La dé­con­ta­mi­na­tion des sols, un en­jeu dans l’est de Mon­tréal

Flambeau Mercier-Anjou - - NEWS - Pa­trick Mar­san Ma­non Blais STEVE CARON steve. caron@ tc. tc Fré­dé­rique Cha­rest Steve Caron Mé­dias Trans­con­ti­nen­tal S. E. N. C.

Le gou­ver­ne­ment du Qué­bec a an­non­cé une somme de 75 M$ sup­plé­men­taires sur quatre ans à la Ville de Mon­tréal pour dé­con­ta­mi­ner ses ter­rains. L’est de Mon­tréal comp­tant plus de 20 % de ter­rains conta­mi­nés, en­tre­tien avec la pré­si­dente- di­rec­trice gé­né­rale de la Chambre de com­merce de l’est de Mon­tréal ( CCEM).

Comment ac­cueillez- vous cette nou­velle an­nonce gou­ver­ne­men­tale ?

Pour la CCEM, c’est une ex­cel­lente nou­velle. Cet in­ves­tis­se­ment per­met­tra de s’at­ta­quer à un im­por­tant frein au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique de l’est de Mon­tréal. Ac­tuel­le­ment, des mil­lions de pieds car­rés ne peuvent pas être dé­ve­lop­pés en rai­son de leur conta­mi­na­tion.

Con­crè­te­ment, cet in­ves­tis­se­ment per­met­tra de rendre dis­po­nibles de nom­breux ter­rains pour le dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique et gé­né­rer d’im­por­tantes re­tom­bées éco­no­miques pour l’est de Mon­tréal. La Ville de Mon­tréal et les ar­ron­dis­se­ments connaissent très bien les pro­blé­ma­tiques spé­ci­fiques de chaque site.

La CCEM voit donc d’un très bon oeil que la Ville soit ap­pe­lée à gé­rer les sommes né­ces­saires afin d’avoir une ap­proche flexible qui per­met­tra de mettre en va­leur les ter­rains conta­mi­nés.

Le pro­gramme doit être très flexible et ré­pondre au be­soin de chaque site. Il doit per­mettre de s’adap­ter en fonc­tion du type de conta­mi­na­tion, de la tech­no­lo­gie dis­po­nible, du po­ten­tiel de re­tom­bées éco­no­miques et des be­soins du pro­mo­teur.

Quel est le rôle que doit jouer l’est de Mon­tréal en ma­tière de dé­ve­lop­pe­ment pour la Ville de Mon­tréal ?

L’Est offre un très grand po­ten­tiel de dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique. Nous dis­po­sons d’un im­por­tant bas­sin de main- d’oeuvre qua­li­fiée, de mil­lions de pieds car­rés à dé­ve­lop­per, d’un coût moyen du pied car­ré plus faible qu’ailleurs sur l’Île de Mon­tréal ain­si que d’une grande va­rié­té de zo­nages in­dus­triels et com­mer­ciaux.

Notre ter­ri­toire dis­pose de nom­breux atouts très re­cher­chés par les in­ves­tis­seurs, no­tam­ment l’ac­cès au ré­seau fer­ro­viaire con­ti­nen­tal, la pré­sence de deux grands axes au­to­rou­tiers et la pré­sence d’un port océa­nique de ca­libre mon­dial.

L’est de Mon­tréal offre éga­le­ment un ter­reau très fer­tile pour les en­tre­prises ex­por­ta­trices. Grâce aux in­fra­struc­tures com­mer­ciales telles que le Port, nos en­tre­prises ont fa­ci­le­ment ac­cès au mar­ché amé­ri­cain et au mar­ché eu­ro­péen. Quels sont les freins ren­con­trés par les in­ves­tis­seurs qui sou­haitent s’éta­blir dans l’est de Mon­tréal ?

Trois grands freins existent au dé­ve­lop­pe­ment éco­no­mique dans l’est de Mon­tréal. Comme nous l’avons dé­jà men­tion­né, il y a la conta­mi­na­tion des sols. Un autre frein à notre dé­ve­lop­pe­ment est le trans­port des per­sonnes et des mar­chan­dises. Au ni­veau du trans­port des per­sonnes, il y a un criant be­soin d’in­ves­tis­se­ment en trans­port en com­mun.

L’ac­cès à une main- d’oeuvre qua­li­fiée est la pre­mière pré­oc­cu­pa­tion des en­tre­prises de l’Est. Les pro­blèmes de mo­bi­li­té de la main- d’oeuvre freinent le dé­ve­lop­pe­ment des en­tre­prises puis­qu’elles ont des pro­blèmes à re­cru­ter et à re­te­nir leurs em­ployés.

Fi­na­le­ment, l’image éco­no­mique de l’est de Mon­tréal freine aus­si le dé­ve­lop­pe­ment du ter­ri­toire. L’est de Mon­tréal est en­core consi­dé­ré pour ce qu’il a été, non pas pour ce qu’il est et pour ce qu’il de­vien­dra. On voit en­core beau­coup l’Est sous l’angle des grands com­plexes in­dus­triels et pé­tro­liers. Bien que ces sec­teurs soient en­core im­por­tants pour notre ter­ri­toire, les sec­teurs de l’agroa­li­men­taire, des ma­nu­fac­tu­riers in­no­vants et des tech­no­lo­gies vertes oc­cupent une place de plus en plus im­por­tante dans notre éco­no­mie.

Quelles sont les so­lu­tions pré­co­ni­sées pour li­mi­ter ces freins ?

Il est im­pé­ra­tif de lan­cer les tra­vaux du pro­lon­ge­ment du mé­tro vers l’Est dès que pos­sible et de dé­ployer dans l’Est une part im­por­tante des 300 nou­veaux au­to­bus dont se do­te­ra la Ville. Ces pro­jets per­met­tront non seule­ment d’ap­pro­cher le mé­tro et les ser­vices de bus des zones d’em­plois, mais ils per­met­tront de re­des­si­ner les par­cours afin mieux des­ser­vir la po­pu­la­tion.

Au ni­veau du trans­port des mar­chan­dises, il y a aus­si beau­coup à faire. Dans le sec­teur du Port de Mon­tréal, des in­ves­tis­se­ments im­por­tants ont ré­cem­ment eu lieu dans le sec­teur de l’au­to­route 25. Il reste main­te­nant à com­plé­ter ce pro­jet d’op­ti­mi­sa­tion du trans­port des mar­chan­dises en pro­lon­geant l’ave­nue Sou­li­gny et le bou­le­vard de L’As­somp­tion jus­qu’à la rue Notre- Dame. 514 852- 3898 Chef de conte­nu : Pu­blié et dis­tri­bué par : fré­dé­rique. cha­rest@ tc. tc www. tc­me­dia. tc Jour­na­liste : Dé­pôt lé­gal : steve. caron@ tc. tc re­dac­tion_ est@ tc. tc Ré­dac­tion : In­fo­gra­phie :

( Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

Ch­ris­tine Fré­chette, pré­si­dente- di­rec­trice gé­né­rale de la CCEM.

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