UN SUC­CÈS GA­RAN­TI!

AVEC SES LONGUES TIGES BIEN DROITES ET SES FLEURS ÉBLOUIS­SANTES, ON POUR­RAIT CROIRE QU’ELLE EST DI­VA, L’AMA­RYL­LIS. MAIS C’EST SANS COMP­TER SA NATURE FA­CILE ET CONCI­LIANTE.

Fleurs Plantes Jardins - - Sommaire - Par Lar­ry Hodg­son

Avec ses longues tiges bien droites et ses fleurs éblouis­santes, on pour­rait croire qu’elle est di­va, l’ama­ryl­lis. C’est sans comp­ter sa nature fa­cile et conci­liante.

Peu de plantes sont aus­si fa­ciles à faire fleu­rir que l’ama­ryl­lis (Hip­peas­trum

spp). Comme ses bou­tons flo­raux sont dé­jà pré­sents dans le bulbe lors de l’achat, il suf­fit de leur of­frir un mi­ni­mum de soins et, en­vi­ron huit se­maines après les avoir plan­tés, de belles fleurs éclosent. Ré­sul­tat: de grosses fleurs en trom­pette me­su­rant jus­qu’à 20 cm de dia­mètre, por­tées par une tige épaisse. De plus, la gamme des cou­leurs est large: rouge, rose, sau­mon, blanc, pourpre, vert et jaune. Plu­sieurs culti­vars sont même bi­co­lores. Le tout à par­tir d’un bulbe de taille, elle aus­si im­pres­sion­nante. Certes, la flo­rai­son ne dure que deux se­maines, mais ça en vaut la peine. Les ama­ryl­lis ar­rivent sur le marché au mi­lieu de l’au­tomne, spé­cia­le­ment pré­pa­rées pour fleu­rir au temps des fêtes. Il suf­fit de mettre le bulbe dans un pot — de 2 à 5 cm plus large que le bulbe lui-même — et de le rem­plir jus­qu’à moi­tié de ter­reau pour plantes d’in­té­rieur. Il faut prendre soin d’éta­ler les ra­cines dans tous les sens et de com­bler de ter­reau l’es­pace entre le bulbe et le pot de fa­çon à ce que la moi­tié in­fé­rieure du bulbe soit en­ter­rée, mais que la moi­tié su­pé­rieure soit ex­po­sée. Le bulbe doit se te­nir so­li­de­ment dans son conte­nant, être bien ar­ro­sé, et le tout pla­cé dans un en­droit éclai­ré. Quelques jours plus tard, la tige com­men­ce­ra sa mon­tée spec­ta­cu­laire. Il ne faut ar­ro­ser que lorsque le ter­reau com­mence à s’as­sé­cher.

APRÈS LA FLO­RAI­SON

Si faire fleu­rir une ama­ryl­lis est fa­cile la pre­mière fois, la deuxième né­ces­site plus de doig­té. Les pouces verts trou­ve­ront tou­te­fois du plai­sir à re­le­ver le dé­fi.

Après la pre­mière flo­rai­son, il faut sup­pri­mer la tige. Le bulbe est dé­sor­mais net­te­ment plus pe­tit qu’au mo­ment de l’achat. Pour qu’il re­fleu­risse l’an­née sui­vante, il doit gros­sir de nou­veau. Comme il se re­vi­gore à la lu­mière, il est in­dis­pen­sable de le pla­cer à un en­droit très en­so­leillé et de le fer­ti­li­ser à chaque ar­ro­sage, avec un en­grais so­luble tout usage (la moi­tié de la dose re­com­man­dée suf­fit). Au mois de sep­tembre, on cesse les ar­ro­sages et les fer­ti­li­sa­tions. Cer­taines ama­ryl­lis (no­tam­ment H. pa­pi­lio et ses hy­brides) res­te­ront vertes toute l’an­née, mais la plu­part per­dront leur feuillage. Dans les deux cas, il faut gar­der le bulbe au sec, dans son pot, pen­dant deux à trois mois, dans un en­droit frais (mais pas en des­sous de 10 °C). Lors­qu’une nou­velle tige ou des feuilles com­mencent à ap­pa­raître, re­pla­cer le bulbe à l’en­droit ini­tial et re­prendre ar­ro­sages et fer­ti­li­sa­tions. Si tout se passe bien, le bulbe re­fleu­ri­ra ra­pi­de­ment. En ré­pé­tant ce cycle an­nuel­le­ment, l’ama­ryl­lis peut don­ner de belles fleurs pen­dant plu­sieurs dé­cen­nies.

‘APPLE BLOS­SOM’

‘LI­MA’

H.

‘MINERVA’

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