Ja­lon im­por­tantt t pour lal Pro­me­nade Bel­le­rive

Flambeau Mercier-Anjou - - LA UNE - STEVE CA­RON steve. ca­ron@ tc. tc

La So­cié­té d’ani­ma­tion de la pro­me­nade Bel­le­rive ( SAPB) cé­lèbre ses 25 ans. L’or­ga­nisme sans but lu­cra­tif, né en 1993, voit de­puis sa créa­tion à l’or­ga­ni­sa­tion d’ac­ti­vi­tés et à la mise en place de plu­sieurs pro­jets dans l’en­ceinte du parc, qui est de­ve­nu au fil des ans un joyau de Mer­cier- Est.

Chaque an­née, cet havre de na­ture ac­cueille plus de 90 000 vi­si­teurs ce qui en fait un lieu très fré­quen­té.

« Les gens ap­pré­cient leur pro­me­nade Bel­le­rive. Lors de belles jour­nées en­so­leillées, l’en­droit est sou­vent plein. Le ser­vice de la na­vette flu­viale, le quai pour la pra­tique de la pêche, les spec­tacles offerts et les évé­ne­ments spé­ciaux per­mettent aux gens de s’y ras­sem­bler et so­cia­li­ser. La simple vue of­ferte sur le fleuve at­tire son lot de vi­si­teurs » , sou­ligne Ca­role Cas­ton­guay, di­rec­trice gé­né­rale de la So­cié­té d’ani­ma­tion de la pro­me­nade Bel­le­rive.

Le parc n’a pas tou­jours été aus­si ma­jes­tueux que ce que les ré­si­dents connaissent au­jourd’hui et plu­sieurs luttes citoyennes ont été né­ces­saires pour me­ner à bien le pro­jet.

C’est au dé­but des an­nées 1960 que le conseiller mu­ni­ci­pal de l’époque, Paul- Émile Sau­va­geau, iden­ti­fiait le po­ten­tiel du site de la pro­me­nade Bel­le­rive qui était alors une em­prise du port de Mont­réal.

Il rê­vait d’une voie pro­me­nade pour les pié­tons.

La vi­sion de M. Sau­va­geau a été le pré­am­bule à une foule de dé­marches ef­fec­tuées par des cen­taines de per­sonnes qui, de­puis, se sont im­pli­quées pour faire avan­cer le dé­ve­lop­pe­ment de cette fe­nêtre unique sur le fleuve.

Une voie fer­rée se trou­vait où est main­te­nant la ter­rasse du cha­let d’ac­cueil. Celle- ci ser­vait à ache­mi­ner les mar­chan­dises pro­ve­nant des ac­ti­vi­tés por­tuaires.

L’en­lè­ve­ment de la voie fer­rée a été un grand pas dans la suite du pro­jet.

Ce n’est qu’en 1977- 78, avec l’ou­ver­ture de la clô­ture lon­geant le fleuve que les ci­toyens ont pu avoir ac­cès aux berges du fleuve.

Les ré­si­dus des tra­vaux liés au pont- tun­nel Louis- H.- La Fon­taine ont été uti­li­sés comme rem­blai le long de la rive pour aug­men­ter la pro­fon­deur du parc.

À tra­vers l’his­toire, les ter­rains de la pro­me­nade Bel­le­rive ont ser­vi de site pour le dé­ver­se­ment de la neige usée et de dé­pôt de sel.

En 1984, le maire Jean Dra­peau an­nonce l’amé­na­ge­ment d’un quai à pêche. En fait, ce quai ser­vi­rait plu­tôt aux en­tre­pre­neurs en dé­nei­ge­ment pour re­je­ter leur neige souillée dans les eaux du fleuve.

Les ré­si­dents de Mer­cier- Est se mo­bi­lisent et signent une pé­ti­tion pour blo­quer le pro­jet. Ce qu’ils par­viennent à faire.

Yo­land Bergeron, qui ha­bite dans la par­tie Est de la pro­me­nade Bel­le­rive, avait une vue im­pre­nable sur le dé­pôt à sel ! C’est d’ailleurs ce qui l’a ame­né à se joindre au pre­mier co­mi­té de la pro­me­nade Bel­le­rive en com­pa­gnie de neuf autres ci­toyens du quar­tier.

Il a tou­jours eu à coeur le dé­ve­lop­pe­ment har­mo­nieux de la pro­me­nade Bel­le­rive. Au­jourd’hui en­core, il lui ar­rive de se pin­cer quand il se re­mé­more les longues dé­marches et luttes qui ont été né­ces­saires pour que le parc de­vienne ce qu’il est pré­sen­te­ment.

« Le port sou­hai­tait prendre de l’ex­pan­sion le long du fleuve et la pro­me­nade Bel­le­rive a sou­vent été ci­blée. En 1986, le maire Jean Do­ré a mis fin à toutes les vi­sées du port en as­su­rant que la « pro­me­nade Bel­le­rive c’était pas touche » . »

Le port de Mont­réal ac­cepte de louer à la Ville pour un dol­lar, un vaste ter­rain entre les rues Lié­bert et Meese afin de per­mettre l’amé­na­ge­ment d’un parc pu­blic de 2,2 ki­lo­mètres, ce qui est l’ac­tuelle pro­me­nade Bel­le­rive.

DÉ­FIS

Vingt- cinq ans après sa créa­tion, la SAPB ar­rive tou­te­fois à la croi­sée des che­mins. Le bud­get an­nuel de 67 500 $ qu’elle re­çoit suffit à peine à main­te­nir les ser­vices. L’or­ga­nisme doit sou­vent faire des pieds et des mains pour as­su­rer sa sur­vie.

Mme Cas­ton­guay croit qu’il est main­te­nant temps d’éta­blir une pla­ni­fi­ca­tion à moyen et plus long terme afin de re­le­ver les divers dé­fis que pose un tel parc ré­gio­nal au ni­veau des fi­nances, de l’en­tre­tien, des ins­tal­la­tions.

Vé­los en libre- ser­vice BIXI, mar­ché pu­blic, jar­dins, nou­veaux points d’ob­ser­va­tion, ac­cès à l’eau, ce n’est pas les pro­jets qui manquent, mais en­core faut- il que les par­te­na­riats et les fi­nances soient au ren­dez- vous.

EX­PO­SI­TION

Dans le cadre des cé­lé­bra­tions en­tou­rant le 25e an­ni­ver­saire de la SAPB, une ex­po­si­tion se tien­dra du 8 sep­tembre au 14 oc­tobre à la mai­son de la culture Mer­cier.

Un voyage dans le temps à l’aide de do­cu­ments d’ar­chives, de quelques pho­to­gra­phies d’époque, de mo­ments mar­quants de la SAPB per­met­tant de tra­cer une ré­tros­pec­tive du pro­jet.

Les res­pon­sables de l’ex­po­si­tion, To­my Gi­rard et Ma­rie- Lou Le- Bour­dais, co­or­don­na­teurs et agents d’ac­cueil à la SAPB, ont ef­fec­tué un tra­vail de longue ha­leine et ré­servent quelques sur­prises aux vi­si­teurs de l’ex­po­si­tion.

( Pho­to Le Flam­beau – Steve Ca­ron)

Yo­land Bergeron, l’un des membres du pre­mier co­mi­té de la pro­me­nade Bel­le­rive, conti­nue de suivre de près d’éven­tuels pro­jets de dé­ve­lop­pe­ment à la pro­me­nade Bel­le­rive et croit que la vi­gi­lance ci­toyenne est tou­jours de mise pour ne pas dé­na­tu­rer ce parc qui fait la joie des ci­toyens.

( Pho­to Le Flam­beau – Steve Ca­ron)

Ma­rie- Lou Le- Bor­dais et To­my Gi­rard, co­or­don­na­teurs et agents d’ac­cueil à la SAPB, ont concoc­té une ex­po­si­tion ré­tros­pec­tive pour no­tam­ment sou­li­gner les 25 ans de l’or­ga­nisme.

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