MA­RI-MAI SPEC­TACLE D’OU­VER­TURE DE FIER­TÉ

MON­TRÉAL EST FIÈRE, LE 11 AOÛT 2017

Fugues - - Sommaire - OLI­VIER GAGNON

Avec AA­ve­cec la te­nue ten­te­nuee de Fier­té Ca­na­da cette an­née du­rant ddu­ran­trant notre Pride mon­tréa­laise, il va sans dire que la soi­rée d’ou­ver­ture se­ra l’une de celles que les fes­ti­va­liers at­ten­dront avec im­pa­tience. Nom­mée Mon­tréal est fière, cette grande fête se­ra ani­mée par l’homme qua­si-or­chestre Gré­go­ry Charles et réuni­ra sur scène de nom­breux ta­lents d’ici, dont Ka­rim Ouel­let, Mar­tha Wain­wright, Pa­trice Mi­chaud, Guy­laine Tan­guay, Claude Bé­gin, Matt Ho­lu­bows­ki et les Ju­melles Barabé. Il s’agi­ra éga­le­ment du re­tour sur scène pour la nou­velle ma­man Ma­rie-Mai, qui te­nait de­puis dé­jà plu­sieurs an­nées à par­ti­ci­per au spec­tacle. Fugues a pro­fi­té de l’oc­ca­sion pour dis­cu­ter avec elle pour une pre­mière fois de di­ver­si­té et de mu­sique. Tout d’abord, mer­ci de prendre quelques mi­nutes de ton temps – je sais que tu es route vers le pi­lote de la nou­velle sai­son de «La Voix ju­nior»! Peux-tu nous par­ler de l’im­por­tance que ce genre d’évé­ne­ment re­vêt pour toi?

Oh my God!… Je pense que dans ma car­rière, c’est ce qui me tient le plus à coeur, c’est le plus im­por­tant – cé­lé­brer qui l’on est à 100%. Je fais mon mé­tier pour les jeunes, les moins jeunes, les gars, les filles, et pour moi, faire un spec­tacle comme ce­lui-là, c’est vrai­ment cé­lé­brer qui l’on est. C’est aus­si en­voyer un mes­sage à la pro­chaine gé­né­ra­tion: vivre sa vraie iden­ti­té est la chose la plus belle au monde et il faut crier haut et fort qu’on est fiers d’être qui l’on est.

On sait dé­jà que tu fe­ras quelques pièces du­rant le spec­tacle – comment t’y pré­pares-tu en ce mo­ment ?

J’ai vrai­ment en­vie de m’écla­ter sur scène, de faire de ce spec­tacle-là un évé­ne­ment dont les fans et les moins fans se rap­pel­le­ront long­temps et qui les fe­ra tri­per. Je mets beau­coup d’éner­gie sur la re­cherche de mon cos­tume de scène... je veux quelque chose d’ou­tra­geux, je veux que ce soit vrai­ment écoeu­rant! Mu­si­ca­le­ment, c’est une op­por­tu­ni­té de faire quelque chose d’un peu dif­fé­rent, de pous­ser ma per­for­man­cef per­for­mance plusl plus lloi­ni loin et de créer une tran­si­tion dans mon style mu­si­cal en don­nant au pu­blic un aper­çu de la di­rec­tion que je prends en ce mo­ment.

Quelques chan­sons par­mi ton ré­per­toire – «Dif­fé­rents» et «Ai­mer comme toi» – peuvent être clai­re­ment re­liées à la cause LGBT; qu’en re­tires-tu au­jourd’hui?

C’était im­por­tant pour moi de mettre une voix sur ça, sur­tout pour la pro­chaine gé­né­ra­tion. C’est beau­coup plus «ac­cep­té» der­niè­re­ment – je n’aime pas le mot parce que ça ne de­vrait pas être une ac­cep­ta­tion, ça de­vrait être une éga­li­té – , mais mon but, c’est que ce soit une nor­ma­li­té. Vivre sa vraie iden­ti­té est la seule fa­çon dont on de­vrait vivre sa vie, il ne de­vrait pas y en avoir d’autres. En met­tant ça en chan­sons et en in­sis­tant sur le fait qu’être dif­fé­rents, c’est ce qui nous rend beaux, je sens que je mets un peu de po­si­ti­visme au­tour de moi et que j’en­voie un mes­sage qui va du­rer pour des an­nées.

Est-ce que l’ho­mo­sexua­li­té est un su­jet dont tes fans dis­cutent avec toi lors­qu’ils te ren­contrent?

Oui – j’ai plu­sieurs fans qui sont plus jeunes et qui se dé­couvrent, qui sont ve­nus me voir et qui m’ont dit: «À tra­vers les pa­roles de tes chan­sons, je me suis as­su­mé, j’ai fait mon co­ming out, j’ai par­lé à mes pa­rents…». Je me dis que si je peux avoir lais­sé cette em­prein­te­là, ma car­rière est com­plète, je pour­rai vivre avec le bon­heur d’avoir pu ai­der les autres à tra­vers ce que je fais, à tra­vers ma mu­sique.

On t’a vu ré­cem­ment en stu­dio… doit-on sur­veiller une sor­tie bien­tôt?

Ce qui est bien, c’est que je n’ai pas de date pré­cise pour le lan­ce­ment d’un al­bum! J’ai du fun en stu­dio, j’es­saie de me re­dé­fi­nir en tant qu’ar­tiste, de re­dé­fi­nir ma mu­sique. Je sou­haite créer un uni­vers mu­si­cal qui me res­semble au­jourd’hui, en 2017, avec mon pas­sé, avec le fu­tur aus­si. Je tra­vaille avec des gens d’ici, mais éga­le­ment avec des pro­fes­sion­nels de Suède, de Ca­li­for­nie, qui ne me connaissent

pas, qui n’ont au­cune idée pré­con­çue de ce que je de­vrais faire mu­si­ca­le­ment. On s’as­soit en­semble, on fait de la mu­sique, on s’amuse et on ver­ra ce que ça donne. C’est la pre­mière fois que j’ai cette ap­proche avec la mu­sique et c’est très ra­fraî­chis­sant.

Tu as men­tion­né à quelques re­prises que tu vas ailleurs avec ta mu­sique en ce mo­ment; est-ce stres­sant pour toi de chan­ger de style vis-à-vis de tes fans?

J’ai la chance d’avoir tou­jours fait ce que j’avais en­vie de faire mu­si­ca­le­ment… Avec Fred, on al­lait dans tous les sens: pop, rock, élec­tro et mon pu­blic m’a tou­jours sui­vi. En­core plus im­por­tant que ça, mon pu­blic a gran­di avec moi. Il y a eu une douce évo­lu­tion, j’ai évo­lué en même temps que mon pu­blic. Pour le pro­chain al­bum, ça risque d’être plus mar­qué, mais je suis confiante parce que j’ai la chance d’avoir un pu­blic ex­trê­me­ment fi­dèle. Ça ne m’in­sé­cu­rise pas, au contraire, ça m’ins­pire plu­tôt!

MON­TRÉAL EST FIÈRE pré­sen­té par Gre­go­ry Charles, avec Ma­rie-Mai , Ka­rim Ouel­let, Mar­tha Wain­wright, Ma­ra Trem­blay, Dan Bi­gras, Da­mien Ro­bi­taille, Pa­trice Mi­chaud, Lyn­da Tha­lie, Éli­sa­pie, Guy­laine Tan­guay, Claude Bé­gin, Pascale Pi­card, Matt Ho­lu­bows­ki et les Ju­melles Barabé. VEN­DRE­DI 11 août 2017, à 20h30, au Parc des Fau­bourgs. ÉVÉ­NE­MENT GRA­TUIT avec ad­mis­sion libre! Seuls les billets pour la zone VIP sont payants (200$), mais ils in­cluent un ser­vice de ba­rou­vert (en plus de don­ner ac­cès à la zone VIP de la Place Émi­lie-Ga­me­lin).

MA­RIE-MAI KA­RIM OUEL­LET

MA­RA TREM­BLAY CLAUDE BÉ­GIN MAR­THA WAIN­WRIGHT

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