Rien n’échappe au mar­ché

Finance et Investissement - - NOUVELLES - Par Jean- Fran­çois Barbe

Lorsque les chefs de grandes en­tre­prises amé­ri­caines vi­si­taient la Mai­son- Blanche, leurs titres s’ap­pré­ciaient d’en­vi­ron 1 % jus­qu’à deux mois après cet évé­ne­ment. C’est ce que montre une étude se­lon la­quelle les hauts di­ri­geants d’une ving­taine de géants de la fi­nance et de l’in­dus­trie, tels qu’Aet­na, Bla­ckRock et JP Mor­gan, ont per­son­nel­le­ment ren­con­tré l’ex- pré­sident Oba­ma ou ses as­sis­tants entre jan­vier 2009 et dé­cembre 2015. Les cher­cheurs es­timent que le mar­ché a alors pris en compte les avan­tages d’une forte proxi­mi­té avec les dé­ci­deurs po­li­tiques, comme de pos­sibles contrats pu­blics et des contraintes ré­gle­men­taires al­lé­gées. Le mar­ché est d’ailleurs si prompt à ré­agir à l’en­vi­ron­ne­ment po­li­tique que lors des trois pre­mières jour­nées du règne de Do­nald Trump, les cours bour­siers de cette ving­taine d’en­tre­prises ont flé­chi d’en­vi­ron 0,8 %. Les noms de ces di­ri­geants d’en­tre­prise ap­pa­rais­saient sur les re­gistres des vi­si­teurs de la Mai­son- Blanche ( https:// ti­nyurl. com/ ybcw­pu89). Il est tou­te­fois de­ve­nu im­pos­sible de re­pro­duire cette stra­té­gie d’in­ves­tis­se­ment, puisque Do­nald Trump a éli­mi­né ces re­gistres de vi­si­teurs ( https:// ti­nyurl. com/ yd6fgw­lo). Pour sa­voir qui voit qui à Wa­shing­ton, les in­ves­tis­seurs n’ont plus qu’à s’abon­ner aux tweets du pré­sident ré­pu­bli­cain ( https:// ti­nyurl. com/ 7xt4­j­jj).

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