Comment éva­cuer le stress de la ren­trée sco­laire ?

Flambeau Mercier-Anjou - - LA RENTRÉE 2017 - NICOLAS LEDAIN nicolas. ledain@ tc. tc

RRLe stress res­sen­ti dé­pend beau­coup des ex­pé­riences pas­sées. Ce­la peut- être lié à l’as­pect aca­dé­mique, si l’en­fant a eu de mau­vais ré­sul­tats avant, ou à l’as­pect so­cial, s’il a par exemple connu des pro­blèmes avec ses amis. Il va y avoir des en­fants qui se­ront stres­sés par l’in­con­nu et la nou­veau­té que ce soit par leur ca­pa­ci­té d’ap­pren­tis­sage ou sa­voir comment ce­la va se pas­ser au ni­veau af­fec­tif. Cer­tains se­ront aus­si plus pré­dis­po­sés à pen­ser au pire alors que d’autres vont être plus dé­ten­dus. En­fin, il y a des en­fants qui vont sim­ple­ment avoir be­soin d’un temps d’adap­ta­tion à cette nou­velle rou­tine. Ce­la peut être l’ir­ri­ta­bi­li­té et l’en­fant n’est pas tou­jours ca­pable de nom­mer ce qu’il vit. Il ne fe­ra peut- être pas le lien entre cette ir­ri­ta­bi­li­té et son stress. Chez d’autres en­fants, on peut consta­ter des pro­blèmes de som­meil ou à un ni­veau plus ex­trême, des symp­tômes so­ma­tiques comme des dou­leurs, des pertes d’ap­pé­tit ou des ma­laises.

RRLe pre­mier point c’est de ne pas être stres­sés eux- mêmes. Je vois beau­coup de pa­rents qui se mettent de la pres­sion avec tous les achats qu’il y a à faire, mais se plaindre de­vant un en­fant rend tout le contexte de la ren­trée sco­laire né­ga­tif. D’autres pa­rents vont s’im­po­ser de bonnes ré­so­lu­tions pour amé­lio­rer ce qui n’a pas été dans le pas­sé que ce soit pour l’ali­men­ta­tion ou pour l’heure des de­voirs. C’est im­por­tant d’an­ti­ci­per les pro­blèmes iden­ti­fiés l’an­née pré­cé­dente, mais il ne faut pas être trop ri­gide et il faut gar­der une flexi­bi­li­té pour s’adap­ter aux be­soins de l’en­fant. La ren­trée sco­laire coïn­cide aus­si sou­vent avec la re­prise des ac­ti­vi­tés spor­tives et cultu­relles et ce­la peut- être un casse- tête. Là en­core, il ne faut pas trop s’en mettre sur les épaules et gar­der des cases ho­raires pour des ac­ti­vi­tés libres et pour se dé­tendre. Il faut être à l’écoute des ques­tions. Chez

Rl’en­fant ce se­ra sou­vent à l’heure du do­do, car ils n’y pensent pas for­cé­ment pen­dant la jour­née. Quand ça ar­rive, c’est im­por­tant de dire à l’en­fant qu’on com­prend sa de­mande. Si on a le temps, il faut s’as­seoir avec lui, se mettre à son ni­veau et l’écou­ter. Il ne faut pas for­cé­ment le ras­su­rer avec des ré­ponses d’adulte comme “ça va bien al­ler” ou “mais non, c’est cor­rect”, car ce­la peut don­ner l’im­pres­sion qu’on veut ex­pé­dier le pro­blème. Si on n’a pas le temps, il faut lui ex­pli­quer et lui don­ner spé­ci­fi­que­ment un autre mo­ment où on se­ra dis­po­nible pour l’écou­ter. Avant de pro­po­ser des so­lu­tions, il faut l’in­ci­ter à pro­po­ser les siennes et l’en­cou­ra­ger à al­ler voir des per­sonnes à l’école avec qui il a dé­jà eu une re­la­tion de confiance, car ce­la lui per­met de ne pas voir que des élé­ments de dan­ger, mais aus­si des signes de sé­cu­ri­té. Dès que le stress af­fecte le quo­ti­dien. Si l’en­fant s’isole so­cia­le­ment, si des fonc­tions

RRR­simples comme se nour­rir ou s’ins­truire de­viennent com­plexes ou si des conflits fa­mi­liaux de­viennent trop lourds à por­ter, il faut consul­ter, car après, ça peut s’ag­gra­ver ra­pi­de­ment. Il ne faut pas avoir peur, car ce­la peut vrai­ment ai­der. Au ni­veau sco­laire, il est im­por­tant d’avoir une bonne com­mu­ni­ca­tion avec les en­sei­gnants. Il faut que l’en­fant per­çoive qu’on fait confiance à ses pro­fes­seurs.

Au ni­veau af­fec­tif, le conseil que je donne, c’est d’en­cou­ra­ger les re­pas en fa­mille. Ce­la fa­vo­rise la réus­site sco­laire, car c’est un mo­ment où l’en­fant va pou­voir par­ler de l’école. La co­hé­sion fa­mi­liale va l’in­ci­ter à se confier.

En­fin, il faut être à l’écoute tout au long de l’an­née pour que l’en­fant soit en confiance. Il ne faut pas qu’il garde des pro­blèmes pour lui.

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