La vie après Stan­dard Life

In­ves­tis­se­ments DixCar­ré connaît un dé­part pro­met­teur.

Finance et Investissement - - NOUVELLES - PAR JEAN- FRAN­ÇOIS BARBE

trois an­ciens ges­tionn aires de por­te­feuille del’ exIn­ves­tis­se­ments Stan­dard Life Ca­na­da ont joint leurs forces afin de créer une firme de ges­tion pri­vée du nomd’ In­ves­tis­se­ments DixCar­ré.

Ac­tion­naires à parts égales de DixCar­ré, Nor­man Ra­sch­ko­wan, Ra­quel Cas­tiel et Din­ka Ku­cic se connaissent de­puis leur pas­sage aux bu­reaux mont­réa­lais d’ In­ves­tis­se­ments Stan­dard Life Ca­na­da à titre de ges­tion­naires de por­te­feuille.

Ex- chef de la di­rec­tion des pla­ce­ments d’In­vest is­se­ments Stan­dard Life et ex-chef des in­ves­tis­se­ments de la Fi­nan­cière Ma­cken­zie, Nor­man Ra­sch­ko­wan oc­cupe le poste de pré­sident de la jeune firme de ges­tion pri­vée.

Inau­gu­rée en dé­cembre 2016, In­ves­tis­se­ments Dix Car­ré s’adresse aux gens re­la­ti­ve­ment for­tu­nés. L’ac­tif mi­ni­mal pou­vant être in­ves­ti par des fa­milles et des in­di­vi­dus est res­pec­ti­ve­ment de 500 000 $ et de 250 000 $.

DixCar­ré pré­co­nise un style crois­sance à prix rai­son­nable ( aus­si connu sous son ap­pel­la­tion an­glo­phone de GARP, soit Growth at a Rea­so­nable Price).

Trois sec­teurs sont par­ti­cu­liè­re­ment dans sa ligne de mire : la santé, à cause du vieillis­se­ment de la po­pu­la­tion ; la tech­no­lo­gie, en rai­son des flux de tré­so­re­rie po­si­tifs éle­vés gé­né­rés par plu­sieurs en­tre­prises de ce sec­teur ; et les va­leurs in­dus­trielles, à cause de l’amé­lio­ra­tion pro­bable de l’environnement éco­no­mique mon­dial.

L’IN­TÉ­RÊT SE DÉ­VE­LOPPE

Moins d’un an après le lan­ce­ment de la firme, le trio d’en­tre­pre­neurs fi­nan­ciers se dit agréa­ble­ment sur­pris des ré­sul­tats ob­te­nus jus­qu’ici.

« Nous cou­vrons nos coûts et nous sommes très près d’at­teindre notre seuil de ren­ta­bi­li­té. Les pro­grès sont plus ra­pides que pré­vu. Ini­tia­le­ment, nous pen­sions réa­li­ser cet ob­jec­tif lors de la deuxième an­née d’ac­ti­vi­té », dit Nor­man Ra­sch­ko­wan.

À la mi- sep­tembre 2017, DixCar­ré gé­rait les in­ves­tis­se­ments de 12 fa­milles et de 25 in­di­vi­dus. Ces clients viennent de r ecom­man­da­tions d’amis, de col­lègues et d’an­ciens clients.

En­vi­ron 80 % des clients sont is­sus de la grande ré­gion de Mont­réal, le reste se si­tuant dans le grand To­ron­to. Près des deux tiers de l’ac­tif gé­ré pro­viennent des clients de la mé­tro­pole qué­bé­coise, l’autre tiers de ceux de la mé­tro­pole on­ta­rienne.

Par ailleurs, DixCar­ré pour­rait éga­le­ment être un peu en avance sur un autre ob­jec­tif d’im­por­tance ca­pi­tale, ce­lui de se faire re­mar­quer par les in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels de fa­çon à gé­rer cer­tains de leurs man­dats.

« Un in­ves­tis­seur ins­ti­tu­tion­nel nous a de­man­dé de faire une pro­po­si­tion [ de ges­tion de por­te­feuille]. Rien ne dit que nous ga­gne­rons ce man­dat. Il est si­gni­fi­ca­tif que nous ayons dé­jà ac­quis suf­fi­sam­ment de cré­di­bi­li­té pour in­té­res­ser cet in­ves­tis­seur », pré­cise Nor­man Ra­sch­ko­wan.

De fa­çon gé­né­rale, les in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels at­tendent au moins trois ans avant d’ap­pro­cher des ges­tion­naires en émer­gence.

« Ul­ti­me­ment, nous vou­lons re­joindre les in­ves­tis­seurs ins­ti­tu­tion­nels, comme les ré­gimes de ret ra ite » , dit Nor­man Ra­sch­ko­wan.

L’EN­JEU DES HO­NO­RAIRES

À en ju­ger par sa vi­si­bi­li­té sur le site web de DixCar­ré, la struc­ture des ho­no­raires re­pré­sente un en­jeu ma­jeur pour les clients potent iels en gest ion pri­vée ( https://ti­nyurl.com/ya4ctg­dr).

La grille des ho­no­raires de DixCar­ré est di­vi­sée se­lon dif­fé­rentes four­chettes d’ac­tifs et ils vont de 1,25 % à 0,55 %. Pour la der­nière four­chette, soit plus de 8 M$, les ho­no­rai res sont né­go­ciables.

« Je crois que la ques­tion des ho­no­raires se­ra très im­por­tante pour les clients de de­main. C’est un as­pect des in­ves­tis­se­ments qu’ils peuvent contrô­ler. Et l’im­pact des ho­no­raires sur les ré­sul­tats à long terme est ma­jeur », dit le pré­sident de DixCar­ré.

L’IM­POR­TANCE DE STAN­DARD LIFE

D’après Nor­man Ra­sch­ko­wan, dé­mar­rer une firme de ges­tion pri­vée, c’est comme lan­cer n’im­porte quelle en­tre­prise.

« Il faut avoir es­poir en ses ca­pa­ci­tés et être bien pré­pa­rés. Nous avons consa­cré en­vi­ron une an­née à la ré­flexion, aux ana­lyses et aux ren­contres avant le lan­ce­ment de la firme. Il fal­lait no­tam­ment choi­sir les bons four­nis­seurs de ser­vices et éla­bo­rer l’in­fra­struc­ture de confor­mi­té », dit-il.

Tou­te­fois, la concur­rence est vive. « Il y a de nom­breux et ta­len­tueux conseillers en in­ves­tis­se­ment à Mont­réal et à To­ron­to. Ce n’est pas fa­cile de per­cer ! Nos pre­miers pas ont été fa­ci­li­tés par nos contacts éta­bl is chez Stan­dard Life et par notre cré­di­bi­li­té en tant qu’équipe », af­firme Nor­man Ra­sch­ko­wan.

Ce­la dit, les as­so­ciés de DixCar­ré ne s’at­tendent pas à mar­cher sur un beau et long ta­pis rouge.

« Nous ne pré­voyons tou­cher un sa­laire qu’à la fin de la troi­sième an­née d’ac­ti­vi­té », dit le pré­sident de la firme.

Le nom d’In­ves­tis­se­ments DixCar­ré ( la firme se nomme TenS­qua­red In­vest­ments, en an­glais) évoque l’ex­pé­rience des trois as­so­ciés, qui cu­mulent près de 100 ans de mé­tier dans l’in­dus­trie du pla­ce­ment. La firme dis­pose d’un bu­reau à Mont­réal, où tra­vaillent Ra­quel Cas­tiel et Din­ka Ku­cic, et d’un autre à To­ron­to, où exerce Nor­man Ra­sch­ko­wan.

Je crois que la ques­tion des ho­no­raires se­ra très im­por­tante pour les clients de de­main. C’est un as­pect des in­ves­tis­se­ments qu’ils peuvent contrô­ler. Et l’im­pact des ho­no­raires sur les ré­sul­tats à long terme est ma­jeur.

— Nor­man Ra­sch­ko­wan

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