LES DÉ­FIS PALPITANTS DE CLAU­DIA BOUVETTE

Celle qui in­carne Ra­phaëlle dans la po­pu­laire sé­rie Jé­ré­mie dis­cute avec nous de ses pro­jets d’ac­trice et de chan­teuse, mais aus­si de ses craintes et de ses pas­sions.

Full Fille - - Full Actuel - par Ma­rie-Eve

Tu en­tames les tour­nages de la troi­sième saison de Jé­ré­mie dans les sou­liers de Ra­phaëlle. Di­rais-tu que ton per­son­nage connaît une belle évo­lu­tion?

«Oui, c’est le fun de jouer un per­son­nage qui gran­dit. C’est la troi­sième an­née et j’ai hâte de sa­voir ce qui va lui ar­ri­ver. C’est in­té­res­sant d’avoir un rôle avec le­quel tra­vailler du­rant plu­sieurs sai­sons.»

As-tu des points en com­mun avec elle?

«Main­te­nant, on se res­semble beau­coup plus. En la jouant, j’ai mis mon grain de sel afin de la rendre moins in­tense et moins mé­chante. Je crois que ç’a peut-être in­fluen­cé les au­teurs pour la deuxième saison, puisque Ra­phaëlle était plus en­jouée et me res­sem­blait da­van­tage.»

On te connaît prin­ci­pa­le­ment grâce à la mu­sique, mais crois-tu avoir trou­vé au­tant ta voie dans le jeu?

«C’est cer­tain que le jeu est ar­ri­vé plus ré­cem­ment dans ma vie, tan­dis que la mu­sique était dé­jà là quand j’avais six ou sept ans. J’ai com­men­cé à jouer du vio­lon, puis j’ai été dans l’aca­dé­mie de mu­sique du­rant tout mon se­con­daire. J’ai tou­jours chan­té et joué de plu­sieurs ins­tru­ments. La mu­sique est donc ma zone de confort. Or, de­puis quelques an­nées, je me dé­couvre une nou­velle pas­sion pour le jeu d’ac­teur. On di­rait que je ne vois pas le temps fi­ler et j’ai en­core

« J’ai un peu le syn­drome de l’im­pos­teur »

de la dif­fi­cul­té à dire que je suis co­mé­dienne. J’ai un peu le syn­drome de l’im­pos­teur et je ne réa­lise pas que je pos­sède de l’ex­pé­rience. Mais je me fais de plus en plus confiance et je trouve ça tri­pant.»

Pour­quoi di­rais-tu que tu as le syn­drome de l’im­pos­teur?

«La plu­part de mes col­lègues font ce mé­tier de­puis qu’ils sont jeunes, tan­dis que dans mon cas, c’est ar­ri­vé comme un coup de chance. Ce do­maine m’a tou­jours in­té­res­sée, mais ce n’était pas quelque chose d’ac­ces­sible, se­lon moi. Je n’avais donc ja­mais in­ves­ti d’éner­gie là-de­dans. Quand c’est ar­ri­vé et que je me suis mise à faire de nou­velles au­di­tions, j’avais l’im­pres­sion de pas­ser de­vant d’autres ac­teurs qui se dé­vouaient de­puis long­temps à leur pas­sion. Tou­te­fois, après trois ou quatre ans, je crois en­fin avoir taillé ma place.»

As-tu d’autres pro­jets en tant qu’ac­trice cette an­née?

«J’ai ob­te­nu un rôle dans le film De l’amour pour Noël, réa­li­sé par So­phie Lorain. Mon per­son­nage, Noé­mie, est une em­ployée dans un ma­ga­sin de jouets. C’était ma pre­mière fois dans un long-mé­trage. Ça n’a pas tou­jours été fa­cile, mais les ren­contres que j’y ai faites n’ont pas de prix et je crois que le film se­ra vrai­ment beau.»

Par­lons mu­sique. Comment avance ton fu­tur al­bum?

«En ce mo­ment, je me concentre sur l’al­bum que j’ai co­écrit il y a quelques an­nées. Avec tous les chan­ge­ments dans ma vie concer­nant le jeu, j’ai dé­lais­sé mon disque. Ça fai­sait dé­jà trois ans que j’avais mis ce pro­jet en branle et je n’y avais pas re­tou­ché en­core. Mon ob­jec­tif est donc de re­plon­ger dans l’al­bum et de l’adap­ter à mon style d’au­jourd’hui, qui a évo­lué.»

On t’a connue grâce à l’émis­sion Mix­ma­nia. T’en fais-tu en­core par­ler?

«Je di­rais qu’on me parle au­tant de Jé­ré­mie que de Mix­ma­nia. Ça me rend tou­jours heu­reuse d’en par­ler, mais ça me fait d’au­tant plus plai­sir qu’on me re­con­naisse pour autre chose.»

Ta po­pu­la­ri­té ne cesse de gran­dir. Est-ce dif­fi­cile de gar­der une par­tie de sa vie pri­vée?

«Je t’avoue que je suis as­sez dé­con­nec­tée de tout ça. Je pu­blie des pho­tos de moi sur Ins­ta­gram, j’y mets des images que j’aime, mais je ne pu­blie pas beau­coup de trucs sur ma vie pri­vée. Tout ce qui est sur mon compte me re­pré­sente, mais je garde mon in­ti­mi­té, et ce, même si je suis su­per ou­verte à ré­pondre aux ques­tions et que j’ai une bulle ac­ces­sible.»

D’ailleurs, sur Ins­ta­gram, tu as pu­blié quelques pho­tos de voyage. Est-ce une pas­sion pour toi?

«Oui! Der­niè­re­ment, je n’ai pas beau­coup voya­gé, mais j’aime tel­le­ment ça! Si je pou­vais par­tir, je se­rais en ce mo­ment au Viet­nam. Ça fait un an que je dis que j’irai là-bas, mais mes en­ga­ge­ments m’ont re­te­nue ici. Mon frère s’y trouve pré­sen­te­ment pour une mis­sion hu­ma­ni­taire et il vou­lait que j’aille le re­joindre, mais je ne peux pas.»

Quel est ton voyage le plus mé­mo­rable?

«Pour la ma­gie de la pre­mière fois que ce pé­riple m’a ap­por­tée, je di­rais la Thaï­lande. Ç’a été un tour­nant dans ma vie de voya­geuse. Je suis par­tie avec mon amie et ma mère du­rant un mois, sur un coup de tête. Nous avons ache­té nos billets une se­maine seule­ment avant le dé­part. Et Dieu sait qu’en Asie, tu pla­ni­fies ton voyage as­sez à l’avance. Nous avons vé­cu au jour le jour et n’avons eu au­cune pé­ri­pé­tie. Tout est bien tom­bé et nous avons tou­jours trou­vé un toit pour dor­mir. Il y a aus­si mon voyage en Ir­lande qui est mé­mo­rable, puisque c’était mon pre­mier sans mes pa­rents.»

Tu par­ti­cipes au Ren­dez-vous pan­qué­bé­cois de Se­con­daire en spec­tacle en juin. Avais­tu dé­jà pris part à ce genre de spec­tacle?

«Oui, et ç’a contri­bué à la rai­son pour la­quelle je fais de la mu­sique au­jourd’hui. J’ai par­ti­ci­pé à Se­con­daire en spec­tacle en pre­mière se­con­daire et c’était ma pre­mière pres­ta­tion de­vant un pu­blic. Je vou­lais mou­rir! Je ne vou­lais pas par­ti­ci­per, mais j’ai vain­cu ma peur et ç’a été un coup de coeur. J’ai en­suite pris part à toutes les autres édi­tions.»

As-tu en­core le trac au­jourd’hui de­vant le pu­blic?

«C’est sûr que oui, sur­tout que ça fait long­temps que je n’ai pas chan­té sur scène. Je se­rais ner­veuse, car j’au­rais l’im­pres­sion d’être rouillée. Mais l’éner­gie de la foule fait du bien, donc je me sens bien sur scène.»

Quel conseil don­ne­rais-tu à un jeune qui dé­sire être ar­tiste?

«Je lui di­rais qu’il y a beau­coup de ta­lents, trop même pour ce mi­lieu contin­gen­té. Il faut donc tra­vailler mille fois plus fort que les autres, car c’est ce qui va faire la dif­fé­rence. Il y a tel­le­ment de gens doués et cha­ris­ma­tiques, on doit se dé­mar­quer.»

Pe­tit chan­ge­ment ca­pil­laire pour Clau­dia, qui vou­lait adop­ter un nou­veau style entre les tour­nages.

Cet hi­ver, Clau­dia s’était don­né comme mis­sion d’avan­cer le plus pos­sible son al­bum, qu’elle a mis sur la glace ces der­niers temps.

On craque pour son pe­tit chien! e tt o c ar M d n lla o R c vi o d Lu : o t o h P

La co­mé­dienne est heu­reuse de consta­ter que Ra­phaëlle, son per­son­nage dans Jé­ré­mie, a évo­lué au fil des sai­sons.

m ra g a st n I : o t o h P

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