Une ci­toyenne en a marre des ir­ri­tants sur sa qua­li­té de vie

Flambeau Mercier-Anjou - - LA UNE - STEVE CARON steve. caron@ tc. tc

Le mi­nis­tère des Trans­ports avait an­non­cé que la se­conde phase des tra­vaux d’op­ti­mi­sa­tion de l’au­to­route 25 ne se­rait pas fa­cile pour les ré­si­dents de la rue Cu­rat­teau; Mar­jo­laine Lan­glois ne s’at­ten­dait tou­te­fois pas à ce que ce soit si dif­fi­cile.

De­puis plu­sieurs se­maines, la dame ne dort que deux ou trois heures par nuit. Elle a beau se cou­cher avec des bou­chons, le bruit des tra­vaux per­turbe son som­meil.

Quand ce n’est pas le bip- bip- bip des si­rènes de re­cul des ca­mions, c’est le bang- bang- bang sur le chan­tier.

« Les tra­vaux ont lieu de jour, de soir et de nuit. Du 23 mai à la mi- juin, nous avons eu droit à neuf nuits, 13 soirs et deux fins de se­maine sur trois de tra­vaux. Nous n’avons au­cun ré­pit » , dé­plore la ré­si­dente qui ha­bite rue Cu­rat­teau.

La si­tua­tion est telle que pour avoir un peu de tran­quilli­té, la ci­toyenne doit quit­ter sa ré­si­dence le plus sou­vent pos­sible pour al­ler se re­po­ser à l’ex­té­rieur de la mé­tro­pole.

« C’est tel­le­ment in­fer­nal qu’une nuit, vers 2h du ma­tin, j’ai vu ma voi­sine quit­ter sa ré­si­dence en voi­ture. Elle al­lait dor­mir à l’ex­té­rieur! » , in­dique- t- elle.

Les tra­vaux ont des consé­quences sur la san­té de Mme Lan­glois. Le manque de som­meil la rend ir­ri­table et an­xieuse. Sa pa­tience a at­teint ses li­mites.

Son fils Phi­lippe, qui ha­bite avec sa mère, res­sent éga­le­ment l’im­pact des tra­vaux et du manque de som­meil. Ses jour­nées au tra­vail sont plus dif­fi­ciles, la concen­tra­tion n’est pas tou­jours au ren­dez- vous et son stress a aug­men­té.

Il faut le vivre pour com­prendre réel­le­ment, dit- il.

Outre le bruit, il y a éga­le­ment le pro­blème de la pous­sière, du pas­sage des ca­mion­neurs dé­lin­quants, des ou­vriers qui laissent rou­ler leur mo­teur et plus en­core.

Des ir­ri­tants qui minent le quo­ti­dien des ri­ve­rains dans la zone des tra­vaux.

« Nous n’avons plus au­cune qua­li­té de vie. Nous de­vons gar­der les fe­nêtres fer­mées. En rai­son de la pous­sière, j’ai de la dif­fi­cul­té à res­pi­rer. Ce n’est vrai­ment pas drôle » , dé­plore Mme Lan­glois.

Au mo­ment de l’en­tre­vue, en une heure TC Me­dia a pu aper­ce­voir une di­zaine de ca­mions qui n’au­raient pas dû se trou­ver rue Cu­rat­teau.

Au dire de la ci­toyenne, c’est comme ça plu­sieurs fois par se­maine.

« Je suis à la re­traite. J’ai dé­jà comp­té plus de 250 ca­mions dé­lin­quants en une jour­née. Tout est ins­crit dans mes deux ca­hiers de notes » , de mon­trer la dame.

Quand celle- ci se plaint au mi­nis­tère des Trans­ports, ce der­nier lance la balle aux contrô­leurs rou­tiers et aux po­li­ciers.

« Le mi­nis­tère m’a écrit qu’il tente de mi­ni­mi­ser le plus pos­sible tous les in­con­vé­nients pour les ci­toyens, que des sui­vis sont faits au­près de l’en­tre­pre­neur et que des cor­rec­tifs sont ap­por­tés. C’est une vraie farce » , croit plu­tôt la ré­si­dente.

TC Me­dia a re­çu une ré­ponse iden­tique de la part du mi­nis­tère des Trans­ports.

« Chaque fois que nous re­ce­vons des plaintes, il y a un sui­vi fait au­près de l’en­tre­pre­neur ou des par­te­naires du pro­jet. Nous pre­nons tous les moyens pour mi­ni­mi­ser les nui­sances aux ci­toyens » , nous a- t- on écrit.

Force est de consta­ter que ce n’est pas à la sa­tis­fac­tion des ré­si­dents.

( Pho­to TC Me­dia – Steve Caron)

La pa­tience de Mme Lan­glois a at­teint ses li­mites. La ci­toyenne en a marre des tra­vaux d’op­ti­mi­sa­tion de l’au­to­route 25 à proxi­mi­té de sa ré­si­dence et ana­lyse la pos­si­bi­li­té d’en­ta­mer un re­cours col­lec­tif contre le mi­nis­tère des Trans­ports.

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