CLUBBING : LE DIS­TRICT VI­DEO LOUNGE

Fugues - - Sommaire - A.C. PASSIOUR

Le 6 juillet der­nier, on se pres­sait au por­tillon pour ve­nir voir cette nou­veau­té dans le Vil­lage gai de Mon­tréal. Un nou­veau bar qui ouvre dans le sec­teur, c’est in­ha­bi­tuel et ce­la attire les re­gards. On n’avait pas vu ce­la de­puis l’ou­ver­ture du Re­nard l’an pas­sé. Dé­cor ur­bain de murs de briques, de bois, de tables et ta­bou­rets tout en hau­teur, bar qui fait presque toute la lon­gueur du club, bref, on est dans l’ac­tuel. De grands écrans dif­fusent des vi­déos clips qui sont l’apa­nage de ce lieu. Les di­vers cock­tails et consom­ma­tions s’alignent sur la carte, dont cer­tains sont des re­cettes "mai­son", pour plaire à une clien­tèle va­riée. Les deux co­pro­prié­taires du lieu étaient pra­ti­que­ment aux anges de voir leur éta­blis­se­ment rem­pli dès la pre­mière heure d’ou­ver­ture le 6 juillet. Le lo­cal de l’an­cienne lu­net­te­rie De Vi­su re­naît ain­si avec une toute nou­velle vo­ca­tion.

«Je vou­lais avoir un nou­veau dé­fi et mon chum [Vincent Bru­neau] aus­si dé­si­rait qu’on se lance dans un autre bar. On y a pen­sé du­rant quelques an­nées. J’ai eu ré­cem­ment l’op­por­tu­ni­té d’ac­qué­rir l’édi­fice où était si­tué De Vi­su. Mais on ne vou­lait pas faire n’im­porte quoi non plus. On vou­lait quelque chose pour que les per­sonnes seules puissent avoir un en­droit in­té­res­sant et plai­sant pour pou­voir se par­ler ou pour prendre un verre en re­gar­dant des vi­déos sans qu’elles se sentent ex­clues, donc on a pen­sé à ce concept», ex­plique Dan­ny Jo­bin qui est éga­le­ment le pro­prié­taire du Club Date. Ain­si, Vincent Bru­neau et Dan­ny Jo­bin consti­tuent

le duo de co­pro­prié­taires de cette toute nou­velle offre de sor­ties dans le Vil­lage…

Ban­quette à l’ar­rière de l’es­pace, lustres au pla­fond, teintes de gris fon­cé, bois sombre et chaud, toi­lettes ori­gi­nales: on est dans un dé­cor ré­so­lu­ment in­dus­triel. «Nous sommes par­tis de zé­ro pour la dé­co­ra­tion puis­qu’il fal­lait tout trans­for­mer. C’est Vincent qui a conçu le dé­cor et qui s’est ajus­té aux goûts de cha­cun pour en faire un bel es­pace», dit Dan­ny Jo­bin.

«Le concept était d’avoir des vi­déos mu­si­cales des an­nées 1990 jus­qu’à main­te­nant, évi­dem­ment, avec beau­coup de variétés. On a en dé­jà pour des cen­taines d’heures de pro­gram­ma­tion», com­mente en­core Dan­ny Jo­bin.

Bon... et la bois­son? Rien qu’à voir les bou­teilles qui s’alignent sur les ta­blettes der­rière le comp­toir du bar presque jus­qu’au pla­fond, on com­prend vite que les pro­duits sont nom­breux et qu'ils plai­ront aux ama­teurs. Du cham­pagne aux di­verses vod­kas, gins, scotchs et whis­kys sans ou­blier les bières – y com­pris celles de la mai­son Ar­chi­bald – il y a de quoi s’échauf­fer la gorge! «Nous avons des drinks si­gna­tures du Dis­trict, des mar­ti­nis, des bulles al­lant de l’abor­dable au plus haut de gamme!», sou­ligne Dan­ny Jo­bin qui a été bar­man au Stock Bar du­rant 20 ans en plus d’oeu­vrer au sein du Club Date de­puis 34 ans. Les consom­ma­tions portent des noms as­sez ori­gi­naux comme Kool Aid (avec, entre autres, du South-

ern Com­fort), Bon Voyage (avec de la te­qui­la et de l’ama­ret­to), But­ters­cotch Co­la­da (qui com­prend du But­ters­cotch Whis­key) ou en­core le Gin Con­combre Dis­trict avec son goût ra­fraî­chis­sant de con­combre… Il y a sept consom­ma­tions si­gna­tures en tout!

Très à la mode, on offre aus­si des plats à par­ta­ger et qui dé­passent les éter­nels na­chos au fro­mage. Des olives au pain naan et cho­ri­zo en pas­sant par des as­siettes de fro­mage ou de char­cu­te­rie de Ga­spor (por­ce­let de lait), ou des tar­tares de boeuf et de sau­mon ou même des ham­bur­gers de Ga­spor, le choix y est… «C’est de la nour­ri­ture simple pour ac­com­pa­gner les bois­sons et avoir du plai­sir», note Dan­ny Jo­bin.

En dis­cu­tant avec Dan­ny Jo­bin, la conver­sa­tion glisse sur le su­jet de son men­tor, Ri­chard Bu­reau, l’ex-pro­prié­taire du Club Date dé­cé­dé l’an pas­sé. «C’est lui qui m’a don­né une chance dans ma vie, je lui dois beau­coup, son dé­cès en juillet 2016 fut une très grande perte pour moi, il m’a tout ap­pris [sur la ges­tion d’un bar] et c’est grâce à lui si je suis de­ve­nu le pro­prié­taire du Date. Et, au­jourd’hui, je com­mence une nou­velle aven­ture avec le Dis­trict!», conclut Dan­ny Jo­bin.

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