À la dé­fense du 1 %

Finance et Investissement - - ÉCONOMIE ET RECHERCHE -

Ce livre au titre pro­vo­ca­teur veut mon­trer que les fortes in­éga­li­tés aux États- Unis sont le ré­sul­tat de la réus­site d’en­tre­pre­neurs très in­no­va­teurs qui ont pris de grands risques. Leur ré­com­pense est im­mense, car chez nos voi­sins du Sud, le ga­gnant em­porte toute la mise. Tou­te­fois, pour­suit l’au­teur, l’opu­lence in­ouïe du 1 % de la po­pu­la­tion n’en­lève rien aux gens de la classe moyenne : leurs re­ve­nus aug­mentent plus ra­pi­de­ment qu’en Eu­rope. Ex-di­rec­teur gé­né­ral de Bain Ca­pi­tal, le fonds d’in­ves­tis­se­ment pri­vé de Mitt Rom­ney, Ed­ward Co­nard est par­ti à la re­traite à 51 ans après être de­ve­nu mil­liar­daire. Il est main­te­nant au­teur de type contre-cou­rant et pré­sente des idées op­po­sées à celles vé­hi­cu­lées par Tho­mas Pi­ket­ty dans son (illi­sible) Le ca­pi­tal au XXIe siècle (Édi­tions du Seuil, 2013). Tho­mas Pi­ket­ty pré­co­nise d’im­po­ser les grandes for­tunes à l’ex­trême. Ed­ward Co­nard dé­fend, au contraire, l’idéal de l’État non in­ter­ven­tion­niste et des baisses per­ma­nentes d’im­pôts, la po­tion ma­gique de la plu­part des ges­tion­naires amé­ri­cains de fonds d’in­ves­tis­se­ment pri­vés et de fonds de cou­ver­ture (hedge

funds). Mais contrai­re­ment à ses an­ciens col­lègues, il veut mettre un frein à l’im­mi­gra­tion his­pa­no­phone, qui est res­pon­sable, se­lon lui, de la baisse de sa­laire des tra­vailleurs moyens. Ed­ward Co­nard, The Up­side of Ine­qua­li­ty : How Good In­ten­tions Un­der­mine the Middle Class, New York, Port­fo­lio/ Pen­guin, 2016, 320 p.

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