Lan­gage d’in­fluence.

C’est un élé­ment ré­vé­la­teur de votre ca­rac­tère.

Finance et Investissement - - LA UNE - SA­RA GIL­BERT* FI * Stra­tège d’af­faires et coach cer­ti­fiée chez Dé­ve­lop­pe­ment des af­faires Stra­te­gist(

les mots que vous uti­li

sez au quo­ti­dien ré­vèlent qui vous êtes et ex­pliquent les ac­tions que vous pre­nez (ou ne pre­nez pas).

Je suis pas­sion­née par le com­por­te­ment hu­main : qu’est-ce qui ex­plique qu’une per­sonne réus­sisse mieux qu’une aut re ? Pour­quoi cer­tains tra­vaillent très fort et ob­tiennent peu de ré­sul­tat, tan­dis que d’autres prennent ça à la lé­gère et connaissent une grande réus­site ? Je me pose ces ques­tions tous les jours. Et ce qui en dé­coule est ma quête constante d’ap­pren­tis­sage du com­por­te­ment hu­main, de la neu­ro­lin­guis­tique, de la neu­ros­cience et de la neu­ro­plas­ti­ci­té.

De­puis des mois main­te­nant, je me penche sur le concept du lan­gage d’in­fluence. C’est le lan­gage uti­li­sé par les grands lea­ders pour ré­duire la ré­sis­tance au mes­sage qu’ils veulent com­mu­ni­quer et inf luen­cer po­si­ti­ve­ment les gens.

Mar­tin Lu­ther King a dit : « Je rêve qu’un jour, notre pays se lè­ve­ra et vi­vra plei­ne­ment la vé­ri­table réa­li­té de son cre­do. » Son dis­cours por­tait sur le rêve qu’il avait, et non sur le plan qu’il avait. Cha­cun des mots que vous uti­li­sez exerce une in­fluence po­si­tive ou né­ga­tive.

Les mots que vous uti­li­sez sont un re­flet de votre sché­ma de pen­sée. En coa­ching avec mes clients, je porte une at­ten­tion très par­ti­cu­lière aux mots que les gens uti­lisent afin de com- prendre ce qui se passe dans leur tête, ce qui ex­plique leur ac­tion (ou in­ac­tion).

DE : COM­POR­TE­MENT / CROYANCES / LAN­GAGE À : LAN­GAGE / CROYANCES / COM­POR­TE­MENT

Pen­dant long­temps, le monde scien­ti­fique a cru que nos com­por­te­ments inf luen­çaient nos croyances qui en re­tour, in­fluen­çaient notre lan­gage. Ce qui est vrai, mais pas ex­clu­si­ve­ment.

Ce qui a été dé­cou­vert dans les der­nières an­nées, c’est que le lan­gage que nous uti­li­sons in­fluence les croyances que nous avons, et donc nos com­por­te­ments. Si je dis que quelque chose est dif­fi­cile, je vais croire que c’est dif­fi­cile et je ne pas­se­rai pas à l’ac­tion parce que c’est dif­fi­cile.

À l’in­verse, si je me dis ou je dis à quel­qu’un que ce se­ra fa­cile, nous al­lons croire que c’est fa­cile et nous pas­se­rons à l’ac­tion.

Por­tez at­ten­tion aux mots que vous uti­li­sez et à ceux que les gens uti­lisent au­tour de vous. Vous se­rez stu­pé­fait de la vé­ra­ci­té de cette dé­cou­verte !

DEUX TYPES DE LAN­GAGE

Le lan­gage d’in­fluence est di­vi­sé en deux ca­té­go­ries : 1. Le lan­gage d’inf luence in­terne ; 2. Le lan­gage d’inf luence ex­terne. Le lan­gage d’in­fluence in­terne, c’est le lan­gage que vous uti­li­sez lorsque vous vous par­lez – la pe- tite voix in­té­rieure. Cette voix peut avoir un grand pou­voir sur nos com­por­te­ments. Nous avons tous eu à un mo­ment ou à un autre une idée, puis la pe­tite voix nous a dit « Mais je ne peux pas, je suis trop jeune/ vieux/pas à la hau­teur/pas as­sez connu... » ou « Je ne peux pas, je n’ai pas le temps/l’ar­gent/les res­sources... », et la liste d’ex­cuses peut conti­nuer pen­dant des pages !

VOI­CI DEUX EXER­CICES QUE JE VOUS PRO­POSE. . .

No 1 : Chan­gez vos « je ne peux

pas... » pour « je ne veux pas... » Lorsque vous dites « je ne peux pas… », ce que vous vou­lez vrai­ment dire neuf fois sur dix ( consciem­ment ou in­cons­ciem­ment) est « je ne veux pas... » Mais vous vous ca­chez der­rière des ex­cuses, des rai­sons, et vous sa­cri f iez votre pou­voir dé­ci­sion­nel, vous bais­sez les bras, vous aban­don­nez.

Par contre, lorsque vous uti­li­sez « je ne veux pas », tout change ! Vous re­pre­nez le contrôle de la si­tua­tion, vous pre­nez une dé­ci­sion.

Je vous mets en garde im­mé­dia­te­ment : les pre­mières fois où vous fe­rez cette sub­sti­tu­tion, votre cer­veau ne se­ra pas d’ac­cord et vous pré­sen­te­ra une mul­ti­tude d’ex­cuses. Mais si vous al­lez au fond des choses, vous re­pren­drez le contrôle. No 2: Re­ca­drez les si­tua­tions

Nous voyons tous la vie se­lon un cer­tain angle, un point de vue par­ti­cu­lier, à tra­vers des lu­nettes dont les len­tilles sont tein­tées par nos ex­pé­riences de vie.

En chan­geant les mots que vous uti­li­sez, vous chan­ge­rez vos per­cep­tions, et donc vos com­por­te­ments.

Voi­ci un exemple concret : sou­vent, les conseillers me disent qu’ils n’aiment pas faire du ré­seau­tage ou de la pros­pec­tion. Ils se sentent comme des ven­deurs, ou ils ont l’im­pres­sion de « quê­ter de la bu­si­ness ».

Et si à la place vous vous di­siez : « Je vais à cet évé­ne­ment ou j’ap­pelle cette per­sonne, et mon ob­jec­tif est sim­ple­ment d’avoir une conver­sa­tion ex­tra­or­di­naire avec un autre hu­main. » C’est tout !

Re­ca­drer une si­tua­tion vous per­met de la voir avec une autre pers­pec­tive, sous un autre angle. Le meilleur exemple de re­ca­drage est bien ce­lui de Tho­mas Edi­son qui, fai­sant al lu­sion à ses soi- di­sant échecs d’in­ven­tion de l’am­poule, a dit : « Je n’ai pas échoué. J’ai sim­ple­ment trou­vé 10 000 so­lu­tions qui ne fonc­tion­naient pas. »

Ce simple re­ca­drage désa­morce l’émo­tion, le sen­ti­ment né­ga­tif, et vous aide à pas­ser à l’ac­tion.

MAIN­TE­NANT, J’AI­ME­RAIS SA­VOIR :

Quels sont les mots/phrases que vous uti­li­sez ré­gu­liè­re­ment et qui vous amènent à l’ac­tion ou vous en éloignent ?

La­quelle des deux stra­té­gies pré­sen­tées al­lez-vous mettre en pra­tique au­jourd’hui même ?

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