LE TOC EN ( TRÈS) BREF

Flambeau Mercier-Anjou - - SANTÉ -

Le TOC se ca­rac­té­rise par la pré­sence d’ob­ses­sions ou de com­pul­sions ré­cur­rentes de dif­fé­rentes na­tures qui sont suf­fi­sam­ment sé­vères pour en­traî­ner une perte de temps ou un sen­ti­ment mar­qué de souf­france et qui ont un im­pact né­ga­tif si­gni­fi­ca­tif dans le fonc­tion­ne­ment per­son­nel et so­cial de la per­sonne. On pense par exemple au be­soin im­pé­rieux de se la­ver les mains à ré­pé­ti­tion ou de pro­non­cer de mul­tiples fois cer­tains mots, de vé­ri­fier dix fois que la porte est bien ver­rouillée, bref toutes sortes de com­por­te­ments qui visent à apai­ser un sen­ti­ment de dé­tresse ou la peur ir­ra­tion­nelle d’une ca­tas­trophe im­mi­nente.

En règle gé­né­rale, dans le Trouble ob­ses­sion­nel com­pul­sif, la per­sonne est consciente de son état. Elle peut par­fois par contre se mon­trer ré­ti­cente à l’idée de consul­ter, d’où l’im­por­tance pour un proche de rap­pe­ler qu’il existe des trai­te­ments ef­fi­caces.

Au quo­ti­dien, l’écoute et le sou­tien se­ront es­sen­tiels, mais il faut avant tout cul­ti­ver l’au­to­nome de la per­sonne souf­frant de TOC Les spé­cia­listes conseillent de ne pas ai­der le proche à cul­ti­ver les gestes ou pen­sées ri­tuelles ou ob­ses­sives, par exemple en ne ré­pon­dant qu’une fois à une ques­tion ré­pé­ti­tive, pour en­suite changer de su­jet en rap­pe­lant : « je t’ai dé­jà don­né la ré­ponse » , tou­jours avec res­pect. Ras­su­rer, nous dit- on, ne fait que contri­buer à cul­ti­ver le pro­blème.

Comme pa­rent ou ami d’une per­sonne souf­frant d’un TOC, la ten­ta­tion est pour­tant grande de vou­loir pro­té­ger l’in­di­vi­du per­çu comme fra­gile.

Il faut au contraire va­quer à nos oc­cu­pa­tions, ne pas oc­cul­ter le pro­blème, mais ne pas le pla­cer au centre des ac­ti­vi­tés fa­mi­liales, et ne pas se sub­sti­tuer à notre proche dans les tra­vaux et tâches usuelles.

Par contre, il de­meure es­sen­tiel de pro­di­guer en­cou­ra­ge­ments et af­fec­tion à votre proche, et de sou­li­gner tout pro­grès, même mo­deste.

Le TOC n’est pas une fa­ta­li­té, il existe des thérapies qui ont fait leur preuve. N’hé­si­tez pas à al­ler cher­cher de l’aide.

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