LIVRES : L’ANGE ACCOMPAGNATEUR

Fugues - - Sommaire - AN­DRÉ C. PASSIOUR

Peut-être avez-vous déjà lu un des ro­mans de l’au­teur Da­niel French? Peut-être ce nom vous dit quelque chose parce que, en 2017, son pre­mier ro­man, «L’eau des nuages», a été adap­té au théâtre par MarcAn­dré Ca­sa­vant et joué au Fes­ti­val Fringe ? Tou­jours est-il que cet écri­vain lan­ce­ra en sep­tembre son tout nou­veau bou­quin, Les vies d’anges où l’on aborde la thé­ma­tique de la mort, entre autres. « accompagnateur, pro­chain dé­cé­der Les­viesd’anges vers mois. les Son portes – un tra­vail oui, ange du le est jeu qui pa­ra­dis. d'ac­com­pa­gner de va mots suivre Mais est les l'his­toire vou­lu gens ces per­sonnes – qui ne est s'ar­rête vont l’his­toire qui mou­rir pas viennent d’un là dans ! ange Une de le femme ange accompagnateur qui ac­com­pagne et son elle père veut qui sa­voir est en qui fin il est. de vie On est va ca­pable connaître de la voir vie cet de cet ange et on ap­pren­dra que cet ange est un homme mort à Montréal en l'an 1885. Bien sûr, comme une confi­dence en at­tire une autre, la femme ra­con­te­ra aus­si son his­toire et celle de son père», ex­plique le sym­pa­thique Da­niel French. «L’ange gar­dien ra­conte sa vie avant sa mort en 1885, pour­suit l’au­teur. Il ne sa­vait pas qu’il était bi­sexuel, il avait ou­vert un sau­na. Il est ma­rié et il a quatre en­fants et en at­tend un 5e. Il a 23-24 ans. Mais il n’aime pas sa femme, il aime un autre homme gai. Ici, je me suis mis dans la peau du per­son­nage qui vi­vait dans cette époque où on n’avait pas la li­ber­té d’aujourd’hui et où les gens étaient obli­gés de se ma­rier et d’avoir des en­fants.» Mais pour­quoi par­ler de la mort dans ce ro­man-ci ? «Peut-être parce que j’ai peur de la mort ? Peut-être que c’est pour conju­rer le sort un peu et ap­pri­voi­ser ain­si la mort… Ma plus grande crainte c’est de mou­rir dans la souf­france sur­tout, donc peut-être est-ce pour adou­cir les choses que j’ai vou­lu écrire ce ro­man. Ce­la fai­sait une quin­zaine d’an­nées que j’avais cette idée-là de est pre­mier fé­mi­nin Mélanie gar­dien», étu­dié l’ange aus­si en et – une ro­man accompagnateur ci­né­ma. sou­ligne les­bien. le belle per­son­nage où re­la­tion C’est cet le per­son­nage au­teur un – et père/fille. genre va de in­dé­pen­dant vivre la de mort. prin­ci­pal thé­ra­pie Et avec c’est Le ro­man l’ange qui mon que est a At­ta­blés jase des bouquins, avec anec­dotes dans pas­sion des ex­pé­riences un de qu’il res­to ses ro­mans, du em­ma­ga­sine per­son­nelles Vil­lage, de ce Da­niel qui pour aus­si l’ins­pire, French ses qui teintent dans mes ro­mans. ma ses vie, écrits. alors Par exemple, ce­la «J’ai me vé­cu donne dans beau­coup QueDieu­te­pro- du ma­té­riel de choses pour tège co­lo­ca­taire. (pu­blié Eh en bien, 2017), c’est il y a ce une que his­toire j’ai vé­cu avec moi- un même en par­tie avec un co­lo­ca­taire qui était désa­gréable», dit-il. Il y a, éga­le­ment, les thèmes du VIH-si­da qui re­viennent, sur­tout dans les trois pre­miers ro­mans qui sont, en fait, une tri­lo­gie : L’eau­des­nuages (2014), En­tre­le­rose&le­noir (2015) et Mel­tingB­lueDe­li­cious (2016). «C’est im­por­tant de dis­cu­ter sur le VIH parce que cette ma­la­die a dé­vas­tée notre com­mu­nau­té à la fin des an­nées 1980 et au dé­but des an­nées 1990. Beau­coup de gens sont morts, ce fut une époque ter­rible. Mais, aujourd’hui, les jeunes n’ont pas conscience de ce qui s’est passé […]», sou­ligne-t-il. La Trembles. dis­cus­sion «Après bi­furque la pu­bli­ca­tion aus­si sur de un L’eau­des­nuages, in­ci­dent qui est sur­ve­nu une jour­na­liste à Pointe-aux- d’un jour­nal lo­cal m’avait in­ter­viewé. Je me rends dans une boutique quelques jours plus tard. Une femme me re­con­naît et m’aborde. Elle com­mence à m’en­gueu­ler parce que j’écris des ro­mans qui parlent d’ho­mo­sexua­li­té. Puis, elle me crache au vi­sage. Évi­dem­ment, je suis res­té sous le choc. Mais, cu­rieu­se­ment, cet in­ci­dent m’a en­cou­ra­gé en­core plus à par­ler d’ho­mo­sexua­li­té et de mettre de l’avant des per­son­nages LGBT dans mes ro­mans. Loin de me dé­cou­ra­ger, ce­la m’a sti­mu­lé en­core plus d’en dis­cu­ter puisque la dis­cri­mi­na­tion est en­core bien pré­sente dans notre so­cié­té», com­mente Da­niel French. beau­coup Da­niel French d'amis in­siste ar­tistes d’ailleurs et je pour crois en­cou­ra­ger que leurs des ta­lents ar­tistes mé­ritent vi­suels aus­si LGBT. d'être «J'ai vus. Mes pages cou­ver­tures sont des oeuvres de Jean Chaî­ney, Pa­tri­cia Kli­mov, Émi-lie Lé­ger et Sté­phane Le­blanc Or­niar­tho. Ce der­nier a fait d’ailleurs la page cou­ver­ture du ro­man Mel­tingB­lueDe­li­cious et du tout nou­veau Les­vies d'anges », pré­cise Da­niel French.

Le ro­man LES VIES D'ANGES se­ra dis­po­nible sous peu à la Li­brai­rie de Ver­dun et sur lu­lu.com.

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