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sup­po­sant qu’il y ait une cer­taine per­sis­tance dans [ le taux de ro­ta­tion], les por­teurs de parts de ce fonds de­vraient être pré­pa­rés à la cris­tal­li­sa­tion com­plète des gains en ca­pi­tal et à leur dis­tri­bu­tion au cours des deux pro­chaines an­nées. »

Les ana­lystes ont aus­si exa­mi­né les fonds ayant les ac­tifs les plus im­por­tants de leur échan­tillon. Ils notent que le Fonds ca­na­dien de di­vi­dendes RBC avait un ratio des gains en ca­pi­tal de 32,6 %, et un taux de ro­ta­tion moyen sur trois ans de 13,3 %. Pour le Fonds Fi­de­li­ty Re­ve­nu men­suel, ces chiffres étaient de 8,9 % et 38 % res­pec­ti­ve­ment, et pour le fonds Fi­de­li­ty Étoile du Nord, de 14,4 % et 39,3 % res­pec­ti­ve­ment.

MEILLEURE REN­TA­BI­LI­TÉ FIS­CALE

L’ana­lyse ré­vèle des fonds qui étaient as­sor­tis d’une bonne ef­fi­ca­ci­té fis­cale, en ce sens qu’ils ont une perte en ca­pi­tal la­tente im­por­tante.

« Pre­nez le pre­mier fonds sur la liste, le Fonds Fi­de­li­ty Mondial. Son ratio de gains en ca­pi­tal s’est éta­bli à -124 %. Ce­la si­gni­fie que, toutes choses étant égales par ailleurs, le fonds de­vrait s’ap­pré­cier de 124 % et que tous ses gains de­vraient être cris­tal­li­sés avant que le fonds ne soit à nou­veau en me­sure de dis­tri­buer des gains en ca­pi­tal. Con­si­dé­rez ce­la comme le "seuil de ren­ta­bi­li­té fis­cale" du fonds. Il pour­rait s’écou­ler des an­nées avant que cer­tains des fonds puissent même po­ten­tiel­le­ment payer une dis­tri­bu­tion de gains en ca­pi­tal. »

Ces fonds sont des exemples de si­tua­tions dans les­quelles les pro­blèmes qu’ont ren­con­trés les in­ves­tis­seurs dans le pas­sé offrent dé­sor­mais un avan­tage aux in­ves­tis­seurs ac­tuels et fu­turs. « Bon nombre des pro­duits énu­mé­rés étaient beau­coup plus gros à un mo­ment don­né et ont en­suite connu une pé­riode de faible per­for­mance. Cette faible per­for­mance a en­traî­né des re­ports de pertes en ca­pi­tal pour les fonds, puis dans les an­nées sui­vantes, beau­coup de ces fonds ont connu des vagues de ra­chats ( le Fonds Fi­de­li­ty Mondial sus­men­tion­né a été 10 fois plus im­por­tant qu’au­jourd’hui). Ain­si, les pertes su­bies par ces fonds lors­qu’ils étaient beau­coup plus im­por­tants sont main­te­nant ex­trê­me­ment bé­né­fiques pour les in­ves­tis­seurs d’au­jourd’hui » , lit- on dans l’étude d’IAVM. Si un conseiller pré­voit ef­fec­tuer un nou­vel in­ves­tis­se­ment dans un compte non en­re­gis­tré, il peut être ju­di­cieux de dé­ter­mi­ner s’il existe des op­tions ap­pro­priées dans la liste des fonds ayant des ra­tios de pertes fis­cales im­por­tants, es­timent les ana­lystes d’IAVM : « Nous ne conseillons pas que les consi­dé­ra­tions fis­cales soient les prin­ci­paux élé- ments de toute dé­ci­sion d’in­ves­tis­se­ment, mais il se­rait im­pru­dent de ne pas en te­nir compte. »

LE REN­DE­MENT AVANT LA FIS­CA­LI­TÉ

Te­nir compte de la fis­ca­li­té lors de l’achat d’un fonds est per­ti­nent, puisque l’écart entre les dif­fé­rents fonds est éton­nant, es­time Da­ny Pro­vost, di­rec­teur pla­ni­fi­ca­tion fi­nan­cière et fis­cale, Centre fi­nan­cier SFL, Ci­té de Mont­calm. Tou­te­fois, la fis­ca­li­té ne doit pas être le cri­tère de dé­ci­sion le plus im­por­tant. « L’ob­jec­tif nu­mé­ro 1 en in­ves­tis­se­ment est le ren­de­ment après im­pôt. Évi­dem­ment que la fis­ca­li­té est im­por­tante, mais au­cune op­ti­mi­sa­tion fis­cale ne peut battre un bon ren­de­ment à la base », dit Da­ny Pro­vost.

Pour les clients par­ti­cu­liers, les ren­de­ments qu’on sou­haite gé­né­ra­le­ment éli­mi­ner sont es­sen­tiel­le­ment les re­ve­nus d’in­té­rêts et de sources étran­gères, les­quels sont plus lour­de­ment im­po­sés, in­dique Tho­mas Jo­lin, di­rec­teur stra­té­gies d’in­ves­tis­se­ment, Centre fi­nan­cier SFL, Ci­té de Mont­calm : « Le gain en ca­pi­tal de­meure une source de re­ve­nu im­po­sable in­té­res­sante. » Or, l’ana­lyse d’IAVM ne traite pas des re­ve­nus d’in­té­rêts et de sources étran­gères.

« Li­mi­ter les dis­tri­bu­tions, dans un contexte de so­cié­té par ac­tions, re­pré­sente tou­te­fois un ob­jec­tif en ma­tière de ges­tion des ac­tifs. Comme nous de­vons li­mi­ter les re­ve­nus pas­sifs à 50 000 $ pour évi­ter la perte pro­gres­sive de la dé­duc­tion pour pe­tite en­tre­prise ( DPE), les ma­nu­fac­tu­riers af­fi­chant des pertes im­por­tantes ont un avan­tage cer­tain », in­dique Tho­mas Jo­lin.

Une ana­lyse com­plète de la fis­ca­li­té avant l’achat de fonds peut donc ap­por­ter une va­leur ajou­tée au client, bien que ce­la puisse re­pré­sen­ter beau­coup de tra­vail, d’après Da­ny Pro­vost. « Ma re­com­man­da­tion pour les comptes taxables est de valider au­près des ma­nu­fac­tu­riers avant de pro­cé­der. Ils sont gé­né­ra­le­ment très hon­nêtes et de bon con­seil sur cette ques­tion. Il n’est pas rare de les voir in­ter­ve­nir lors­qu’une tran­sac­tion se fait à quelques jours d’une dis­tri­bu­tion », ajoute Tho­mas Jo­lin.

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