La re­cherche de pointe peut rap­por­ter

Finance et Investissement - - ÉCONOMIE ET RECHERCHE - Par Jean- Fran­çois Barbe

Les in­ves­tis­seurs au­raient tout à ga­gner à s’in­té­res­ser aux re­cherches de pointe qui dé­tectent des in­ef­fi­ciences de mar­ché. Mais le font- ils ? Se­lon les cher­cheurs Da­vid McLean et Jef­frey Pon­tiff, qui ont ana­ly­sé quelque 100 va­riables, près de la moi­tié des in­ef­fi­ciences re­pé­rées dans ces re­cherches se cor­rigent très ra­pi­de­ment, dès leur pu­bli­ca­tion. Au­tre­ment dit, les in­ves­tis­seurs s’adaptent vite aux nou­velles connais­sances ( https://ti­nyurl. com/ydd32l­tu). Une autre étude de ces deux au­teurs met tou­te­fois un bé­mol : les ana­lystes bour­siers sont lents à in­té­grer les ré­sul­tats de la re­cherche de pointe. Se­lon eux, les in­ves­tis­seurs qui suivent les re­com­man­da­tions des ana­lystes contri­bue­raient plu­tôt à ren­for­cer les in­ef­fi­ciences re­pé­rées par la re­cherche ! Mais heu­reu­se­ment pour eux, les ana­lystes in­cor­porent gra­duel­le­ment, bien que len­te­ment, les avan­cées de la re­cherche. Les au­teurs es­timent que les re­com­man­da­tions d’achat des ana­lystes n’ont pas de va­leur pré­dic­tive sur les ré­sul­tats d’en­tre­prises, contrai­re­ment à leurs re­com­man­da­tions de vendre, qui, elles, pré­fi­gurent cor­rec­te­ment des bé­né­fices en baisse ( https://ti­nyurl. com/y6­wryx­lo).

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