Pla­ce­ments Ide­ma, un pré­cur­seur au mo­dèle dif­fé­rent

Finance et Investissement - - NOUVELLES - – YVES GIN­GRAS

Wealth­simple a l’in­ten­tion de ga­gner des parts de mar­ché au Qué­bec, mais elle trou­ve­ra sur son che­min Pla­ce­ments Ide­ma, qui cour­tise elle aus­si les re­pré­sen­tants. « Wealth­simple ne ré­vo­lu­tionne pas l’in­dus­trie. On offre ce ser­vice de­puis plu­sieurs an­nées. Nous n’ap­pe­lions pas ce­la ro­bot- conseiller, mais de­puis un an, tout le monde uti­lise cette ex­pres­sion », sou­tient Ian Gas­con, pré­sident d’Ide­ma.

Il ad­met tou­te­fois que l’ac­cueil ré­ser­vé par les re­pré­sen­tants en épargne col­lec­tive à son ser­vice a été mi­ti­gé, et que son ap­proche dif­fère de celle de Wealth­simple.

« Notre ap­proche ne re­pose pas au­tant sur l’au­to­ma­ti­sa­tion. Nous met­tons plu­tôt l’ac­cent sur les man­dats de consul­ta­tion. »

La clien­tèle d’Ide­ma se­rait da­van­tage com­po­sée de ges­tion­naires dis­cré­tion­naires et à ho­no­raires que de re­pré­sen­tants en épargne col­lec­tive.

Ian Gas­con croit lui aus­si que la va­leur d’un re­pré­sen­tant ne tient pas à la cons­ti­tu­tion de por­te­feuilles de fonds com­muns ou de fonds né­go­ciés en Bourse.

« De toute fa­çon, les re­pré­sen­tants confient dé­jà cette tâche à des so­cié­tés de fonds. La va­leur ajou­tée pro­vient de l’ac­com­pa­gne­ment of­fert, no­tam­ment en ma­tière d’as­su­rance ou en pla­ni­fi­ca­tion fi­nan­cière et suc­ces­so­rale. »

« La ges­tion du por­te­feuille, on peut la faire à moindre coût. C’est donc dans l’in­té­rêt du client que le re­pré­sen­tant se concentre sur la va­leur ajou­tée qu’il peut ap­por­ter », pour­suit Ian Gas­con.

MAR­CHÉS DIF­FÉ­RENTS

Le mo­dèle d’Ide­ma dif­fère éga­le­ment de Wealth­simple quant à la clien­tèle ser­vie.

« Nous ne vi­sons pas le mar­ché de masse, pré­cise Ian Gas­con. Nous ne vou­lons pas al­ler cher­cher des mil­liers de comptes de quelques mil­liers de dol­lars. Le mi­ni­mum chez nous est de 25 000 $. Idéa­le­ment, nous vi­sons des man­dats de 100 000 $ et plus. C’est là que l’on ap­porte une va­leur ajou­tée. »

« Si le client paye 2 ou 3 % de frais sur un compte de 100 000 $ en fonds com­muns, un ges­tion­naire à ho­no­raires de­vient alors concur­ren­tiel et nous pou­vons l’ai­der à consti­tuer un por­te­feuille. C’est le mar­ché que nous avons choi­si, con­trai­re­ment à Wealth­simple, qui vise plu­tôt le mar­ché de masse », sou­tient Ian Gas­con.

« Wealth­simple est prête à perdre de l’ar­gent à court terme sur des pe­tits clients afin d’al­ler cher­cher du vo­lume, af­firme Ian Gas­con. Nous sommes plus conser­va­teurs. Nous vou­lons des clients im­mé­dia­te­ment ren­tables. »

Ian Gas­con constate d’ailleurs que le fi­nan­ce­ment de 30 M$ ap­por­té par Cor­po­ra­tion Fi­nan­cière Po­wer per­met à Wealth­simple d’op­ter pour cette ap­proche plus au­da­cieuse.

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