À la re­cherche de gam­ma.

Le Groupe In­ves­tors mise plus que ja­mais sur la for­ma­tion de ses conseillers.

Finance et Investissement - - LA UNE - PAR PIERRE THÉROUX

le groupe in­ves­tors tra­verse une pé­riode char­nière. « Nous avons en­tre­pris un vi­rage ma­jeur qui nous per­met­tra de mieux nous po­si­tion­ner dans le mar­ché et d’aug­men­ter nos parts », in­dique Claude Pa­quin, pré­sident pour le Qué­bec de Ser­vices f in­an­ciers Groupe In­ves­tors. Avec, à la clé, « le client qui en se­ra le grand ga­gnant », ajoute-t-il.

À l’ère des tech­no­lo­gies fi­nan­cières, de la connais­sance ac­crue des in­ves­tis­seurs et de nou­velles ré­gle­men­ta­tions qui in­sistent sur l’in­for­ma­tion et une meilleure re­la­tion client- conseiller, la va­leur du con­seil prend de plus en plus d’im­por­tance dans l’in­dus­trie fi­nan­cière.

Or, le Groupe In­ves­tors a jus­te­ment dé­ci­dé de mettre l’ac­cent sur le gam­ma, cette nou­velle me­sure in­té­grée au jar­gon fi­nan­cier qui s’ar­ti­cule au­tour des di­verses stra­té­gies de pla­ni­fi­ca­tion ayant de l’in­fluence sur les ob­jec­tifs fi­nan­ciers et l’amé­lio­ra­tion du re­ve­nu dis­po­nible à la re­traite. « Plus de 70 % de la va­leur ajou­tée ap­por­tée par le conseiller en ser­vices fi­nan­ciers se re­trouve dans le gam­ma, com­pa­ra­ti­ve­ment à en­vi­ron 25 % pour le bê­ta et 5 % pour l’al­pha », fait va­loir Claude Pa­quin.

L’im­por­tance du gam­ma est d’au­tant plus si­gni­fi­ca­tive que « les tech­no­lo­gies d’au­jourd’hui per­mettent de faire un aus­si bon tra­vail de construc­tion de por­te­feuille, si­non meilleur que ne peut le faire un conseiller en ser­vices fi­nan­ciers », es­time-t-il.

Ce constat a ame­né le Groupe In­ves­tors, une fi­liale de Po­wer Cor­po­ra­tion, à re­voir ses fa­çons de faire. « Nous vou­lons de­ve­nir la so­cié­té qui, dans l’in­dus­trie fi­nan­cière, se­ra la plus cen­trée sur le client. Ça semble une évi­dence, parce qu’a prio­ri toutes les ins­ti­tu­tions fi­nan­cières veulent sa­tis­faire leur clien­tèle, mais quand on y re­garde de plus près, il y a des choses à amé­lio­rer », sou­ligne Claude Pa­quin.

100 % DE PLA­NI­FI­CA­TEURS FI­NAN­CIERS !

La firme sou­haite no­tam­ment ame­ner les in­ves­tis­seurs à prendre de meilleures dé­ci­sions fi­nan­cières. Pour ce faire, la to­ta­li­té des quelque 900 conseillers ac­tuels de la firme au Qué­bec de­vront avoir le titre de pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier d’ici 2021. Il en va de même pour les conseillers qui se­ront re­cru­tés à l’ave­nir.

« La pla­ni­fi­ca­tion fi­nan­cière a tou­jours fait par­tie de notre ADN. On l’amène main­te­nant à un autre ni­veau », af­firme Claude Pa­quin en pré­ci­sant que tous les coûts as­so­ciés à l’ob­ten­tion du titre de pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier sont as­su­més par In­ves­tors.

Pour l’ins­tant, le quart des conseillers du Groupe In­ves­tors sont ti­tu­laires de ce titre, tan­dis que 15 % de plus de­vraient l’ob­te­nir d’ici 6 à 12 mois. Tous les autres en sont à di­verses étapes du pro­ces­sus, qui com­prend no­tam­ment un cours de 54 heures de l’Ins­ti­tut qué­bé­cois de pla­ni­fi­ca­tion fi­nan­cière ( IQPF).

Les conseillers qui n’ont pas la for­ma­tion uni­ver­si­taire né­ces­saire pour l’ob­ten­tion du titre doivent s’ins­crire à un pro­gramme intensif de for­ma­tion d’une du­rée ap­proxi­ma­tive de six mois. « C’est un cours exi­geant et très dif­fi­cile », fait va­loir Claude Pa­quin, qui s’at­tend d’ailleurs à ce que des conseillers échouent en cours de route. « Je se­rais très éton­né qu’on ait 100 % de réus­site. »

Cer­tains conseillers, prin­ci­pa­le­ment par­mi les plus âgés qui ap­prochent de la re­traite, ont pré­fé­ré s’abs­te­nir. En règle gé­né­rale, « il y a un grand en­thou­siasme de la part de nos conseillers », note Claude Pa­quin. Par ailleurs, le vi­rage en­tre­pris par le Groupe In­ves­tors a at­ti­ré son lot de nou­velles can­di­da­tures par­mi les pla­ni­fi­ca­teurs fi­nan­ciers tra­vaillant au sein d’aut res inst itut ions fi­nan­cières.

Le pro­gramme de stage, mis sur pied en 2010 par le Groupe In­ves­tors en col­la­bo­ra­tion avec des uni­ver­si­tés qué­bé­coises, a aus­si gran­de­ment contri­bué à re­cru­ter des pla­ni­fi­ca­teurs fi­nan­ciers ces der­nières an­nées. « La moyenne d’âge des conseillers est éle­vée et on vou­lait donc em­bau­cher des conseillers plus jeunes et mieux for­més » , ex­plique-t-il.

Les sta­giaires, dont un grand nombre étu­dient en comp­ta­bi­li­té, sont em­bau­chés pen­dant 12 se­maines au cours des­quelles ils s’im­prègnent du tra­vail quo­ti­dien d’un conseiller ou d’un ges­tion­naire de por­te­feuille. Ils sont aus­si ap­pe­lés à tra­vailler dans les dif­fé­rents bu­reaux ré­gio­naux. Or, le suc­cès est tel que près de la moi­tié (43 %) des quelque 180 sta­giaires en­ga­gés par In­ves­tors de­puis 2010 y sont au­jourd’hui conseillers à temps plein.

« Le rap­pro­che­ment avec les uni­ver­si­tés a dé­mar­ré tran­quille­ment, sans qu’on sache trop où ça nous mè­ne­rait. Mais ce fut une ré­vé­la­tion et c’est as­su­ré­ment un de nos très bons coups », se ré­jouit Claude Pa­quin. La firme a même pous­sé plus loin sa col­la­bo­ra­tion avec des uni­ver­si­tés qué­bé­coises en s’as­so­ciant aux Jeux du Com­merce, une com­pé­ti­tion uni­ver­si­taire re­grou­pant quelque 1 000 étu­diants de 13 uni­ver­si­tés de l’est du Ca­na­da, ce qui lui donne aus­si l’oc­ca­sion de faire du re­cru­te­ment.

Plus de 70 % de la va­leur ajou­tée ap­por­tée par le conseiller en ser­vices fi­nan­ciers se re­trouve dans le gam­ma. — Claude Pa­quin

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.