L’op­tion des prêts ban­caires à taux va­riables

Finance et Investissement - - PERSPECTIVES 2017 - - SO­PHIE STIVAL

«Dans un en­vi­ron­ne­ment où les taux re­montent au cours des pro­chaines an­nées, l’op­tion des prêts ban­caires ( se­nior loans) pour­rait être in­té­res­sante, puis­qu’ils sont moins sen­sibles aux taux d’in­té­rêt », af­firme Sté­phane Cor­ri­veau, pré­sident et di­rec­teur gé­né­ral d’Al­phaFixe Ca­pi­tal. Cet ins­tru­ment com­bine du risque de cré­dit ha­bi­tuel­le­ment co­té BB+ ou moins par Stan­dard & Poors avec des taux va­riables. On ajoute donc une prime fixe à ce taux de base va­riable, sou­vent le taux LI­BOR ( Lon­don In­ter­bank Of­fe­red Rate). Il est aus­si per­çu comme une al­ter­na­tive aux obli­ga­tions à ren­de­ment éle­vé.

No­tons que l’échéance de ces prêts à taux va­riable est gé­né­ra­le­ment de 5 à 7 ans bien qu’ils soient ra­che­tables au pair en tout temps par les émet­teurs. « On cher­che­ra donc des en­tre­prises qui sont non cy­cliques en cas de ra­len­tis­se­ment éco­no­mique et qui gé­nè­re­ront des flux mo­né­taires stables, comme Tim Hor­tons ou Bur­ger King », pré­cise Sté­phane Cor­ri­veau.

Les prêts ban­caires sont des titres qui oc­cupent un rang su­pé­rieur dans la struc­ture du ca­pi­tal. Au­tre­ment dit, s’il y a dé­faut de l’émet­teur, les dé­ten­teurs de prêts de rang su­pé­rieur se­ront rem­bour­sés avant les autres dé­ten­teurs de créances, les ac­tion­naires pri­vi­lé­giés et les ac­tion­naires or­di­naires. Ils sont vendus aux in­ves­tis­seurs de dé­tail par l’en­tre­mise de fonds né­go­ciés en Bourse.

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