Le coup de pouce qui a chan­gé sa vie

Flambeau Mercier-Anjou - - NEWS - STEVE CARON steve. caron@ tc. tc

En amé­na­geant dans l’un des lo­ge­ments com­mu­nau­taires du pro­jet d’ha­bi­ta­tion Es­cale pour Toit, Mé­la­nie Le­blanc- Ché­nier était loin de se dou­ter que sa vie pren­drait un tout autre tour­nant. Huit mois plus tard, elle a re­pris confiance en elle et a même lan­cé son propre sa­lon d’es­thé­tique.

La route vers le suc­cès n’a pas été de tout re­pos pour la jeune mère mo­no­pa­ren­tale. Après la nais­sance de son se­cond en­fant et une sé­pa­ra­tion, elle se re­trouve à éle­ver seule ses bam­bins.

Elle est de­meu­rée à la mai­son du­rant deux ans, loin du mar­ché du tra­vail. Elle est alors en mode sur­vie. Le poids des fac­tures s’ac­cu­mulent et sa si­tua­tion fi­nan­cière est pré­caire.

Toutes ses pen­sées étaient tour­nées vers comment faire pour s’en sor­tir. Pou­voir pro­fi­ter d’un lo­ge­ment sub­ven­tion­né d’Es­cale pour Toit, les lo­ca­taires ne dé­boursent que 25 % de leurs re­ve­nus pour se lo­ger, lui a per­mis de sor­tir la tête de l’eau.

Avec deux en­fants, âgés res­pec­ti­ve­ment de 2 et 6 ans, conju­guer les priorités de la vie quo­ti­dienne avec un pro­jet en­tre­pre­neu­rial de­mande beau­coup de tra­vail.

Mais au­jourd’hui, tous ses ef­forts sont ré­com­pen­sés.

« Ça fait deux mois que mon en­tre­prise est lan­cée et ça va bien. Je suis très fière de moi » , in­dique l’en­tre­pre­neure qui re­noue avec un sen­ti­ment qu’elle n’avait pas res­sen­ti de­puis un bon mo­ment.

Es­thé­tique Me­la­nia offre tous les ser­vices conven­tion­nels d’un centre d’es­thé­tique : épi­la­tion, pé­di­cure, soin du vi­sage, ma­quillage et ma­nu­cure. Un vo­let mas­sage - dé­tente et thé­ra­peu­tique - a été ajou­té.

Elle re­çoit ses clients dans des es­paces qu’elle a loués à l’in­té­rieur du sa­lon de coif­fure Pro­fil et Coupe du centre com­mer­cial Do­maine.

« Être sa propre pa­tronne me per­met d’or­ga­ni­ser mon ho­raire, de gé­rer la gar­de­rie, l’école et les pe­tits im­pré­vus de la vie fa­mi­liale. C’est vrai­ment gé­nial. »

Si elle nage dans le bon­heur, Mé­la­nie est bien cons­ciente de la chance qu’elle a.

L’ac­cès au pro­jet d’ha­bi­ta­tion Es­cale pour toit – qui lui per­met de bé­né­fi­cier d’un lo­ge­ment sub­ven­tion­né et à un ac­com­pa­gne­ment per­son­na­li­sé à la réa­li­sa­tion d’un pro­jet de vie – a consti­tué un réel trem­plin pour la mère mo­no­pa­ren­tale.

Sans le sou­tien, l’écoute et l’aide des in­ter­ve­nantes d’Es­cale Fa­mille le Trio­let et de leurs par­te­naires, rien de tout ce­la n’au­rait été pos­sible croit la jeune femme. « Au fil des ren­contres, elles m’ont per­mis de re­prendre ma vie en main, de me re­dé­cou­vrir. Une phrase dite par l’une d’entre elles m’a mar­quée : « tu sais Mé­la­nie, tu as le droit de rê­ver » . Alors j’ai dé­ci­dé de réa­li­ser mon rêve.

« Quand on vit dans la pauvreté la honte est lourde à por­ter. Il a fal­lu que je cesse de vivre dans le dé­ni et que je fasse face à la réa­li­té. Ce n’est pas fa­cile de s’en sor­tir, mais il ne faut pas hé­si­ter à de­man­der de l’aide. Pour moi, ça été l’élé­ment dé­clen­cheur. »

Mé­la­nie Le­blanc- Ché­nier, en­tre­pre­neure.

Des exemples de réus­site, comme ce­lui de Mé­la­nie, Es­cale pour Toit en compte plu­sieurs et il n’y a pas de pe­tites vic­toires.

Pour cer­taines lo­ca­taires, ce­la se tra­duit par un re­tour aux études et pour d’autres par une ré­in­ser­tion sur le mar­ché du tra­vail ou en­core sim­ple­ment de re­struc­tu­rer leur or­ga­ni­sa­tion fa­mi­liale. Les dif­fé­rentes mères mo­no­pa­ren­tales du pro­jet ont toute leur his­toire bien per­son­nelle.

Une his­toire, qui pour Mé­la­nie, ne fait que com­men­cer.

( Pho­to Le Flam­beau – Steve Caron)

En met­tant sur pied Es­thé­tique Me­la­nia, Mé­la­nie Le­blanc- Ché­nier réa­lise l’un de ses rêves.

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