TOP 10 ER­REURS À ÉVI­TER AU JAR­DIN

BIEN SÛR, ON AP­PREND DE SES ER­REURS. MAIS IL VAU­DRAIT MIEUX SIM­PLE­MENT NE PAS LES COM­METTRE... VOI­CI 10 ER­REURS FRÉ­QUENTES ET LA FA­ÇON DE LES ÉVI­TER.

Fleurs Plantes Jardins - - La Une - // Texte Ka­ren York // Adap­ta­tion Alain Me­nier

1 CRÉER UN ÉTANG TROP PETIT

Il y a fort à pa­rier que, peu im­porte la taille de l’étang que vous al­lez créer, il se­ra trop petit. Ou alors il se fon­dra dans le pay­sage, ou il ne per­met­tra pas d’y ins­tal­ler les pois­sons et les plantes dé­si­rés. Les bas­sins en plas­tique pré­fa­bri­qués pa­raissent grands lorsque vides et pas en­core ins­tal­lés, mais une fois pla­cés dans le sol, ils se ré­vèlent sou­vent plus exi­gus que pré­vu.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Éva­luer la taille de l’étang vou­lu et la dou­bler – dans la me­sure, bien sûr, où l’es­pace phy­sique per­met un plan d’eau de cette taille. L’uti­li­sa­tion d’une toile au lieu d’un bas­sin pré­fa­bri­qué donne plus de li­ber­té pour ajus­ter les di­men­sions et per­met no­tam­ment d’ob­te­nir plus de pro­fon­deur – obli­ga­toire pour la sur­vie des pois­sons –, ain­si qu’un look plus na­tu­rel. Dis­si­mu­ler la toile pour un ré­sul­tat plus es­thé­tique. S’as­su­rer d’avoir en main tous les ren­sei­gne­ments né­ces­saires si on ins­talle l’étang soi-même ou faire ap­pel à un pro­fes­sion­nel.

PLAN­TER TROP 2 PRÈS DES CONSTRUCTIONS OU DES FILS ÉLEC­TRIQUES

Une er­reur fa­cile à faire lors­qu’on s’éprend d’un mi­gnon petit arbre... qui gros­si­ra ! Ses ra­cines peuvent dé­for­mer le dal­lage, abî­mer les fon­da­tions, drains et ins­tal­la­tions sep­tiques, les branches bri­ser les toi­tures et lignes de ten­sion, sans par­ler des feuilles dans les gout­tières...

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Vé­ri­fier l’éti­quette et la vi­tesse de crois­sance. Si les saules pleu­reurs de­mandent d’im­menses ter­rains, les chênes, hêtres, érables à sucre ou épi­nettes bleues de­vraient être plan­tés à au moins huit mètres de toute construc­tion. Dans un es­pace res­treint, op­ter pour un arbre de taille moyenne qui croît plu­tôt en hau­teur.

3 NÉ­GLI­GER

L’AC­CÈS POUR L’EN­TRE­TIEN

Les nou­velles plantes poussent, les plates-bandes dé­bordent et la pe­louse ré­tré­cit… Mais le jar­di­nier en­thou­siaste doit main­te­nant éli­mi­ner les mau­vaises herbes, étendre du paillis, émon­der, tailler et ar­ro­ser, le tout, sans avoir à de­ve­nir contor­sion­niste ou écra­ser de jeunes pousses.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Pour les plates-bandes de moins de trois mètres de lar­geur, ins­tal­ler des pierres plates à in­ter­valles ré­gu­liers. Elles s’in­tègrent à l’amé­na­ge­ment, ne nuisent pas aux plantes et offrent un en­droit ferme où po­ser le pied lors des tra­vaux d’en­tre­tien. De plus, on peut fa­ci­le­ment les dé­pla­cer au fur et à me­sure du dé­ve­lop­pe­ment des plantes. Pour les pla­tes­bandes plus im­por­tantes, il est conseillé de créer en plein centre un sen­tier d’au moins un mètre de lar­geur. Ce­la per­met d’exa­mi­ner les vé­gé­taux et de les soi­gner plus fa­ci­le­ment, en plus d’of­frir un nou­veau pa­no­ra­ma du jar­din.

4 LAIS­SER TROP PEU D’ES­PACE ENTRE LES PLANTES

Pour créer un bel ef­fet ra­pi­de­ment, même les jar­di­niers ex­pé­ri­men­tés font sou­vent l’er­reur de plan­ter trop de vé­gé­taux dans trop peu d’es­pace. Iné­vi­ta­ble­ment, au bout de deux ou trois ans, les plantes se nuisent et doivent être dé­pla­cées.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Il im­porte de bien lire l’éti­quette ou de faire des re­cherches à pro­pos des plantes convoi­tées, et de lais­ser le dé­ga­ge­ment né­ces­saire en fonc­tion de leur taille et de leur en­ver­gure op­ti­males. Une nouvelle plante au­ra tem­po­rai­re­ment l’air per­due, mais il est pré­fé­rable de ré­sis­ter à la ten­ta­tion de « bou­cher les trous ». Si l’ajout de paillis ne vous sa­tis­fait pas, il est pos­sible de com­bler les es­paces vides à l’aide d’an­nuelles, de vi­vaces à court terme ou de pots dé­co­ra­tifs qui se dé­placent fa­ci­le­ment, en fonc­tion de la crois­sance des plantes d’ori­gine.

5 OMETTRE LA PRÉPARATION DU SOL

Pres­sé de voir la ver­dure prendre de l’am­pleur, on creuse un trou, on y place la plante et on se de­mande en­suite pour­quoi elle ne s’épa­nouit pas. « Pour­tant, je l’ar­rose sou­vent », se la­mente le mal­heu­reux jar­di­nier.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Bien exa­mi­ner votre sol avant d’y plan­ter quoi que ce soit. Le ter­reau idéal n’est ni trop sa­blon­neux ni trop ar­gi­leux. Il est plu­tôt lé­gè­re­ment moite, friable, et a la consis­tance d’un gâ­teau au cho­co­lat. Un bon ter­reau ré­pond aux trois be­soins fon­da­men­taux des plantes : nu­tri­ments, air et drai­nage. Les sols qui ne sont pas par­faits ga­gne­ront à être amen­dés avec des ma­tières or­ga­niques (com­post, fu­mier ou ma­tières vé­gé­tales en dé­com­po­si­tion), les mottes de terre doivent être bri­sées et tout pro­blème d’ir­ri­ga­tion ré­glé. Après avoir plan­té les vé­gé­taux, l’ajout du paillis est plus que re­com­man­dé (voir le point 7).

6 INS­TAL­LER UN ÉLÉ­MENT MA­JEUR APRÈS COUP

Les jar­di­niers s’at­tellent sou­vent à la tâche sans at­tendre. À un cer­tain mo­ment, ils se disent : « J’au­rais vrai­ment be­soin d’autre chose... » Ils se rendent alors compte qu’ins­tal­ler des struc­tures peut s’avé­rer un tra­vail ti­ta­nesque.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Aus­si dif­fi­cile que ce­la puisse pa­raître, il est re­com­man­dé de pla­ni­fier tout son jar­din dès le dé­part. Tous les élé­ments dé­si­rés doivent ap­pa­raître sur le plan et on ne doit pas hé­si­ter à faire ap­pel à un pro­fes­sion­nel pour ce faire. Il est im­por­tant de pré­voir l’éven­tuelle cir­cu­la­tion d’équi­pe­ment lourd et de consul­ter un in­gé­nieur (sans ou­blier les rè­gle­ments mu­ni­ci­paux) pour construire un mur ou une clô­ture. Deux autres points es­sen­tiels : choi­sir les ma­té­riaux de fa­çon à as­su­rer une cer­taine uni­té d’en­semble et pen­ser aux be­soins en élec­tri­ci­té – éclai­rage, pompes, etc.

7 OU­BLIER D’ÉTENDRE DU PAILLIS

On passe beau­coup de temps à amen­der le sol, ar­ro­ser, désher­ber et ré­pa­rer les dom­mages cau­sés par les aléas de la mé­téo. Mais on omet sou­vent de pro­té­ger le fruit de notre la­beur.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Étendre une bonne épais­seur d’un paillis d’écorce dé­chi­que­tée, de feuilles, de com­post, de fu­mier, de coques de fèves de ca­cao et/ou de paille fait ga­gner beau­coup de temps, en plus de nous pré­mu­nir de nom­breux pro­blèmes : il pro­tège le sol, y conserve l’hu­mi­di­té, pré­vient l’éro­sion, ré­gule la tem­pé­ra­ture, amé­liore l’aé­ra­tion, éli­mine les mau­vaises herbes, par­fait l’ap­pa­rence gé­né­rale du jar­din tout en se dé­com­po­sant len­te­ment, nour­ris­sant ain­si la terre qu’il re­couvre. On l’étend vers la fin du prin­temps et en ajoute an­nuel­le­ment, se­lon les be­soins.

8 PLAN­TER DES ES­PÈCES EN­VA­HIS­SANTES

Séduit par un feuillage ou une crois­sance ra­pide, le jar­di­nier ama­teur peut choi­sir des es­pèces qui de­vien­dront nui­sibles, s’éten­dront à leur gré et en­traî­ne­ront de graves pro­blèmes en­vi­ron­ne­men­taux.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Lire les éti­quettes et se mé­fier de toute plante dont le nom an­glais se ter­mine par weed. Par exemple : bu­gle­weed (bugle ram­pante), knot­weed (re­nouée à feuilles poin­tues), gout­weed (herbe aux gout­teux). Si l’éti­quette men­tionne quelque chose comme « éten­due in­dé­fi­nie », « crois­sance vi­gou­reuse », « au­to-en­se­men­ce­ment pro­li­fique » ou « se pro­page par rhi­zomes », at­ten­tion ! Cer­taines plantes sont in­va­sives sous cer­tains cli­mats seu­le­ment ; il est alors sage de vé­ri­fier quelles es­pèces peuvent po­ser pro­blème lo­ca­le­ment et de choi­sir des so­lu­tions moins « nui­sibles ».

9 AMÉ­NA­GER DES SEN­TIERS DIF­FI­CI­LE­MENT PRA­TI­CABLES

Tous les jar­dins ont be­soin de sen­tiers, mais en gé­né­ral, ces der­niers fi­nissent par n’être ni pra­tiques ni es­thé­tiques. Le ré­sul­tat ? Une cir­cu­la­tion dif­fi­cile, des or­teils en­do­lo­ris, des brouettes en­li­sées ou des pa­ti­noires où glis­ser.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Les sen­tiers prin­ci­paux de­vraient avoir une lar­geur mi­ni­male de 1,2 mètre, ce qui per­met à deux per­sonnes d’y cir­cu­ler côte à côte. Il se­ra fa­cile d’y dé­pla­cer une brouette, un cha­riot à fleurs ou à ou­tils, voire un fau­teuil rou­lant (les sen­tiers se­con­daires peuvent être un peu moins larges, voir le point 2). On peut choi­sir de re­cou­vrir le sen­tier de paillis ou de gra­vier. Ces so­lu­tions sont peu coû­teuses, mais rendent la cir­cu­la­tion avec une brouette ou le dé­nei­ge­ment plus dif­fi­ciles. La pierre brute est élé­gante, mais coû­teuse et peu sûre pour le pied ; les planches de bois sont or­ga­niques, mais ex­trê­me­ment glis­santes dès qu’elles sont mouillées ; la pe­louse a be­soin d’un en­tre­tien cons­tant. Les sen­tiers les plus pra­tiques sont re­cou­verts de pierre taillée, d’agré­gat ou de pa­vés po­sés sur des fon­da­tions ap­pro­priées. C’est plus cher, bien sûr, mais ça vaut am­ple­ment le coût.

10 TU­TEU­RER TROP TARD

Au prin­temps, les plantes jaillissent lit­té­ra­le­ment du sol et prennent sou­vent le jar­di­nier par sur­prise. Dès le dé­but de l’été, cer­taines plantes sont si hautes ou four­nies qu’elles com­mencent à plier, à pen­cher ou cas­ser au moindre coup de vent. Quant aux fleurs, elles s’af­faissent tout bon­ne­ment.

COM­MENT ÉVI­TER CE PRO­BLÈME

Ins­tal­ler des tu­teurs de­vrait faire par­tie des pre­mières tâches à ef­fec­tuer dès le prin­temps. Lorsque les plantes s’af­faissent ou tombent, il est très dif­fi­cile de leur rendre leur di­gni­té. Il existe beau­coup de types de sup­ports pour les plantes : an­neaux mé­tal­liques, grilles, bâ­tons, brin­dilles, po­teaux avec de la corde, barres d’ar­ma­ture, obé­lisques et treillis. Choi­sir un sup­port ap­pro­prié et s’as­su­rer qu’il est bien an­cré dans le sol est es­sen­tiel. Au dé­but de la sai­son, les sup­ports vo­le­ront la ve­dette, mais le feuillage au­ra tôt fait de les ca­mou­fler.

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