Vers plus de di­vul­ga­tion

Finance et Investissement - - LA UNE - PAR KA­THY NOËL

BIEN QUE CER­TAINES DIF­FÉ­rences mé­ritent que l’on s’y at­tarde, plu­sieurs membres de l’in­dus­trie se disent fa­vo­rables à ce que l’écart entre la ré­gle­men­ta­tion des fonds dis­tincts et celle des fonds com­muns de pla­ce­ment ( FCP) soit ré­duit afin de mieux pro­té­ger les clients.

Rap­pe­lons qu’en mai der­nier, le Con­seil ca­na­dien des res­pon­sables de la ré­gle­men­ta­tion d’as­su­rance ( CCRRA) a dé­po­sé son

Fi­nance et In­ves­tis­se­ment ( FI) : Par­lez- nous de votre nou­velle pla­te­forme.

Ro­bert Frances ( RF) : Nous vi­sons à ai­der les conseillers en épargne col­lec­tive à di­ver­si­fier leurs ou­tils et il est im­por­tant qu’ils aient ac­cès aux FNB. Alors que les com­mis­sions de sui­vi se­ront pro­ba­ble­ment éli­mi­nées, il est im­por­tant d’ai­der les conseillers à ser­vir tous les clients. Les FNB peuvent être un bon ou­til pour les clients qui cherchent des op­tions à frais plus bas, ou pour le « pe­tit client » qui ne peut pas se per­mettre la ges­tion ac­tive.

FI : Avez- vous dé­ve­lop­pé cette pla­te­forme à l’in­terne ?

RF : Cette so­lu­tion a été créée à l’in­terne. Nous avons dé­ve­lop­pé cer­taines pas­se­relles entre dif­fé­rentes tech­no­lo­gies et ap­pli­ca­tions dis­po­nibles, y com­pris Fund­serv, par exemple.

FI : Quelle se­ra l’ac­ces­si­bi­li­té à ce nou­vel ou­til ?

RF : Il faut être ins­crit chez PEAK pour avoir le droit de dis­tri­buer [ ces pro­duits par l’in­ter­mé­diaire de notre ou­til]. Notre di­vi­sion Va­leurs mo­bi­lières PEAK, qui est ins­crite au­près de l’Or­ga­nisme ca­na­dien de ré­gle­men­ta­tion du com­merce des va­leurs mo­bi­lières ( OCRCVM),

nous per­met de rendre les FNB ac­ces­sibles.

Les conseillers de­vront avoir ef­fec­tué la for­ma­tion re­quise avant d’of­frir ces pro­duits à leurs clients. En fait, que les conseillers aient ou non l’in­ten­tion de s’ins­crire, qu’ils dé­si­rent se ser­vir ou non de l’ou­til, nous les en­cou­ra­geons tous à suivre la for­ma­tion. Les FNB sont des pro­duits com­plexes, et nous pen­sons que c’est im­por­tant, no­tam­ment en rai­son de tout ce que l’on en­tend concer­nant les frais et les ro­bots-conseillers. Les FNB consti­tuent une so­lu­tion à bas prix, no­tam­ment pour les pe­tits clients, ceux qui ne peuvent pas se per­mettre des ho­no­raires ou des frais éle­vés.

FI : Quels sont les types de FNB dis­po­nibles ?

RF : Il y a près de 300 FNB dis­po­nib les sur la pla­te­forme. ( NDLR : À la fin d’oc­tobre, 455 FNB étaient ins­crits à une Bourse ca­na­dienne). Nous avons choi­si de ne pas in­clure les fonds à haut risque, ceux qui uti­lisent du le­vier et ceux qui gé­nèrent du com­mis­sion­ne­ment de sui­vi, car pour nous, il s’agit d’un ou­til qui doit être uti­li­sé dans les comptes à ho­no­raires à bas frais.

Notre équipe de confor­mi­té s’as­sure que les pro­duits sont conformes. FI : Quels sont les frais d’uti­li­sa­tion de votre ou­til ? RF : Les frais as­so­ciés à l’uti­li­sa­tion de l’ou­til dé­pendent de plu­sieurs fac­teurs. Il y a d’abord son uti­li­sa­tion, c’est- à- dire le choix des pro­duits que les clients ef­fec­tuent, mais aus­si le type d’ins­crip­tion re­la­tif au conseiller, ain­si que le sys­tème uti­li­sé par le conseiller, car il y a plu­sieurs sys­tèmes chez nous.

FI : Quelles at­tentes nour­ris­sez-vous avec cet ou­til ?

RF : Nous avons été sur­pris lors du lan­ce­ment que nous avons fait il y a quelques jours, car l’en­goue­ment a été très fort. Les conseillers nous disent qu’ils sont très heu­reux. Cer­tains comp­taient s’en ser­vir beau­coup, et d’autres, même s’ils n’ont pas vrai­ment l’in­ten­tion de s’en ser­vir, nous ont fait connaître leur in­ten­tion d’al­ler cher­cher leur for­ma­tion. Ils comptent en par­ler avec leurs clients, étu­dier avec eux les avan­tages et les désa­van­tages se­lon leur si­tua­tion, et s’ils voient que ça peut être po­si­tif, ils pour­raient s’en ser­vir.

Nous ne por­tons au­cun ju­ge­ment sur l’uti­li­sa­tion d’un pro­duit plu­tôt qu’un autre, nous dé­si­rons seule­ment nous as­su­rer que les conseillers soient le plus po­ly­va­lents pos­sible.

FI : Est- ce que l’éven­tuelle abo­li­tion des com­mis­sions in­té­grées vous fe­ra po­ser d’autres ac­tions ?

RF : Si les com­mis­sions sont abo­lies, les comptes à ho­no­raires doivent prendre la place. Nous en par­lons à nos conseillers de­puis des an­nées. Des études et des son-

dages sur l’uti­li­sa­tion des comptes à ho­no­raires dé­montrent d’ailleurs que nous nous ins­cri­vons par­mi les pre­miers dans tout le Ca­na­da en ma­tière de taux de pé­né­trat ion en ce qui a trait à l’uti­li­sa­tion de comptes à ho­no­raires. Pour nous, pour les conseillers, les comptes à ho­no­raires re­pré­sentent la so­lu­tion, et il n’y a pas d’autres op­tions s’il n’y a plus de com­mis­sion de sui­vi. Cette « mi­gra­tion » était donc notre pre­mière grande ac­tion, et la deuxième, c’est d’of­frir un ac­cès aux FNB afin de ser­vir les plus pe­tits clients.

Main­te­nant, nous conti­nuons à tra­vailler sur des so­lu­tions tech­no­lo­giques et in­for­ma­tiques

à l’in­terne afin de four­nir aux conseillers des ou­tils qui ne sont pas très chers pour le client, et qui sont conçus pour ser­vir beau­coup de clients plus pe­tits. Par exemple, des ou­tils ad­mi­nis­tra­tifs qui per­mettent de ré­duire cer­tains coûts.

Il est im­por­tant de par­ler de ces en­jeux. Il ne faut sur­tout pas que les conseillers res­tent as­sis, que les firmes soient là à at­tendre que le train passe. Il est im­por­tant que le con­seil soit pré­ser­vé dans les ser­vices fi­nan­ciers. Nous y croyons énor­mé­ment, et sans le con­seil, spé­cia­le­ment sans le conseiller in­dé­pen­dant, nous pen­sons que le consom­ma­teur y per­dra au change.

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