Sa­chez sur­pas­ser les mar­chés et les im­pôts.

Les conseillers se­raient trop peu nom­breux à abor­der les gens d’af­faires.

Finance et Investissement - - LA UNE - PAR JEAN- FRAN­ÇOIS BARBE

« nous n’es­sayons pas de sur­pas­ser les mar­chés, mais les im­pôts. »

Cette for­mule- choc se trouve dans un livre que le conseiller en sé­cu­ri­té fi­nan­cière Marc Bé­ru­bé vient de pu­blier. Elle vise à dé­fi­nir sa va­leur ajou­tée au­près de sa clien­tèle cible, les en­tre­pre­neurs et les pro­fes­sion­nels.

In­ti­tu­lé Jus­qu’au bout et dis­tri­bué sur le site d’Ama­zon ( la ver­sion an­glaise, Going The Dis­tance: Low- Risk Stra­te­gies For Pro­tec­ting & Gro­wing Your Wealth, est pré­sen­te­ment dis­po­nible et la ver­sion en fran­çais le se­ra à comp­ter de dé­cembre), ce livre de près de 120 pages peut res­sem­bler à une carte pro­fes­sion­nelle des­ti­née à re­joindre des clients po­ten­tiels ha­bi­tués à pen­ser par eux- mêmes. Une « coû­teuse » carte pro­fes­sion­nelle.

« De la ré­dac­tion jus­qu’à la pu­bli­ca­tion fi­nale, ce livre m’a pris en­vi­ron un an et de­mi. J’ai dû re­lire le ma­nus­crit une soixan­taine de fois ! À rai­son d’en­vi­ron 2 heures par se­maine, je pense y avoir consa­cré entre 150 et 200 heures », dit Marc Bé­ru­bé.

Mais pour­quoi avoir in­ves­ti tout ce temps à écrire un livre ? N’au­rait-il pas été plus ren­table de consa­crer ce temps à sus­ci­ter des ré­fé­rences des clients ac­tuels ?

« De nom­breux pro­prié­taires d’en­tre­prise et pro­fes­sion­nels ignorent leurs be­soins d’as­su­rance et de pla­ni­fi­ca­tion fis­cale. J’ai vul­ga­ri­sé des concepts com­plexes en as­su­rance et en fis­ca­li­té s’ap­pli­quant à leurs si­tua­tions. Sup­po­sons qu’un concept du livre cor­res­pond aux be­soins d’un client po­ten­tiel ; je pour­rais alors lui re­mettre un exem­plaire du livre en in­di­quant le cha­pitre per­ti­nent. Et si ce client ma­ni­feste de l’in­té­rêt, je pour­rais lui pro­po­ser de ren­con­trer un de nos spé­cia­listes », ex­plique Marc Bé­ru­bé.

« LES RÈGLES FIS­CALES NE BOUGENT PAS »

La pro­po­si­tion de Marc Bé­ru­bé de « battre » les im­pôts pique la cu­rio­si­té. Est-elle réa­liste ?

« On peut bâ­tir les meilleurs por­te­feuilles au monde, mais on ne peut pas contrô­ler les mar­chés. En re­vanche, les règles fis­cales, elles, ne bougent pas... ou ra­re­ment ! Nos stra­té­gies op­ti­misent la fis­ca­li­té et les avoirs pour la re­traite de nos clients », ex­plique-t-il.

Après avoir com­men­cé sa car­rière, en 1999, à titre de conseiller en sé­cu­ri­té fi­nan­cière pour la Lon­don Life, Marc Bé­ru­bé a fon­dé Coa­ching Fi­nan­cier Trek en 2002. Près de 30 per­sonnes tra­vaillent aux bu­reaux la­val­lois du ca­bi­net, dont 12 conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière. As­so­cié à la Fi­nan­cière Li­ber­té 55, ce ca­bi­net dis­pose d’une en­tente de dis­tri­bu­tion avec le Groupe Cloutier.

« Nous sommes un "gros pe­tit ca­bi­net". En rai­son de nos liens de dis­tri­bu­tion avec la Lon­don L ife et le Groupe C lout ier, nous avons ac­cès à une très large gamme de pro­duits. Nous avons le meilleur des deux mondes ! » dit Marc Bé­ru­bé.

Et à en ju­ger par sa crois­sance, la for­mule de Coa­ching Fi­nan­cier Trek réus­sit à son fon­da­teur.

Se­lon le der­nier clas­se­ment du ma­ga­zine Ca­na­dian Bu­si­ness, le ca­bi­net se si­tue au 3e rang qué­bé­cois et au 12e rang ca­na­dien des so­cié­tés fi­nan­cières à la crois­sance la plus ra­pide ( https://ti­nyurl.com/yapwz­j7x). D’après les chiffres de Ca­na­dian

Bu­si­ness, le taux de crois­sance de Coa­ching Fi­nan­cier Trek au­rait at­teint 281 % de 2011 à 2016.

NOM­BREUSES STRA­TÉ­GIES

Jus­qu’au bout met en ve­dette une di­zaine de stra­té­gies. Cha­cune est ex­pli­quée en quelques pages. En voi­ci quelques-unes. L’as­su­rance in­va­li­di­té et ma­la­dies graves avec ave­nants don­nant lieu au rem­bour­se­ment des primes ; le fi­nan­ce­ment d’un compte de di­vi­dendes en ca­pi­tal ( CDC) au moyen d’une as­su­rance vie ; l’achat d’as­su­rance ma­la­dies graves et d’as­su­rance vie par l’en­tre­prise et le ver­se­ment des primes payées à la per­sonne as­su­rée grâce à une conven­tion de pro­prié­té par­ta­gée ; l’achat d’as­su­rance vie sur la tête des pa­rents et le ver­se­ment de l’in­dem­ni­té de dé­cès à une so­cié­té de por­te­feuille par l’in­ter­mé­diaire du CDC ; le ver­se­ment d’une rente ados­sée à une as­su­rance vie.

MAR­CHÉ PEU EX­PLOI­TÉ

L’ap­proche de Marc Bé­ru­bé pour­rait- elle ins­pi­rer d’autres conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière sou­cieux de sou­li­gner leur dif­fé­rence aux yeux des clien­tèles convoi­tées que sont les pro­prié­taires d’en­tre­prise et les pro­fes­sion­nels ?

D’après le fis­ca­liste et pré­sident de l’agent gé­né­ral AFL Groupe Fi­nan­cier, l’angle d’at­taque est pro­met­teur.

« Ce que les en­tre­pre­neurs dé­testent le plus, ce sont les im­pôts. Bien que chaque cas soit dif­fé­rent, on peut, grâce aux pro­duits d’as­su­rance et aux stra­té­gies fis­cales évo­luées, ré­duire la fac­ture fis­cale des en­tre­pre­neurs et pro­fes­sion­nels », dit Yan Char­bon­neau.

En outre, ce mar­ché se­rait peu ex­ploi­té.

« Les conseillers sont trop peu nom­breux à abor­der les gens d’af­faires. Trop d’en­tre­pre­neurs se re­trouvent fin seuls face à leurs be­soins d’as­su­rance et d’op­ti­mi­sa­tion des struc­tures fis­cales », constate Yan Char­bon­neau.

Mais gare aux conclu­sions ra­pides.

« Les concepts fis­caux adap­tés aux en­tre­prises et aux en­tre­pre­neurs ne sont pas simples à mettre en oeuvre. Les conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière qui s’y in­té­ressent ont avan­tage à s’en­tou­rer de fis­ca­listes com­pé­tents. Car tout est là ! » pré­vient Yan Char­bon­neau.

De nom­breux pro­prié­taires d’en­tre­prise et pro­fes­sion­nels ignorent leurs be­soins d’as­su­rance et de pla­ni­fi­ca­tion fis­cale.

— Marc Bé­ru­bé

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.