COMME UN PARC. »

« AVEC SES FON­TAINES ET STA­TUES, CE JAR­DIN SE VI­SITE

Fleurs Plantes Jardins - - Boom // Vegetal - – San­dra, pro­prié­taire

Au dé­but des an­nées 70, lorsque San­dra et son époux dé­mé­nagent de Van­cou­ver à Hud­son, ils s’éta­blissent dans une an­cienne mai­son de ferme construite en 1840 et sise sur un terrain sans charme. « Mes en­fants étaient jeunes et je ne pou­vais pas me consa­crer à la créa­tion d’un jar­din, dit San­dra. Et puis, je n’y connais­sais rien ! » Elle com­mence donc par les ur­gences : « En hiver, il se for­mait des plaques de glace et le terrain était inon­dé au prin­temps. Notre seul but était de ré­gler des pro­blèmes. Nous étions loin du jardinage. »

LE SENS DE LA DÉ­ME­SURE

Au cours des an­nées 80, le couple fait l’ac­qui­si­tion de plu­sieurs terres ad­ja­centes. San­dra com­mence à culti­ver des plantes, mais la tâche s’avère vite dé­me­su­rée. Heu­reu­se­ment, très tôt, elle croise la des­si­na­trice de jar­din Bid­dy Hut­chi­son et sa fille, Ch­loe, alors étu­diante en ar­chi­tec­ture. Tan­dis que la mère trace les grands axes qui ser­vi­ront à dé­fi­nir le jar­din, la fille et une col­lègue d’études tra­vaillent d’ar­rache-pied à la créa­tion de puits ar­té­siens et de drains na­tu­rels. En­semble, les pro­fes­sion­nelles et la pro­prié­taire

dé­gagent des pers­pec­tives. « San­dra nous a fait confiance. Grâce au projet qu’elle nous confiait, j’ai pu ap­prendre beau­coup de ma mère ! » ex­plique Ch­loe Hut­chi­son.

STRUCTURER L’ES­PACE

À la même époque, San­dra a aus­si ren­con­tré An­dré Boisvert, ar­tiste et créa­teur de jar­dins, ain­si que Claude Gi­rouard, ar­chi­tecte pay­sa­giste. Elle leur confie la sur­face de deux ter­rains si­tués dans la cour ar­rière. De leur col­la­bo­ra­tion naî­tront plu­sieurs étangs, dont un grand au mi­lieu du­quel est po­sé un pont de bois – rap­pel­lant du coup le jar­din de Mo­net à Gi­ver­ny. Avec ses col­la­bo­ra­teurs, San­dra a dé­ci­dé de l’em­pla­ce­ment des sculp­tures, no­tam­ment de The Bird Lis­te­ner. Cette oeuvre mo­nu­men­tale a été com­man­dée par les pro­prié­taires à l’ar­tiste de Van­cou­ver Alan Sto­ry. Elle se pré­sente sous forme de gi­gan­tesques cor­nets des­ti­nés à écou­ter le chant des oi­seaux à la cime des arbres – une créa­tion ex­tra­or­di­naire qui am­pli­fie l’es­prit ma­gique du lieu.

« CE JAR­DIN PER­MET DE S’ÉVA­DER CHEZ SOI. »

– San­dra, pro­prié­taire

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// PAGE DE GAUCHE ET 1 Afin de créer des contrastes, les pay­sa­gistes ont ma­rié des saules pleu­reurs gran­dioses, des haies de buis taillés à l’as­pect gra­phique, des ro­siers épi­neux et des arbres à per­ruque va­po­reux, entre autres. Au coeur de la pro­me­nade, la fon­taine an­cienne, haute et im­po­sante, struc­ture le jar­din. 2 De nom­breuses urnes et des vases Mé­di­cis ac­cueillent des an­nuelles très flo­ri­fères, comme des gé­ra­niums et des lo­bé­lies, créant ain­si de ma­gni­fiques îlots co­lo­rés. 3 Le mobilier an­tique, lais­sé à la mer­ci du cli­mat, in­suffle un charme très eu­ro­péen à l’es­pace.

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