Des ac­teurs lo­caux dé­plorent le manque de consul­ta­tion

Flambeau Mercier-Anjou - - ACTUALITÉS - STEVE CARON steve. caron@ tc. tc

EN­VI­RON­NE­MENT. La Chambre de com­merce de l’est de Mon­tréal ( CCEM) s’in­quiète de l’in­ten­tion de la Ville de Mon­tréal d’agran­dir le Bois d’An­jou sans avoir consul­té préa­la­ble­ment les prin­ci­paux ac­teurs lo­caux.

Les ter­rains de la par­tie sud du Club de golf Mé­tro­po­li­tain An­jou, qui pour­raient être re­quis pour pro­cé­der à l’agran­dis­se­ment sou­hai­té, dis­posent pré­sen­te­ment d’un zo­nage com­mer­cial et in­dus­triel.

La trans­for­ma­tion de ces ter­rains si­tués dans le parc in­dus­triel an­ge­vin pour­rait frei­ner des pro­jets éco­no­miques im­por­tants, es­time la CCEM. Les in­ten­tions de la Ville de Mon­tréal doivent être ac­com­pa­gnées d’une vi­sion éco­no­mique in­té­grée, ajoute l’or­ga­nisme.

La pré­si­dente et di­rec­trice gé­né­rale de la CCEM, Ch­ris­tine Fré­chette, se dit éton­née par « l’ampleur des ter­rains vi­sés qui pour­raient être trans­for­més en parc. »

Elle in­dique que le Groupe C. La­ga­nière, pro­prié­taire d’un ter­rain à proxi­mi­té du Bois d’An­jou, au­rait of­fert à la Ville de Mon­tréal d’ac­qué­rir un es­pace de 700 000 pieds car­rés qui pour­rait ser­vir à l’agran­dis­se­ment sou­hai­té, sans tou­cher les ter­rains de la par­tie sud du golf.

« Je crois qu’il s’agit d’une base sur la­quelle tra­vailler. »

Mme Fré­chette dé­plore la fa­çon de faire de la Ville de Mon­tréal, dont l’ab­sence de dia­logue avec les ac­teurs lo­caux dans ce dos­sier. Elle sou­hai­te­rait que la CCEM fasse par­tie des dis­cus­sions, qu’elle soit consul­tée.

PERTE PO­TEN­TIELLE DE PLU­SIEURS MIL­LIONS EN RI­CHESSE FON­CIÈRE

La pla­ni­fi­ca­tion du sec­teur du golf a fait l’ob­jet de plu­sieurs exer­cices de concer­ta­tion de­puis 1998 et dont le consen­sus a été en­châs­sé au Sché­ma d’amé­na­ge­ment de l’Ag­glo­mé­ra­tion de Mon­tréal et au Plan d’ur­ba­nisme de la Ville de Mon­tréal.

Avec la grande af­fec­ta­tion – In­dus­trie, le sché­ma vise à ren­for­cer le tis­su in­dus­triel mont­réa­lais dans les cré­neaux por­teurs d’ave­nir, de même que dans ceux qui font sa no­to­rié­té »

Ex­trait du Sché­ma de l’Ag­glo­mé­ra­tion de Mon­tréal

C’est sur ce fon­de­ment que le dé­ve­lop­pe­ment du sec­teur s’est réa­li­sé.

Plus de la moi­tié du sec­teur d’étude est iden­ti­fié et pro­té­gé par la pré­sence d’un boi­sé de conser­va­tion et d’un es­pace vert ou parc ri­ve­rain. La par­tie res­tante dé­diée au dé­ve­lop­pe­ment d’em­plois équi­vaut à une su­per­fi­cie d’en­vi­ron 8,9 mil­lions de pieds car­rés, soit moins de 49 % de la su­per­fi­cie à l’étude.

Les ter­rains dé­ve­lop­pés du­rant la pre­mière phase, sous la gou­verne de l’ ex- Ville d’An­jou, comptent 115 éta­blis­se­ments d’af­faires et gé­nèrent plus de 6600 em­plois.

La se­conde phase, en cours de dé­ve­lop­pe­ment, compte dé­jà trois en­tre­prises et près de 600 em­plois.

Ces deux phases d’im­plan­ta­tion de PME contri­buent à une ri­chesse fon­cière éva­luée à plus de 300 M$.

La der­nière phase, une fois com­plé­tée, ap­por­te­rait des retombées si­mi­laires aux deux phases pré­cé­dentes.

« Le manque de trans­pa­rence dans ce dos­sier en­gendre son lot d’in­quié­tudes qui au­rait pu être évi­té. Il au­rait été ap­pro­prié d’étu­dier les pos­si­bi­li­tés de dé­ve­lop­pe­ment en concer­ta­tion avec le mi­lieu comme ce fut tou­jours fait dans l’ar­ron­dis­se­ment » , a fait sa­voir l’ar­ron­dis­se­ment d’An­jou par voie de com­mu­ni­qué.

L’ar­ron­dis­se­ment dit avoir re­çu de mul­tiples de­mandes d’in­for­ma­tion de la part de la com­mu­nau­té d’af­faires, de pro­prié­taires et de dé­ve­lop­peurs.

( Pho­to Le Flam­beau – Ar­chives)

Bien que le zo­nage soit com­mer­cial et in­dus­triel, la Ville de Mon­tréal étu­die la pos­si­bi­li­té d’uti­li­ser les ter­rains de la par­tie sud du Club de golf Mé­tro­po­li­tain An­jou pour agran­dir le Bois d’An­jou.

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