Ils sont plus sus­cep­tibles que les in­ves­tis­seurs qui ont presque at­teint la va­leur nette éle­vée et les in­ves­tis­seurs à va­leur nette peu éle­vée d’in­ves­tir dans le ca­pi­tal pri­vé, l’im­mo­bi­lier, les ac­tions et les fonds né­go­ciés en Bourse ( FNB). Par exemple, 36 % des in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée s’in­té­ressent à l’im­mo­bi­lier pour com­plé­ter leur por­te­feuille, par rap­port à 20 % des in­ves­tis­seurs qui ont presque at­teint la va­leur nette éle­vée et à 6 % des in­ves­tis­seurs à va­leur nette peu éle­vée.

« Pour ces in­ves­tis­seurs qui ont un pa­tri­moine plus éle­vé, il est im­por­tant de consi­dé­rer d’autres so­lu­tions de pla­ce­ment sous l’angle de la di­ver­si­fi­ca­tion », dit To­ny Maio­ri­no.

Les in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée re­cherchent la di­ver­si­fi­ca­tion dans leur por­te­feuille et les conseillers qui veulent les ser­vir doivent of­frir une grande di­ver­si­té de pro­duits al­lant des fonds com­muns et des ac­tions aux FNB, et de l’as­su­rance aux titres liés aux pla­ce­ments pri­vés, ajoute-t-il.

De plus, les re­cherches montrent que les Ca­na­diens à va­leur nette éle­vée ont les connais­sances né­ces­saires pour par­ti­ci­per aux échanges concer­nant les pro­duits com­plexes et les dé­ci­sions de pla­ce­ment. Les in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée ont plus de connais­sances en fi­nance que les in­ves­tis­seurs à va­leur nette peu éle­vée, et 67 % d’entre eux sont beau­coup plus sus­cep­tibles d’être à l’aise de par­ler à des pro­fes­sion­nels de la fi­nance que les in­ves­tis­seurs à va­leur nette peu éle­vée ( 38 %).

DIF­FÉ­RENTS, MAIS SEM­BLABLES

Les in­ves­tis­seurs à va­leur nette éle­vée ont l’ha­bi­tude des si­tua­tions fi­nan­cières com­plexes, dit To­ny Maio­ri­no, qui sou­ligne le fait que le pa­tri­moine de plus de la moi­tié des clients à va­leur nette éle­vée de RBC Ges­tion de pa­tri­moine dé­coule de la pro­prié­té d’une en­tre­prise.

« Ils sont sûrs d’eux, ils ont des opi­nions, ils ont da­van­tage de to­lé­rance au risque, car ils ont ris­qué du ca­pi­tal pour dé­mar­rer une en­tre­prise, dit-il. Pour ob­te­nir des ré­sul­tats, ils sont un peu plus prêts à sor­tir de leur zone de confort. »

Un nombre si­gni­fi­ca­tif des per­sonnes à va­leur nette éle­vée n’est pas sûr d’avoir as­sez d’ar­gent à sa re­traite. Plus d’un tiers ( 35 %) des Ca­na­diens à va­leur nette éle­vée sont moyen­ne­ment d’ac­cord ou Mi­chael Gross, House of Ou­tra­geous For­tune: Fif­teen Cen­tral Park West, the World’s Most Po­wer­ful Ad­dress, New York, Atria Books, 2014, 394 p. Mar­tin Ford,

Les hu­mains ne sont plus re­cher­chés

for­te­ment d’ac­cord avec l’énon­cé « J’ai peur d’épui­ser mon épargne de mon vi­vant. » Ce nombre bon­dit à 43 % pour les Ca­na­diens qui ont presque at­teint la va­leur nette éle­vée.

Les don­nées ap­puient la propre ex­pé­rience de tra­vail de To­ny Maio­ri­no au­près des in­di­vi­dus à va­leur nette éle­vée. Ces Ca­na­diens ont ten­dance à dé­fi­nir leur propre pa­tri­moine en fonc­tion de li­qui­di­tés en ex­cluant la va­leur de leur ré­si­dence ou d’autres biens, se­lon lui.

Les conseillers jouent un rôle im­por­tant en ai­dant ces clients à comprendre quel est leur pa­tri­moine to­tal et si des dé­ci­sions dif­fi­ciles doivent être prises dans le but de fi­nan­cer leur re­traite, comme la vente d’une pro­prié­té, dit-il.

L’étude en ligne sur la Zone de confort fi­nan­cier a son­dé plus de 11 000 Ca­na­diens. Le son­dage vise à ex­plo­rer les re­la­tions entre le conseil fi­nan­cier, le bien- être fi­nan­cier et la sa­tis­fac­tion glo­bale de la vie dans la so­cié­té ca­na­dienne. Les Ca­na­diens sont son­dés chaque mois, et en 12 mois, l’étude comp­te­ra 12 000 par­ti­ci­pants son­dés.

Lors de votre pro­chaine vi­site à New York, al­lez je­ter un coup d’oeil au 15 Cen­tral Park West. Aux der­nières nou­velles, cet im­meuble ré­si­den­tiel était le plus cher au pied car­ré de tout Man­hat­tan (http://ti­ny.cc/g9tk9x). Les très grandes for­tunes y font leur nid, de celles du monde de la fi­nance à celles du mi­lieu du spec­tacle (Den­zel Wa­shing­ton, Sting, Alex Ro­dri­guez), en pas­sant par celles de la tech­no ( Twit­ter, Google, Ya­hoo) et les in­évi­tables oli­garques russes. C’est un concen­tré du 0,01 % des plus riches de la pla­nète. Un pen­thouse vaut plus de 40 M$ US et l’achat d’ap­par­te­ments se fait par­fois en ar­gent comp­tant ! L’im­meuble com­prend un res­tau­rant pri­vé de 60 places, une pis­cine de 23 mètres et des cel­liers à vin de 80 000 $ US. N’entre pas qui veut au 15 Cen­tral Park West, car les ul­tra- riches craignent comme la peste les at­ten­tats ter­ro­ristes. Jour­na­liste de mé­tier, l’au­teur dé­crit quelques grandes for­tunes de cet im­meuble, en don­nant des dé­tails sur leurs ap­par­te­ments (y com­pris le coût) et leurs ca­rac­té­ris­tiques.

Consa­cré livre d’af­faires de l’an­née 2015 par le

de Londres, évoque une époque de « plein chô­mage ». Ce se­rait la consé­quence in­évi­table de l’in­for­ma­ti­sa­tion et de l’au­to­ma­ti­sa­tion. In­for­ma­ti­cien et en­tre­pre­neur, l’au­teur connaît son su­jet. Il ex­plique que les or­di­na­teurs peuvent dé­jà, dans cer­taines li­mites, s’au­to­pro­gram­mer et que leurs ca­pa­ci­tés vont ra­pi­de­ment aug­men­ter. En consé­quence, « tous les em­plois qui im­pliquent l’uti­li­sa­tion d’or­di­na­teurs sont me­na­cés de dis­pa­ri­tion ». La classe moyenne – y com­pris les pro­gram­meurs et les avo­cats – est dans le col­li­ma­teur. Elle n’en a plus pour long­temps ! Hier, nous par­lions de plein em­ploi, de­main nous par­le­rons de plein chô­mage. Afin d’at­té­nuer les ef­fets des mises à pied mas­sives des 20 à 30 pro­chaines an­nées, l’au­teur sug­gère d’im­plan­ter un sys­tème de re­ve­nu mi­ni­mum ga­ran­ti uni­ver­sel.

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