LE SA­PIN DE NOËL

SYM­BOLE SU­PRÊME DES FÊTES DE FIN D’AN­NÉE, QUE SA­VONS-NOUS VRAI­MENT DE LA GRANDE ET DE LA PE­TITE HIS­TOIRE QUI EN­TOURE NOTRE SA­PIN CHÉ­RI ? Par So­phie Desrosiers

Fleurs Plantes Jardins - - Sommaire -

Si­gni­fi­ca­tion, as­tuces dé­co, his­toire… Tout sur ce sym­bole du temps des Fêtes.

1 // GE­NÈSE D’UNE TRA­DI­TION

Il existe une mul­ti­tude de théo­ries quant à l’ori­gine du sa­pin de Noël. Mais qu’il soit ques­tion des an­tiques cou­tumes égyp­tiennes, chi­noises, juives, celtes, mu­sul­manes ou chré­tiennes, toutes ont un point com­mun : sa si­gni­fi­ca­tion. En ef­fet, peu im­porte l’époque, la cul­ture ou le con­tinent, tous ont fait de l’épi­céa ou du sa­pin un arbre de l’en­fan­te­ment, de la re­nais­sance et de la vie éter­nelle.

2 // LA BÊTE DE NOËL

Ap­pa­rus en Al­le­magne au 19e siècle, les pre­miers sa­pins ar­ti­fi­ciels étaient de pe­tite taille et faits de plumes d’oie teintes en vert. Ex­por­tés aux États-Unis en 1913, ils sont rem­pla­cés en 1930 par d’autres faits de poils d’ani­maux tein­tés de vert et fa­bri­qués par la so­cié­té amé­ri­caine Ad­dis Brush Com­pa­ny.

3 // MON FAUX SA­PIN !

Le sa­pin ar­ti­fi­ciel est une al­ter­na­tive au sa­pin na­tu­rel. Pour plu­sieurs, dont les ci­ta­dins, c’est sou­vent une so­lu­tion plus éco­no­mique (à long terme), plus pra­tique et moins sa­lis­sante. Tou­te­fois, ce choix est tout sauf éco­lo­gique et son im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment est beau­coup plus im­por­tant que ce­lui d’un arbre na­tu­rel. Ain­si, une étude por­tant sur l’ana­lyse du cycle de vie des sa­pins de Noël ré­vèle qu’un arbre ar­ti­fi­ciel de­vra être uti­li­sé pen­dant au moins 20 ans pour avoir aus­si peu d’im­pact sur l’en­vi­ron­ne­ment qu’un arbre na­tu­rel. Elle nous ap­prend éga­le­ment qu’un arbre ar­ti­fi­ciel émet en­vi­ron 8 kg de GES par an­née contre 3 kg pour un sa­pin na­tu­rel.

4 // ÉVO­LU­TION DES DÉ­CO­RA­TIONS

Au 11e siècle, des pommes rouges co­mes­tibles sym­bo­li­sant l’arbre du pa­ra­dis or­naient l’arbre de Noël. À par­tir du 14e siècle, on y ajoute confi­se­ries et pe­tits gâ­teaux et, un siècle plus tard, des pa­piers co­lo­rés, des ru­bans et même de pe­tites pou­pées de chif­fon. Aux 17e et 18e siècles naissent les pre­miers sa­pins illu­mi­nés par des co­quilles de noix rem­plies d’huile et do­tées de mèches flot­tantes, des chan­delles souples nouées au­tour des branches ou des bou­gies. Ces der­nières, sou­vent au nombre de 12 pour chaque mois de l’an­née, étaient fixées au moyen de cire ou d’épingles. Ce n’est qu’au 19e siècle qu’ap­pa­raissent les guir­landes élec­triques.

5 // À VOTRE AGENDA

Se­lon la tra­di­tion chré­tienne, l’arbre de Noël ne doit pas être éri­gé avant la veille de Noël, le 24 décembre, et doit être en­le­vé douze nuits après, le 6 jan­vier, pour l’Épi­pha­nie.

6 // UNE ÉTOILE EST NÉE

L’astre qui coiffe nos sa­pins de­puis le 14e siècle rap­pelle aux chré­tiens l’étoile de Beth­léem qui gui­da les rois mages Gas­pard, Mel­chior et Bal­tha­zar vers la crèche. Tra­di­tion­nel­le­ment, c’est l’en­fant le plus jeune de la fa­mille

qui doit l’ins­tal­ler au som­met de l’arbre.

7 // ES­SENCES DE SA­PIN

Au Ca­na­da, on uti­lise sur­tout le sa­pin bau­mier ( Abies bal­sa­mea), au par­fum fort ap­pré­cié, ou le sa­pin Fra­ser ( A. fra­se­ri), moins odo­rant mais qui conserve mieux ses épines. En Eu­rope, c’est sur­tout le sa­pin de Nor­man ( A. nor­man­nia­na) qui do­mine le mar­ché. Dans l’hé­mi­sphère sud, les arbres de Noël re­vêtent une ap­pa­rence plus es­ti­vale. Ain­si, en Nouvelle-Ca­lé­do­nie, on uti­lise par­fois de pe­tits pins co­lon­naires tan­dis qu’en Nouvelle-Zé­lande, c’est le po­hu­tu­ka­wa, aux ma­gni­fiques fleurs rouges

et brillantes pen­dant les Fêtes.

8 // L’AÏEUL

Ache­té en 1886 par l’ar­rière-grand-tante de Paul Par­ker, un ré­si­dant de Wilt­shire, en An­gle­terre, ce sa­pin d’une hau­teur de 30 cm re­prend du ser­vice chaque mois de décembre de­puis 125 ans. Après sa mère Ja­net, qui en a per­pé­tué la tra­di­tion pen­dant six dé­cen­nies, c’est main­te­nant à M. Par­ker de re­prendre le flam­beau.

9 // GÉANT !

Le sa­pin de Noël de Gub­bio, au centre de l’Ita­lie, est consi­dé­ré de­puis 1991 comme le plus grand du monde. Éten­du à flanc de col­line, il pré­sente une hau­teur maxi­male de 750 m, une lar­geur de 450 m, est com­po­sé de cen­taines de lu­mières

co­lo­rées connec­tées par 12 200 m de câbles élec­triques et est sur­mon­té d’une

su­perbe étoile fi­lante blanche.

10 // VIVE LA

TREEGONOMETRY

La dé­co­ra­tion de votre sa­pin semble

dés­équi­li­brée? Des étu­diants de l’uni­ver­si­té de Shef­field, en An­gle­terre, ont dé­ve­lop­pé des for­mules ma­thé­ma­tiques propres à vous ai­der : nombre de boules = (ra­cine car­rée (17)/20) x (h en cm); lon­gueur des guir­landes = 13 /8x h en cm; lon­gueur des guir­landes élec­triques = x hau­teur en cm; dia­mètre de l’étoile = (h en cm)/10. Heu­reu­se­ment qu’on a les maths de Noël !

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