«TOUT CE QUI VIENT AVEC LE COEUR EST AP­PE­LÉ À RÉUS­SIR»

Fugues - - Place Au Village -

Cer­tains ne ver­ront que la bou­tique Mou­lin Rose qui a fer­mé ses portes à la fin du mois de jan­vier. Ils né­gli­ge­ront de voir qu’un autre lo­cal re­prend vie, soit au 1359, de la rue Sainte-Ca­the­rine Est très pré­ci­sé­ment. C’est un jeune homme, oui, jeune puis­qu’il n’a que 19 ans, qui se lance en af­faires pour ou­vrir l’Es­pace Scu­de­ri ! Na­than A. Scu­de­ri, c’est le nom du­dit jeune homme, y im­plante en ef­fet une ga­le­rie d’art, une sorte de mi­ni «mai­son de la culture» afin d’ap­puyer les ar­tistes émer­gents et d’y te­nir une foule d’ac­ti­vi­tés. Éner­gique, dy­na­mique, sty­lé, ges­ti­cu­lant en bon ita­lien d’ori­gine si­ci­lienne, M. Scu­de­ri dé­sire re­don­ner au Vil­lage ce que ce quar­tier lui a don­né en terme d’iden­ti­té…

Comme on l’a vu au cours des der­niers mois, oui, on peut dé­plo­rer la perte de cer­tains éta­blis­se­ments, en res­tau­ra­tion sur­tout, mais d’autres pro­prié­taires ont dé­ci­dé d’in­ves­tir dans le sec­teur comme Pas­cal Le­febvre à la ta­verne Le Nor­man­die, ou en­core Jo­ce­lyn Roy, de l’Aigle Noir, qui a ou­vert le res­tau­rant Le Ples­sis. On no­te­ra au pas­sage que l’homme d’af­faires Pe­ter Ser­ga­kis a mis en­vi­ron un mil­lion de dol­lars pour l’agran­dis­se­ment et l’em­bel­lis­se­ment de la Sta­tion des Sports… Il ne faut pas ou­blier Mi­chel Ga­dou­ry qui a rénové, pa­tiem­ment, son bar Le Stud, au coin de Sainte-Ca­the­rine et de Pa­pi­neau… Plu­sieurs com­merces ont élu do­mi­cile sur Am­herst, éga­le­ment, de­puis un an en­vi­ron – comme le tout der­nier né, un ca­fé res­tau­rant ap­pe­lé Clai­re­ment Bon – et ce, au mo­ment même, où c’est une vé­ri­table hé­ca­tombe sur la rue SaintDe­nis…

«Pour l’es­pace ga­le­rie, l’idée qui la sous-tend est très simple, c’est l’ap­pui aux ar­tistes émer­gents, que ce soit en arts vi­suels, ci­né­ma, etc. Je ne com­pre­nais pas pour­quoi il n’y avait pas quelque chose pour ve­nir en aide aux ar­tistes émer­gents, pour les dif­fu­ser et, par­tant de là, c’est ça que j’ai vou­lu faire ici», ex­plique Na­than A. Scu­de­ri.

Mais pour­quoi in­ves­tir dans le Vil­lage gai alors que cer­tains pensent que le Vil­lage c’est ter­mi­né, qu’il se meurt ? «Parce que c’est là que se trouve la com­mu­nau­té ex­tra­ver­tie de Mon­tréal, que s’y re­trouve qu’on le veuille ou non la com­mu­nau­té gaie de Mon­tréal et la culture de la nuit, elle, res­te­ra tou­jours dans le Vil­lage. J’ai dé­jà par­ti­ci­pé à des évé­ne­ments, des ac­ti­vi­tés, des ex­po­si-

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