Une ma­jo­ri­té de jeunes pré­oc­cu­pés par le coût des études post­se­con­daires

Flambeau Mercier-Anjou - - LA RENTRÉE 2017 -

Le coût fi­nan­cier des études post­se­con­daires est une source de pré­oc­cu­pa­tion im­por­tante pour plus des deux tiers des jeunes âgés de 18 à 24 ans et de leurs pa­rents.

Des coûts éle­vés

En 2016, les pa­rents qué­bé­cois ont dé­pen­sé en moyenne 921$ par en­fant, tout ni­veau de sco­la­ri­té confon­du ( du pré­sco­laire à l’uni­ver­si­taire), pour les ef­fets sco­laires, les vê­te­ments et les frais d’ins­crip­tion ( ce­la n’in­clut pas les coûts liés à l’hé­ber­ge­ment ni les frais de sub­sis­tance). Ces dé­penses ont d’ailleurs su­bi une im­por­tante hausse de plus de 30% de­puis 2013, alors qu’elles s’éle­vaient à l’époque à 705$. Le coût des études post­se­con­daires re­pré­sente, quant à lui, un in­ves­tis­se­ment de 35 518$ pour deux an­nées de cé­gep à 99 000$ pour ef­fec­tuer cinq an­nées d’études, soit deux an­nées de cé­gep et trois an­nées d’uni­ver­si­té, lo­ge­ment com­pris, en 2017.

Se­lon une étude réa­li­sée par la firme de son­dage CROP pour le Groupe Uni­ver­si­tas sur le fi­nan­ce­ment des études, 68% des jeunes Qué­bé­cois sont pré­oc­cu­pés par les coûts de l’édu­ca­tion post­se­con­daire. Cette pro­por­tion monte à 78% chez des pa­rents in­ter­ro­gés dans le cadre du Ba­ro­mètre Uni­ver­si­tas.

Ce fi­nan­ce­ment peut éga­le­ment de­ve­nir un frein dans la pour­suite des études. Tou­jours se­lon le ba­ro­mètre, 32% des jeunes ont dé­cla­ré ne pas avoir pour­sui­vi d’études post­se­con­daires en rai­son de leurs coûts trop éle­vés.

Pour faire face à ces coûts, de nom­breux jeunes vont tra­vailler ( 54%). En plus de leur em­ploi, plu­sieurs vont éga­le­ment avoir be­soin d’un sou­tien fi­nan­cier ad­di­tion­nel. Se­lon l’étude, 53% des jeunes au­raient re­çu une aide fi­nan­cière de leurs pa­rents et 39% ont ob­te­nu des prêts et bourses.

Se­lon le son­dage, le trois quarts ( 73%) des pa­rents qué­bé­cois épargnent pour per­mettre à leurs en­fants de pour­suivre des études post­se­con­daires et 60 % des fa­milles pri­vi­lé­gient le ré­gime en­re­gis­tré d’épargne- études ( REEE) comme moyen d’épar­gner. Plus de 80% d’entre eux ont op­té pour le REEE en rai­son des gé­né­reuses sub­ven­tions of­fertes par les gou­ver­ne­ments. Si la plu­part des pa­rents as­sument ces dé­penses à même leur compte cou­rant, il est pos­sible de les an­ti­ci­per et d’épar­gner en consé­quence. Voi­ci quelques trucs:

– Réuti­li­ser le ma­té­riel sco­laire de l’an­née pré­cé­dente. S’il est tou­jours en bon état, conser­ver tout le ma­té­riel à la fin d’une an­née sco­laire, et le ré­cu­pé­rer l’an­née sui­vante. – Feuille­ter les cir­cu­laires. Ce­la per­met de dé­ni­cher les meilleurs prix pour les nom­breux ar­ticles de la liste de­man­dée par l’école.

– Évi­ter d’ache­ter en trop grandes quan­ti­tés. En ache­tant « en vrac » , nous avons sou­vent l’im­pres­sion d’éco­no­mi­ser. Ce­pen­dant, si cer­tains ar­ticles ne servent ja­mais, ces achats ne se­ront pas ren­tables.

– Évi­ter de don­ner toutes les four­ni­tures sco­laires à l’en­fant en dé­but d’an­née. Il est inu­tile de mettre toutes les gommes à ef­fa­cer dans l’étui à crayons de son en­fant dès la ren­trée. Il risque de les éga­rer ra­pi­de­ment. Il est pré­fé­rable d’uni­que­ment don­ner le ma­té­riel né­ces­saire pour le dé­but des classes et de faire des ré­ap­pro­vi­sion­ne­ments en cours d’an­née, au be­soin. Le gas­pillage et les pertes se­ront ain­si évi­tés.

– Épar­gner! Tout parent sait que la ren­trée sco­laire est coû­teuse! Par­ti­cu­liè­re­ment pour les fa­milles ayant plu­sieurs en­fants d’âge sco­laire. Il est pos­sible de se pré­pa­rer à y faire face en fai­sant un bud­get. Épar­gner tout au long de l’an­née per­met d’évi­ter les sur­prises de der­nière mi­nute!

( Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

Près de sept étu­diants sur 10 sont pré­oc­cu­pés par le coût fi­nan­cier des études post­se­con­daires.

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