« MON PRE­MIER CONSEIL : NE PAS SE DÉ­COU­RA­GER. »

Fleurs Plantes Jardins - - Culture - Brian Don­nel­ly

MON PRE­MIER BON­SAÏ

Il est pos­sible d’ache­ter un arbre dé­jà prêt et de trou­ver dans des livres et sur in­ter­net l’in­for­ma­tion dont on a be­soin pour l’en­tre­te­nir. Mais pour s’ini­tier vé­ri­ta­ble­ment à l’art du bon­saï, rien ne vaut une for­ma­tion pour dé­bu­tant, dont la du­rée va­rie d’une jour­née à une ving­taine d’heures. La plu­part des for­ma­tions don­nées au Qué­bec – comme celle of­ferte chez Bon­saï Gros-Bec par Ro­bert Smith – offrent un pre­mier arbre exo­tique avec le­quel l’étu­diant tra­vaille sous la su­per­vi­sion du pro­fes­seur et in­cluent des cours théo­riques sur les be­soins hor­ti­coles des bon­saïs et sur les as­pects es­thé­tiques de leurs com­po­si­tions (choix du pot, angle d’ob­ser­va­tion, etc.). « C’est un très bon point de dé­part, af­firme Brian Don­nel­ly. Par la suite, les ama­teurs peuvent faire par­tie d’un club où ils ren­contrent d’autres débutants, as­sistent à des confé­rences et par­ti­cipent à des ex­po­si­tions où une sec­tion leur est tou­jours ré­ser­vée. » De re­tour à la mai­son, un en­tre­tien quo­ti­dien est né­ces­saire. Chaque jour, il faut ins­pec­ter l’arbre afin de vé­ri­fier si la terre est suf­fi­sam­ment hu­mide, s’il y a des signes de ma­la­die ou si la terre a be­soin d’être fer­ti­li­sée. Se­lon sa crois­sance, il fau­dra éga­le­ment sor­tir l’arbre de son pot an­nuel­le­ment ou aux deux ans pour tailler les ra­cines, ce qui li­mite sa crois­sance et lui per­met de vivre dans son mi­lieu ré­duit. En­tre­temps, cer­taines ma­ni­pu­la­tions comme la taille des branches et des feuilles non dé­si­rées, la li­ga­ture (tech­nique qui consiste à mo­di­fier dé­li­ca­te­ment l’orien­ta­tion du tronc ou des branches en les re­cou­vrant d’un fil de cuivre ou d’alu­mi­nium) et la dé­fo­lia­tion (tech­nique qui consiste à cou­per toutes les feuilles d’un arbre pen­dant l’été pour for­cer l’arbre à en faire de plus pe­tites et aug­men­ter sa ra­mi­fi­ca­tion) doivent éga­le­ment être ef­fec­tuées. « Le bon­saï n’est pas un bi­be­lot, aver­tit Ro­bert Smith. En prendre soin nous met en re­la­tion avec la na­ture. C’est un acte d’une grande hu­mi­li­té. » Si les arbres peuvent vivre plu­sieurs di­zaines, voire plus d’une cen­taine d’an­nées lors­qu’ils sont dans les bonnes condi­tions, il est en re­vanche im­pos­sible de ga­ran­tir la du­rée de vie d’un bon­saï. « Mon pre­mier conseil aux nou­veaux adeptes est de ne pas se dé­cou­ra­ger : il faut ac­cep­ter l’éven­tua­li­té de perdre un arbre – ça nous ar­rive à tous –, mais en com­men­çant avec une va­rié­té moins dis­pen­dieuse, on se­ra moins dé­çu si ce­la ar­rive », conclut Brian Don­nel­ly.

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