Grande-Bre­tagne : en­jeux de trans­pa­rence

Finance et Investissement - - DÉVELOPPEMENT DES AFFAIRES - Par Jean- Fran­çois Barbe

Quatre ans après sa mise en place, la ré­forme bri­tan­nique du conseil ne fait tou­jours pas l’una­ni­mi­té. Lan­cée en 2013, la Re­tail Dis­tri­bu­tion Re­view (RDR) avait in­ter­dit les com­mis­sions au pro­fit de la ré­mu­né­ra­tion à ho­no­raires. Se­lon une ré­cente en­quête me­née par le site lon­do­nien Un­bia­sed, à peine deux conseillers sur cinq (22 %) se disent prêts à col­la­bo­rer avec tous les clients, peu im­porte leur ni­veau de ri­chesse. L’explication ré­side dans les coûts de l’offre de ser­vice, qui vont de 350 £ (600 $) à 3 500 £ (6 050 $) se­lon le type d’in­ter­ven­tion du conseiller. Par exemple, un consom­ma­teur dé­bour­se­ra en­vi­ron 580 £ (994 $) pour qu’un conseiller l’aide à pla­cer adé­qua­te­ment des con­tri­bu­tions men­suelles de 200 £ (345 $) à son ré­gime de retraite (https://ti­nyurl.com/yb27c6­fa). L’obs­tacle des coûts n’échappe pas au ré­gu­la­teur bri­tan­nique, la Fi­nan­cial Con­duct Au­tho­ri­ty (FCA). « Peu de conseillers sont suf­fi­sam­ment trans­pa­rents sur le plan de la fac­tu­ra­tion des ser­vices », in­dique la FCA. Cette si­tua­tion, ajoute l’or­ga­nisme, « n’in­cite pas les conseillers à être concur­ren­tiels par rap­port aux prix ni à les abais­ser ». La FCA es­time éga­le­ment que l’in­té­gra­tion ver­ti­cale entre ma­nu­fac­tu­riers et dis­tri­bu­teurs peut ac­croître les « dan­gers de conflits d’in­té­rêts » (https://ti­nyurl.com/y9sv­j­j8d).

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