Gran­dir grâce à son en­tou­rage pro­fes­sion­nel

Le men­to­rat est avant tout une re­la­tion ré­ci­proque.

Finance et Investissement - - RELÈVE.COM - PAR PHILIPPINE DE TINGUY

ju­lie la­voie a oc­cu­pé de nom­breux postes de­puis son ar­ri­vée à la Banque Na­tio­nale, en 1999. Au­jourd’hui lea­der prin­ci­pal au Bu­reau de la trans­for­ma­tion, elle doit en grande par­tie son as­cen­sion à son en­tou­rage pro­fes­sion­nel.

Tra­vailler avec des per­sonnes cu­rieuses, que ce soit des col­lègues, des coachs, des ges­tion­naires ou des men­tors, per­met d’évo­luer, mais aus­si de voir les choses sous un angle dif­fé­rent.

« En in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, tu ne com­prends pas tou­jours où s’en va l’or­ga­ni­sa­tion, sur­tout quand tu es jeune », illustre Ju­lie La­voie, dont le rôle au sein du Bu­reau de la trans­for­ma­tion est de s’as­su­rer que la Banque Na­tio­nale est en phase avec les be­soins des clients, par exemple en ce qui a trait aux nou­velles tech­no­lo­gies.

Elle pense que l’en­tou­rage a une grande in­fluence à bien des égards. Elle a ain­si re­çu de nom­breux conseils, tant sur la fa­çon de mon­ter une en­tre­prise que sur celle de de­ve­nir un lea­der. « Je sais que j’ai la même in­fluence, ajoute-t- elle. Et l’on n’a pas for­cé­ment be­soin qu’il y ait de lien hié­rar­chique. »

Comme le dé­ve­lop­pe­ment se fait aus­si dans l’ac­tion, les ges- tion­naires ont quant à eux la res­pon­sa­bi­li­té d’ai­der leurs em­ployés à mettre leur ap­pren­tis­sage en pra­tique. « J’ai moi-même eu des ges­tion­naires qui se sont avé­rés d’ex­cel­lents coachs », re­late Ju­lie La­voie.

UNE RE­LA­TION RÉ­CI­PROQUE

Ju­lie La­voie a pu comp­ter sur l’ac­com­pa­gne­ment de men­tors à chaque étape de sa car­rière. Elle n’a d’ailleurs ja­mais es­suyé de re­fus. « Les gens sont contents de le faire, se ré­jouit- elle. De mon cô­té, je ne dis pas sou­vent non quand on me de­mande de l’aide. »

Pour bien choi­sir son men­tor, il faut d’abord bien cer­ner ses be­soins, dit Ju­lie La­voie. Elle s’est donc tour­née vers des per­sonnes qu’elle trou­vait ins­pi­rantes et avec les­quelles elle a bâ­ti une re­la­tion de confiance.

« Les men­tors nous aident à va­li­der nos ques­tion­ne­ments, re­con­naît- elle. Comme un mi­roir, ils re­flètent nos pen­sées plu­tôt que de nous don­ner des so­lu­tions. »

« Quand ça n’avan­çait pas comme je le vou­lais, on me di­sait de me pré­pa­rer pour être fin prête à li­vrer le mo­ment ve­nu au l ieu d’être im­pa­tiente, se sou­vient- elle. C’est l’un des meilleurs conseils que j’ai re­çus. »

Mais le men­to­rat est avant tout une re­la­tion ré­ci­proque. « Je de­mande de la ré­tro­ac­tion aux jeunes pro­fes­sion­nels que j’ac­com­pagne, conclut Ju­lie La­voie. Ça me per­met aus­si de m’amé­lio­rer. »

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