Des risques éle­vés

Finance et Investissement - - ÉCONOMIE ET RECHERCHE - – FI­NANCE ET IN­VES­TIS­SE­MENT

Les po­li­tiques mo­né­taires non tra­di­tion­nelles pour­raient en­traî­ner de nom­breux coûts et risques pour le sys­tème fi­nan­cier, se­lon la Banque du Ca­na­da. En voi­ci quelques- uns que re­lèvent Eric San­tor et Le­na Su­cha­nek, du dé­par­te­ment des Ana­lyses de l’éco­no­mie ca­na­dienne ( AEC) de la banque cen­trale, dans leur étude pu­bliée au prin­temps ( http:// ti­nyurl. com/zp3l­faf).

Moins d’ac­tifs sûrs. L’as­sou­plis­se­ment quan­ti­ta­tif ré­duit la dis­po­ni­bi­li­té des ac­tifs sûrs, comme les obli­ga­tions d’État à long terme. Or, celles- ci servent entre autres aux in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels qui doivent dé­te­nir ces ac­tifs li­quides de haute qua­li­té pour sa­tis­faire aux exi­gences de la ré­gle­men­ta­tion. Ce­la peut nuire au fonc­tion­ne­ment du mar­ché.

Af­fai­blis­se­ment des banques. Les taux d’in­té­rêt né­ga­tifs sou­lèvent cer­taines pré­oc­cu­pa­tions, sur­tout en ce qui concerne les ac­tifs fi­nan­ciers dont les ren­de­ments ne peuvent, sui­vant des règles ex­pli­cites ou im­pli­cites, être in­fé­rieurs à zé­ro, re­lève la Banque du Ca­na­da. « Cer­tains craignent aus­si que la baisse de ren­ta­bi­li­té des banques, at­tri­buable aux taux d’in­té­rêt né­ga­tifs, ne com­pro­mette la so­li­di­té du sys­tème ban­caire. »

Quête de ren­de­ment ris­quée. Les po­li­tiques mo­né­taires non tra­di­tion­nelles visent à ré­duire les ren­de­ments à long terme. En ef­fet, elles amènent les in­ves­tis­seurs en quête de ren­de­ment à ac­croître leur ex­po­si­tion à des ac­tifs ris­qués, et éga­le­ment au risque de taux d’in­té­rêt. « Des pé­riodes pro­lon­gées de prise de risques ex­ces­sifs peuvent contri­buer à la for­ma­tion de dés­équi­libres fi­nan­ciers par le jeu de la sur­éva­lua­tion des prix des ac­tifs et du re­lâ­che­ment des normes de cré­dit », écrit la Banque du Ca­na­da.

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