TOUTES LES RAI­SONS DE S’EN­THOU­SIAS­MER

Fugues - - Culturel - YVES LA­FON­TAINE

Centre de créa­tion et de dif­fu­sion na­tio­nal et in­ter­na­tio­nal, l’Usine C ré­vé­lait, cet été, cinq des spec­tacles qui fe­ront par­tie de la nou­velle sai­son 2017-2018. Le spec­tacle qui ou­vri­ra la sai­son de l’Usine C cette an­née, met en scène Oli­vier Py, met­teur en scène, ac­teur et di­rec­teur du Fes­ti­val d’Avi­gnon. Ce­lui-ci pré­sente, dans Les pre­miers adieux de Miss Knife, son al­ter-ego fé­mi­nin Miss Knife, une sul­fu­reuse chan­teuse qui ra­conte les pé­ri­pé­ties de sa vie d’ar­tiste à tra­vers ses chan­sons. L’évé­ne­ment se dé­rou­le­ra du 13 au 15 sep­tembre hors des murs de l’Usine, au ca­ba­ret du Lion d’Or, avec un groupe live. Il y au­ra un in­vi­té spé­cial, en la per­sonne de Ma­do La­motte... Avec sa pièce Last Night I Dreamt That So­me­bo­dy Loves Me, An­ge­la Kon­rad in­ter­ro­ge­ra, en oc­tobre, les rap­ports entre la culture du nar­cis­sisme et la quête du bon­heur en cher­chant à créer un lien di­rect entre des ré­flexions d’ordre phi­lo­so­phique et les chan­sons de la pop amé­ri­caine et de la brit-pop (dont celle du groupe The Smiths dont le titre de pièce s’ins­pire). De­nis La­va­lou, quant à lui, met­tra en scène, en no­vembre, le ro­man de Ja­vier Gu­tie­rez, Un si gen­til gar­çon, une oeuvre sur la culpa­bi­li­té, le be­soin d’af­fron­ter le pas­sé et l’im­pos­si­bi­li­té de le chan­ger. En fé­vrier 2018, Bri­gitte Haent­jens re­noue­ra avec son au­teur fa­vo­ri, Bernard-Ma­rie Kol­tès, en adap­tant le clas­sique Dans la So­li­tude des champs de co­ton, où au coeur de la nuit, deux hommes se croisent au ha­sard d’un dé­tour et en­gagent un com­bat de mots et d’idées. Ce duel qui cache tout l’élan et le dé­sir que cha­cun ré­prime envers l'autre se­ra in­car­né par deux acteurs d’ex­cep­tion : Sé­bas­tien Ri­card, com­plice ar­tis­tique de longue date de Bri­gitte Haent­jens, et Hugues Frenette, ac­teur qui brille sur les scènes de Qué­bec et que Haent­jens avait dé­jà di­ri­gé dans An­ti­gone. Plus tard, en avril, l’Usine C pré­sen­te­ra le tra­vail de l’in­con­tour­nable dan­seur et cho­ré­graphe al­le­mand Rai­mund Ho­ghe (dra­ma­turge de Pi­na Bausch pen­dant dix ans), qui ques­tionne dans ses créa­tions les normes es­thé­tiques et la per­cep­tion du corps. La Valse de Ra­vel, com­po­sée en 1920, porte en elle toutes les contra­dic­tions de son époque : gron­de­ments de fin du monde et eu­pho­rie de la mo­der­ni­té. Un ma­té­riau de choix pour le cé­lèbre cho­ré­graphe qui a dé­ci­dé d’en an­crer la par­ti­tion dans la tour­mente d’au­jourd’hui.

Des for­faits pour 3 ou 4 spec­tacles sont of­ferts sur la billet­te­rie en ligne de l’Usine C.

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