LA JON­QUILLE

SI­GNI­FI­CA­TIONS, PRO­VE­NANCE, RE­CORD : CETTE BELLE DU PRIN­TEMPS DÉ­VOILE SES CHARMES EN 10 IN­FOS SÉ­RIEUSES… OU RI­GO­LOTES.

Fleurs Plantes Jardins - - Sommaire - Par Sophie Des­ro­siers

Pour mieux connaître cette fleur en or.

1 // SOUS UN FAUX NOM…

On ne le sait gé­né­ra­le­ment pas, mais le nom jon­quille est une ap­pel­la­tion ver­na­cu­laire qui dé­signe en fait un nar­cisse. Membre de la fa­mille des ama­ryl­li­da­cées, le nar­cisse se di­vise en plu­sieurs es­pèces et en des cen­taines de va­rié­tés hor­ti­coles. Sa flo­rai­son, qui va­rie du blanc au jaune, sur­vient tôt au prin­temps, mar­quant sou­vent le dé­but de la belle sai­son. No­tons que celles qu’on nomme jon­quilles – ha­bi­tuel­le­ment blanches au coeur jaune, orange ou toutes jaunes – sont as­sez par­fu­mées.

2 // IL ÉTAIT UNE FOIS

Dans la my­tho­lo­gie grecque, Nar­cisse était un très beau jeune homme qui re­je­ta avec mé­pris l’amour de la nymphe Echo. Pour le pu­nir, les dieux dé­ci­dèrent qu’il n’ai­me­rait plus que sa propre image. En se pen­chant au-des­sus d’une fon­taine pour y boire, Nar­cisse vit son re­flet dans l’eau. Per­du dans la contem­pla­tion de son jo­li mi­nois, il se noya et fut trans­for­mé… en fleur.

3 // CONTRE LE CAN­CER

L’in­ti­tia­tive « Le Mois de la jon­quille » – fleur sym­bole de force et de cou­rage – a lieu chaque an­née en avril. Il s’agit d’une cam­pagne nationale de col­lecte de fonds mise sur pied par la So­cié­té ca­na­dienne du can­cer. Celle-ci in­vite les Ca­na­diens à avoir une pen­sée pour tous ceux et celles qui luttent contre la ma­la­die ou qui ont mal­heu­reu­se­ment per­du leur com­bat, et à po­ser un geste : ache­ter des jon­quilles fraîches dans un des étals ins­tal­lés par la So­cié­té pen­dant cette pé­riode, faire un don en ar­gent ou en­core por­ter l’épin­glette jon­quille du­rant tout le mois en signe de so­li­da­ri­té.

4 // NOCES DE JON­QUILLE

Parce qu’elle rap­pelle le re­nou­vel­le­ment et les plai­sirs simples, la jon­quille a été élue es­pèce sym­bo­lique du dixième an­ni­ver­saire de ma­riage. De plus, par son par­fum frais et sub­til, elle re­pré­sente aus­si l’amour et la che­va­le­rie. Et pour cou­ron­ner le tout, on dit que si l’on offre un bou­quet de jon­quilles, le bon­heur est as­su­ré... Que de­man­der de plus ?

5 // AN­NON­CEZ LE PRIN­TEMPS !

Dans plu­sieurs pays eu­ro­péens, cette fleur jaune est non seule­ment as­so­ciée au prin­temps, mais aus­si aux fêtes de Pâques. C’est que le nom al­le­mand de la fleur, Os­ter­glocke, si­gni­fie lit­té­ra­le­ment « clo­chette de Pâques ».

6 // Y A DE L’ES­POIR ?

Les fleu­ristes vous di­ront que la jon­quille tra­duit la lan­gueur

d’amour, de dé­sir, et qu’elle ex­prime une at­tente.

7 // CHANCE

Chez les Chi­nois, une lé­gende pré­tend que for­cer un bulbe de jon­quille à fleu­rir pen­dant le Nou­vel An por­te­ra chance à votre fa­mille. C’est un peu la même chose au Pays de Galles, où une croyance veut que la per­sonne qui aper­çoit la pre­mière jon­quille de la sai­son au­ra une an­née pleine

de ri­chesses !

8 // PRU­DENCE

La jon­quille contient des

com­po­sés chi­miques pa­ra­ly­sants, par­fois même

ur­ti­cants pour cer­taines per­sonnes. Ses fleurs, feuilles et tiges sont dan­ge­reuses, mais c’est le bulbe qui est la par­tie la plus toxique de cette plante, tant pour les ani­maux que pour les hu­mains. Il peut en ef­fet cau­ser des in­flam­ma­tions dou­lou­reuses comme la der­mite. D’autre part, le par­fum de la jon­quille peut s’avé­rer fort ca­pi­teux et plu­tôt en­dor­mant chez cer­tains in­di­vi­dus. Si bien que la pré­sence d’un bou­quet de nar­cisses jaunes dans

une pièce close est dé­con­seillée.

9 // LE PLUS GROS BOU­QUET DU MONDE

En 1997, 400 ha­bi­tants de Saint-Ber­nard, un vil­lage de la ré­gion Rhô­neAlpes, en France, ont en­tre­pris de plan­ter 220 000 jon­quilles dans le parc du châ­teau de la pe­tite mu­ni­ci­pa­li­té. Le prin­temps sui­vant, 87 000 de ces fleurs ont ser­vi à com­po­ser le plus grand ta­bleau flo­ral du monde ins­crit au Livre Guin­ness des re­cords. L’image ain­si créée re­pré­sen­tait une oeuvre de

Mau­rice Utrillo in­ti­tu­lée Mou­lin de la ga­lette.

10 // POI­REAU, JON­QUILLE :

MÊME COM­BAT

En l’hon­neur de leur saint pa­tron Da­vid, les Gal­lois ar­borent un poi­reau le 1er mars. L’ori­gine de ce sym­bole re­monte à une ba­taille qui se dé­rou­la dans un champ de poi­reaux, où saint Da­vid conseilla à ses troupes de s’en mu­nir pour se dis­tin­guer de leurs as­saillants. Ce fut une grande vic­toire gal­loise. De nos jours, le poi­reau – cen­hi­nen, en gal­lois – est rem­pla­cé par la jon­quille (plus poé­tique) qui porte presque le même

nom : cen­hi­nen Be­dr.

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