In­dus­trielle Al­liance, la pré­fé­rée.

Cet as­su­reur s’illustre en­core une fois cette an­née.

Finance et Investissement - - LA UNE - PAR FRÉ­DÉ­RIC ROY

les conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière du Qué­bec ont une per­cep­tion fa­vo­rable d’iA Groupe fi­nan­cier, d’après la qua­trième édi­tion du Ba­ro­mètre de l’ as­su­rance de Fi­nance et In­ves­tis­se­ment.

Par­mi la sé­lec­tion des plus im­por­tantes com­pa­gnies d’as­su­rance fai­sant des af­faires au Qué­bec éva­luées par les conseillers son­dés, ceux- ci consi­dèrent cet as­su­reur qué­bé­cois comme ayant l’une des meilleures offres de ser­vices pour l’en­semble des sec­teurs de l’in­dus­trie de l’as­su­rance, soit l’as­su­rance vie, les pres­ta­tions du vi­vant et les rentes et fonds dis­tincts.

Par ailleurs, en huit ans, soit de 2010 à 2017, iA Groupe fi­nan­cier a ac­cru sa part de mar­ché au Qué­bec de 4,1 points de pour­cen­tage en termes de primes brutes sous­crites, at­tei­gnant 17,3 %, et est de­ve­nu le plus im­po­sant as­su­reur au Qué­bec, de­vant Des­jar­dins Sé­cu­ri­té fi­nan­cière

( DSF) (16,5 %). En moyenne, les conseillers fai­sant af­faire avec eux ca­na­lisent 35,8 % de leurs af­faires pour iA, et 38,8 % pour DSF, d’après notre étude.

De plus, à la fin de mai 2018, iA Groupe fi­nan­cier était le troi­sième as­su­reur au Ca­na­da sur le plan des ac­tifs sous ges­tion en fonds dis­tincts, avec 14,7 G$, der­rière les deux géants ca­na­diens Fi­nan­cière

Ma­nu­vie ( 36,0 G$) et Great-West ( 32,5 G$), d’après les chiffres com­pi­lés par Stra­te­gic In­sight.

Par ailleurs, in­ter­ro­gés sur la meilleure fa­mille de fonds dis­tincts au pays, les conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière qua­li­fient les pro­duits d’iA Groupe fi­nan­cier comme deuxième meilleure fa­mille, der­rière Ma­nu­vie.

Comme l’an der­nier, sur les 22 élé­ments éva­lués, lors­qu’on a de­man­dé aux conseillers son­dés quelle com­pa­gnie d’as­su­rance a, se­lon eux, la meilleure offre de ser­vices, l’as­su­reur s’est clas­sé pre­mier à 16 re­prises. Dans le sec­teur des rentes et des fonds dis­tincts, iA do­mine par­mi les prin­ci­paux as­su­reurs fai­sant des af­faires au Qué­bec, alors que la ma­jo­ri­té simple des conseillers ré­pon­dants l’ont dé­fi­ni comme la com­pa­gnie ayant la meilleure offre sur les sept cri­tères éva­lués.

La so­cié­té est d’ailleurs lar­ge­ment la plus im­por­tante au Qué­bec en ma­tière de rente in­di­vi­duelle, avec 937,2 M$ de primes di­rectes sous­crites en 2017, ce qui est pra­ti­que­ment neuf fois su­pé­rieur à la moyenne des prin­ci­paux as­su­reurs du Qué­bec, soit 106,3 M$ pour la même pé­riode, d’ après le « Rap­port an­nuel sur les ins­ti­tu­tions fi­nan­cières » de l’Au­to­ri­té

des mar­chés fi­nan­ciers ( AMF). Son plus proche concur­rent dans ce sec­teur l’an­née der­nière a été La Ca­pi­tale, qui a cu­mu­lé 337,3 M$ en primes di­rectes sous­crites. L’as­su­reur de Qué­bec fait d’ailleurs une pre­mière ap­pa­ri­tion cette an­née par­mi les firmes pré­fé­rées des conseillers. Les conseillers son­dés ont re­mar­qué son trai­te­ment des nou­velles sous­crip­tions en rentes et en fonds dis­tincts.

Faire par­tie du groupe sé­lect du top 4 des as­su­reurs pré­fé­rés par les ré­pon­dants n’est pas chose fa­cile. Cette an­née,

Em­pire Vie ( as­su­rance vie), pour ses pro­duits d’as­su­rance vie per man ente;RBC

As­su­rances ( pres­ta­tions du vi­vant), pour ses ac­ti­vi­tés de for­ma­tion aux conseillers ; SSQ

As­su­rance ( rentes et fonds dis­tincts), pour son ser­vice à la clien­tèle aux conseillers et La Ca­pi­tale ont été clas­sés par les conseillers ré­pon­dants par­mi les meilleurs pour plu­sieurs élé­ments son­dés ( voir le ta­bleau ci- des­sous).

BAISSE DE LA DI­VER­SI­TÉ

Le Ba­ro­mètre 2018 de l’as­su­rance ré­vèle que les ré­pon­dants tra­vaillent en moyenne avec 6,2 as­su­reurs. D’ailleurs, entre 2015 et 2018, le nombre d’as­su­reurs avec qui les conseillers font des af­faires a di­mi­nué de 0,8.

Ceux qui re­viennent le plus sou­vent dans la sé­lec­tion d’as­su­reurs d’un consei l ler sont Ma­nu­vie ( 54,5 %), iA Groupe fi­nan­cier ( 51,5 %), Ca­na­da-Vie (45,5 %), RBC As­su­rances (42,4 %) ain­si qu’Hu­ma­nia ( 42,4 %). Concrè­te­ment, ce­la si­gnif ie qu’un conseiller en sé­cu­ri­té fi­nan­cière sur deux a Ma­nu­vie et iA Groupe fi­nan­cier dans son éven­tail de pro­duits of­ferts au client, par exemple.

De plus, cha­cun des as­su­reurs de ce groupe re­çoit en mé­diane 10 % des af­faires des ré­pon­dants. Ain­si , les consei l lers ne concentrent pas leurs ventes au­près d’un seul ma­nu­fac­tu­rier.

Fait in­té­res­sant, lors­qu’un consei l ler fait af­faire avec

Lon­don Life, il lui en­voie en mé­diane 60 % de ses af­faires. Il est à no­ter que les deux tiers de ces ré­pon­dants font par­tie d’un des ré­seaux car­rière de la so­cié­té mère du ma­nu­fac­tu­rier.

PO­PU­LA­RI­TÉ CONSTANTE DES TEM­PO­RAIRES

Pour une qua­trième an­née, les pro­duits d’as­su­rance vie tem­po­raire ont été déf in­is comme le type de pro­duit qui connaît la plus forte crois­sance dans les af­faires des ré­pon­dants, et ce, pour 34,3 % d’entre eux (voir le ta­bleau en haut, à droite).

« Les be­soins en as­su­rance sont presque tou­jours tem­po­raires, donc nous ven­dons beau­coup de po­lices d’as­su­rance vie tem­po­raire », dit un ré­pon­dant. Cette réa­li­té des conseillers est co­hé­rente avec le fait que la moi­tié des conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière ré­pon­dants ont af­fir­mé que l’as­su­rance vie tem­po­raire est le pro­duit qu’ils dis­tri­buent le plus sou­vent en quan­ti­té.

En fait, les pro­duits d’as­su­rance vie, per­ma­nents et tem­po­raires, re­pré­sentent plus de 80 % des pro­duits dis­tri­bués par les ré­pon­dants en quan­ti­té.

« Mes clients veulent des primes fixes » , ex­plique un conseiller son­dé pour ex­pli­quer que les po­lices d’as­su­rance vie per­ma­nente sont le pro­duit qui connaît la plus forte crois­sance dans ses af­faires.

Les pro­duits de soins de longue du­rée (1,4 %), ceux d’as­su­rance col­lec­tive ( 4,3 %), de ma­la­dies graves ( 4,3 %) et d’in­va­li­di­té (10 %) re­viennent comme étant les moins dis­tri­bués, par­mi les pro­duits des ré­pon­dants.

RE­VE­NUS BRUTS CONCEN­TRÉS

Les re­ve­nus des conseillers en sé­cu­ri­té fi­nan­cière pro­ve­nant des frais d’ac­qui­si­tion re­por­tés ( FAR) et de frais d’ac­qui­si­tion ré­duits, aus­si dé­si­gnés comme low load, lors de la vente de fonds dis­tincts, ne sont pas me­na­cés de dis­pa­ri­tion, con­trai­re­ment aux FAR des fonds com­muns de pla­ce­ment.

C’est une chance pour eux, puisque 76,1 % de leurs re­ve­nus bruts pro­ve­nant de la dis­tri­bu­tion de fonds dis­tincts sont rat­ta­chés à ce type de ré­mu­né­ra­tion, ré­vèle notre son­dage (voir le ta­bleau en haut, à droite).

Les Au­to­ri­tés ca­na­diennes en va­leurs mo­bi­lières et le Con­seil ca­na­dien des res­pon­sables de la ré­gle­men­ta­tion d’as­su­rance dis­cutent des pra­tiques de ré­mu­né­ra­tion des conseillers et des conflits d’in­té­rêts en as­su­rances de per­sonnes, mais rien n’a été dé­ci­dé pour le mo­ment . Tou­te­fois, à titre de ré­gu­la­teur in­té­gré, l’Au­to­ri­té des mar­chés fi­nan­ciers dé­cla­rait en juin qu’elle pour­sui­vra ses ré­flexions si­mi­laires en­ta­mées dans le do­maine de l’as­su­rance, no­tam­ment celle por­tant sur la ges­tion des in­ci­ta­tifs et celle amor­cée avec ses pairs ré­gu­la­teurs ca­na­diens en vue de main­te­nir un en­ca­dre­ment réglementaire har­mo­ni­sé entre les or­ga­nismes de pla­ce­ment col­lec­tif et les or­ga­nismes de fonds dis­tincts. Les dif­fé­rentes par­ties pre­nantes se­ront in­ter­pel­lées en temps op­por­tun pour par­ti­ci­per à ces ré­flexions.

iA Groupe fi­nan­cier est l’as­su­reur pré­fé­ré des conseillers.

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