Le pro­jet de SDC dans Mer­cier- Est tombe à l’eau

Flambeau Mercier-Anjou - - LA UNE - STEVE CARON steve. caron@ tc. tc

Plu­tôt que d’al­ler en ré­fé­ren­dum, des com­mer­çants de Ho­che­la­gaTé­treault­ville ont dé­ci­dé de car­ré­ment re­ti­rer leur de­mande pour créer une so­cié­té de dé­ve­lop­pe­ment com­mer­cial ( SDC) dans Mer­cier- Est.

Le 6 juillet der­nier, 41 com­mer­çants des rues Ho­che­la­ga et des Or­meaux se sont dé­pla­cés pour si­gner le re­gistre et si­gni­fier leur op­po­si­tion, soit près de 25 % des gens d’af­faires.

« Nous avons pris acte des op­po­sants au pro­jet. Le mes­sage est clair. Le but de créer une SDC n’est pas de se­mer la dis­corde, mais bien de ras­sem­bler pour mieux tra­vailler. Nous n’irons pas en ré­fé­ren­dum » , de confier en en­tre­vue té­lé­pho­nique Serge Go­din, membre de l’as­so­cia­tion et un des ini­tia­teurs du pro­jet de SDC.

Le co­pro­prié­taire du IGA Go­din est dé­çu de la tour­nure des évé­ne­ments. Il de­meure convain­cu que la créa­tion d’une SDC se­rait po­si­tive pour Mer­cier- Est.

S’as­su­rer d’avoir une offre com­mer­ciale ré­pon­dant aux be­soins des gens, évi­ter les fuites com­mer­ciales, re­vi­ta­li­ser le sec­teur, faire des re­pré­sen­ta­tions po­li­tiques au­près des élus, cour­ti­ser de nou­veaux com­mer­çants pour com­bler les lo­caux va­cants, tout ça de­mande du temps que n’ont pas les com­mer­çants, avance M. Go­din.

Per­sonne ne peut faire ça tout seul et c’est ce qu’au­rait per­mis une res­source comme une SDC, ajoute- t- il.

L’homme d’af­faires est d’avis que l’ar­ri­vée de nou­veaux ré­si­dents dans le sec­teur, no­tam­ment avec la construc­tion de 325 uni­tés d’ha­bi­ta­tion à l’angle des rues Ho­no­ré- Beau­grand et Ho­che­la­ga sur les ter­rains de l’an­cienne cour de voi­rie, au­rait été une belle oc­ca­sion à sai­sir par les com­mer­çants en unis­sant leurs forces.

« Les com­mer­çants per­çoivent sou­vent la co­ti­sa­tion obli­ga­toire pour les membres d’une SDC comme une dé­pense. Ils doivent plu­tôt le voir comme un in­ves­tis­se­ment en rai­son des re­tom­bées éco­no­miques que ce­la amène dans un sec­teur » , croit Jim­my Vi­gneux, di­rec­teur gé­né­ral de la SDC Ho­che­la­ga- Mai­son­neuve.

Par exemple, la SDC Ho­che­la­ga- Mai­son­neuve or­ga­nise des spec­tacles dans les ruelles de Ho­che­la­ga qui at­tirent bon nombre de vi­si­teurs.

« À la fin des re­pré­sen­ta­tions, les res­tau­rants et bars du quar­tier sont rem­plis » , constate M. Vi­gneux.

De plus, les di­verses ac­tions de mar­ke­ting et de pro­mo­tion faites par la SDC per­mettent d’aug­men­ter l’acha­lan­dage sur l’ar­tère, ce qui se tra­duit aus­si par des re­tom­bées éco­no­miques concrètes pour les membres, in­dique le di­rec­teur gé­né­ral.

Des ar­gu­ments sou­vent avan­cés, mais qui n’ont pas convain­cu les op­po­sants à la créa­tion d’une SDC dans Mer­cier- Est.

Lors de la te­nue du re­gistre, plu­sieurs ont plu­tôt com­pa­ré la co­ti­sa­tion à une taxe dé­gui­sée.

PAR­TIE RE­MISE?

Dans les pro­chains mois, l’As­so­cia­tion des com­mer­çants Ho­che­la­ga- Té­treault­ville pour­sui­vra tout de même son tra­vail avec les moyens mo­destes dont elle dis­pose.

Elle conti­nue­ra de pro­mou­voir le quar­tier, ses com­mer­çants et sou­haite aug­men­ter son nombre de membres.

« Nous ten­te­rons de ral­lier plus de gens pour que la pro­chaine fois, le pro­jet de SDC se réa­lise » , ré­sume M. Go­din.

Tou­te­fois, l’as­so­cia­tion de­vra at­tendre mi­ni­ma­le­ment 24 mois avant de pré­sen­ter une nou­velle re­quête comme le sti­pule la ré­gle­men­ta­tion qué­bé­coise.

( Photo gra­cieu­se­té)

Les ac­ti­vi­tés de pro­mo­tion mises en place par une SDC per­mettent de créer de l’acha­lan­dage sur les ar­tères com­mer­ciales se tra­dui­sant par des re­tom­bées éco­no­miques di­rectes pour les com­mer­çants, sou­ligne Jim­my Vi­gneux, di­rec­teur gé­né­ral de la SDC Ho­che­la­ga- Mai­son­neuve.

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